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 There's something 'bout love that breaks your heart || GABRIEL

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MessageSujet: There's something 'bout love that breaks your heart || GABRIEL   Dim 3 Juin - 18:58


There's something 'bout love that breaks your heart

Feat Gabriel & Grayson


La journée avait été des plus éprouvantes pour moi. Même si je prenais le pli d'accompagner l'équipe de scientifiques sur le terrain, ils n'en faisaient bien souvent qu'à leurs têtes. Et c'était tout simplement ingérable. Spencer était censé m'aider, mais il était bien souvent occupé à être trop charmant. Je savais très bien l'image que j'arborais pour eux. J'étais le rabat-joie, celui qui n'était là que pour gâcher leur plaisir. Ca m'était égal. Si cela impliquait que je les garde en vie. Qui plus est, aujourd'hui, Gabe nous avait accompagné sur le terrain. Cela lui arrivait à l'occasion, quand il n'était pas réquisitionné dans les quartiers médicaux. Il n'avait pas vraiment l'air ravi avec moi, mais j'étais en mission alors ce n'était pas vraiment le moment d'en discuter avec lui. J'aurais loisir de venir le voir plus tard. Et peut être de m'excuser. Je m'étais montré peut-être un tantinet trop dur dans mes paroles quand je l'avais vu en train de papoter avec Spencer sans prêter attention aux alentours. Je n'avais cependant pas cédé un pouce de terrain, et avais continuer à faire mon travail. Il savait comment j'étais après tout. Je n'allais pas exposer nos différents devant un parterre de spectateur qui s'en régalerait. La vie privée devait rester privée. Je n'aimais guère les gens qui se donnaient en spectacle et je refusais d'en faire partie. Et la journée avait été interminable, je sentais les regards se posaient sur moi, tour à tour curieux ou excédé.

Quand nous étions rentrés aux camps après notre randonnée, Gabriel n'avait même pas attendu après moi avant de prendre congé. Je me refusais de laisser mes sourcils se fronçaient et de le suivre du regard. Je m'assurais de rendre le matériel et de traîner Spencer avec moi pour faire le débrief de mission auprès des autorités en place. Une routine que je respectais. Je n'avais pas perdu mes habitudes de soldat même si mes missions étaient différentes de ce que j'avais pu pratiquer sur terre. Une fois, le rapport fait, il me restait encore à m'assurer que le matériel de la journée était rangé et en place. Je déclinais l'invitation de Spencer de me joindre à eux pour le dîner. Le travail avant toute chose. De plus, j'avais un peu peur d'être confronté à Barbie et Gabriel en même temps. Nettoyer mes armes, c'était un moment de relaxation même si je devais admettre que mes véritables moments de détente, c'était ceux où je pouvais me laisser aller dans les bras de l'homme que j'aimais. J'avais été égoïste pour une fois dans ma vie, et je n'avais pas empêché trop longtemps Gabriel de soumettre l'idée de postuler pour venir ici aussi. Cependant nous supporter au quotidien semblait nuire à nos rapports. Je ne comprenais pas, je me comportais comme je l'avais toujours fait.

Il était donc déjà bien tard quand je me décidais à aller voir Gabriel. Assez de temps pour lui, pour avoir passé une soirée qui lui aurait peut être permis de retrouver un peu de bonnes humeurs. Je frappais à la porte de la petite maison qui était la sienne. Ne pouvant réprimer l'impulsion presque stupide de regarder aux alentours. Quand la porte s'ouvrit et que je voyais le visage de mon amant, et surtout son expression, je fronçais les sourcils. - Je peux rentrer ? Il n'avait pas l'air vraiment décidé, mais comment on pouvait s'expliquer si je restais sur le pas de la porte, je n'allais pas m'exposer de la sorte, nous le savions tous les deux. Surtout, que je ne comprenais pas vraiment les raisons de sa mauvaise humeur. La seule chose que je désirais, c'était le prendre dans mes bras, et m'enivrer de sa présence. Les choses avec Gabriel avaient toujours eu cette note apaisante et reposante. Je n'avais pas besoin de prétendre avec lui et il avait toujours compris mon devoir de grand frère. Nous avions les mêmes valeurs sur ces points-là.



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MessageSujet: Re: There's something 'bout love that breaks your heart || GABRIEL   Dim 3 Juin - 22:12

In your eyes, 1986. Peter Gabriel. La musique m'apaisait et me faisait apprécier mes choix, discutables aux yeux de certains, d'objets personnels à emporter avec moi à l'autre bout de l'univers. Je n'étais pas de ceux à s'écrouler devant l'adversité, mais j'avais si désespérément besoin d'oublier quelquefois que je me trouvais sur cette planète pour le reste des temps. J'aurais payé bien cher pour un verre de vin et je rêvassais éveillé à une époque lointaine que je n'avais pas vu s'envoler. Ce genre de nostalgie n'était pas bien vue par les collègues et je pouvais le comprendre. Nous avions tant de choses à accomplir sur Exodia et nous devions affronter tant de risques qu'il n'y avait pas de temps pour cela. Pas de temps pour tout ce qui en valait la peine, me surpris-je à penser. Je n'osais pas imaginer la façon dont se comporteraient ceux et celles qui n'avaient pas eu à subir la panoplie de tests en tout genre avant d'être expédié sur ce genre de mission-suicide. Je ne perdais pas mon sang-froid et pourtant, je ne pouvais nier qu'il fallait une force infinie pour rester en équilibre avec soi-même. J'ouvrais les yeux pour observer les mûrs de cette curieuse maison qui était la mienne. Pour peu, c'était presque comme avant. Presque. Rien ne l'était.

On toquait à ma porte et je n'avais pas le moindre doute sur l'identité de la personne se trouvant derrière la porte. J'avais certainement quelques camarades que je pouvais nommer « amis », mais nul ne passait chez moi à cette heure. Je soupirais lentement, me décidant au bout de quelques secondes à aller baisser le son de la musique avant d'ouvrir. J'avais toujours envie de le voir, mais peut-être pas ce soir. Je voulais tout partager avec Grayson, mais peut-être pas cette mélancolie qui me broyait le coeur et pour être honnête, l'humeur également. Ça avait été une journée pitoyable et j'aurais sans doute dû me mettre au lit depuis un bon moment déjà dans l'optique d'inviter la prochaine à démarrer sur un meilleur pied. Sans surprise, je le découvrais donc de l'autre côté et restais perplexe sans un mot. Un peu trop figé pour les circonstances. « Ouais, entre. » Il n'aurait servi à rien de me lancer dans une argumentation sur la question. Mais je regrettais de ne pas avoir éteint complètement la musique avant de lui ouvrir la porte. Je m'écartais du cadre pour le laisser passer et jetais un regard aux alentours par réflexe. Je n'avais rien à faire de l'avis de qui que ce soit sur qui me rendait visite et pourquoi, mais j'avais pris cette habitude à force de le voir agir de la sorte. Même si notre couple n'était pas si jeune, nous vivions nos premiers temps à pouvoir nous voir si fréquemment.

Je levais les yeux vers lui, croisant inévitablement son regard interrogateur. Je soupirais profondément, déchiré entre l'envie de m'avouer vaincu et de me résoudre à oublier la frustration que j'avais accumulé aujourd'hui et le besoin d'exprimer ce qui chicotait à ce point. Je ne savais pas par où commencer et je n'étais pas même persuadé qu'il comprendrait. Cela me gênait d'ailleurs, puisque nous étions si doués pour nous comprendre sur presque tous les sujets du monde. Notre relation semblait bien être l'exception pour confirmer la règle. « Pas trop crevé ? De la mission. » C'était mieux que rien, je n'avais pas envie de le rabrouer avant même que nous ayons dit plus de deux mots. Parce que je pouvais presque les sentir sur le point de surgir, les questions qu'il m'adresserait, et parce que je n'avais pas spécialement envie d'en rajouter une couche à cette humeur pitoyable. Il était tout à la fois la seule chose à laquelle je pouvais m'accrocher sur cette planète et pourtant ce qui m'y exaspérait apparemment le plus. « Moi je suis crevé, j'étais sur le point d'aller dormir. » C'était froid, c'était nul. Je savais qu'il pouvait repérer à des mille à la ronde mes tentatives d'éviter de quelque chose, mais soit. 


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MessageSujet: Re: There's something 'bout love that breaks your heart || GABRIEL   Dim 10 Juin - 14:51


There's something 'bout love that breaks your heart

Feat Gabriel & Grayson


Il finissait par me laisser entrer chez lui, et je ne pouvais m'empêcher de le scruter quand la porte se refermait sur nous. Une chanson emplissant l'air d'une note de mélancolie. Je savais qu'il n'était pas précisément heureux à ce moment précis, mais surtout qu'il ne l'était pas avec moi. Je sentais ma main se crispait, formant un point alors que je me retenais de le toucher alors qu'il prenait soin de faire preuve d'une politesse presque détachée. Mes épaules s'affaissaient. Le sont de ses mots résonnait comme une fin de non-recevoir. Ma présence n'était pas désirée. J'étais à court de mots. Il savait comment j'avais tendance à être sur le terrain, mais peut être que j'étais trop dur avec lui dans ma fervente volonté de le protéger de tout danger possible. Je finissais par combler la distance entre nous, laissant mes doigts glissaient sous son menton pour planter mon regard dans le sien. Me plongeant dans le gris bleu de ses iris. Je n'avais pas le pouvoir de lire ses pensées, mais je tentais néanmoins d'y décrypter quelques informations qui me permettraient de pouvoir endiguer ce qui se passait. Je n'avais pas vraiment le moyen de stopper cet instinct militaire. Le besoin de comprendre, évaluer une situation pour trouver le meilleur plan pour en sortir vainqueur. Ou plutôt pour en sortir vivant.

- Gaby. Qu'est-ce qui se passe ? Le son de ma voix avait une cadence bien différente de celle que j'arborais au quotidien. Plus douce, plus intime. Je laissais ma main libre se posait sur la hanche de mon amant. Comblant encore un peu plus la distance. Je n'avais pas cette difficulté avec Gabe que je pouvais avoir avec les autres pour les contacts physiques. J'étais naturellement aimanté par mon besoin de le toucher, le prendre dans mes bras. Je savais que c'était une part de moi qu'il était le seul à connaître, mais cela ne me gênait pas. Il était le seul avec lequel je me sentais assez à l'aise pour me laisser aller. Comme pour prouver mon point sur ma facilité à être tactile avec lui, je ne résistais pas à l'impulsion de déposer un baiser sur son front. Un geste tendre et amoureux. - Je suis désolé, si j'ai été un peu dur aujourd'hui, mais tu sais comme je suis quand je travaille. Ce n'est pas personnel. Parce que c'était le point de contention que je soupçonnais qu'il avait avec moi. Mais j'avais du mal à pouvoir faire fi de ma frustration quand je voyais l'insouciance de mes charges. J'avais un point sur les épaules, et j'étais plus haut gradé que Spencer. La responsabilité du succès de la mission m'incombait. Je n'avais que ces moments avec Gabriel, loin de la réalité pour me ressourcer. Par moment, je me demandais si je ne ferais pas mieux d'emménager avec lui, mais malgré les années que nous étions ensembles, nous ne l'étions réellement que depuis si peu de temps. Notre relation avant avait été intermittente, entre mes rares permissions et quelques appels que je refusais de devenir trop intime. Mais je savais que j'étais terriblement amoureux de lui, et que je n'imaginais personne d'autre que lui dans le futur et à mes côtés. Il était ma certitude dans cette nouvelle vie qui me déroutait. J'avais beau ne pas le montrer, voir des dinosaures en chair et en os, avait de quoi ébranlé même le plus entraîné des militaires.

Mes yeux ne quittaient pas le visage tant aimé. Peut-être qu'il serait mieux s'il accompagnait d'autres missions que celle que je dirigeais. Mais je ne pouvais me résoudre à ne pas être celui qui m'assurait qu'il reste bel et bien vivant. Non que je n'ai pas confiance en certains autre militaire comme Holbrook néanmoins personne ne tenait à lui comme moi. Personne ne pouvait être si prêt à prendre au pied de la lettre de prendre une balle pour lui. Je ne forçais pas ma chance en appuyant mon front contre le sien, alors que je n'étais pas certain d'être pardonné. Je ne pouvais néanmoins pas dissimuler cette féroce envie qui me tiraillait quand nous partagions un moment d'intimité. Nous vivions dans un tel contexte que le lendemain était une incertitude permanente. J'en avais l'habitude de par mon métier. Lui ne l'avait plus depuis qu'il avait quitté l'armée contraint et forcé par sa blessure.



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MessageSujet: Re: There's something 'bout love that breaks your heart || GABRIEL   Mar 12 Juin - 3:10

J'étais amoureux et c'était la fin du monde. La mienne. Comment lui expliquer que j'avais le coeur brisé chaque fois que j'y pensais ? J'avais d'abord pensé de l'amour qu'il s'agissait de l'affaire des âmes les plus faibles. La justification pour céder aux pulsions issues du règne animal. Ou une frivolité pour combler le vide intérieur qui grandissait en chacun d'entre nous avec les années, surtout pour éviter de penser que l'accumulation de nos mauvaises décisions générait cette anxiété docile avec l'âge. Puis, j'avais pensé que ce vide méritait peut-être bien d'être comblé. Qu'aimer pouvait vous faire sentir plus complet, parce que l'existence n'était jamais faite que de cadeaux. La médecine, l'armée, l'argent... Rien de cela ne m'avait rendu heureux. J'avais aimé pour cesser d'être en quête de ce qui n'existait pas. Parce qu'à ses côtés, j'en avais oublié le poids de toutes les difficultés avec lesquels je m'étais toujours cassé la tête. Avec lui, j'avais su accédé à la satisfaction de la réalité en me surprenant à penser qu'elle était parfaite dans toutes ses imperfections. J'avais pu encaisser bien des merdes du quotidien en ne les voyant plus comme tel, en accordant toute mon attention à ce que nous partagions. L'amitié ? et pourquoi pas un peu plus. Le sexe ? et pourquoi pas un peu plus. L'amour ? et pourquoi n'en avais-je jamais assez.

Alors, si la question était : me sentais-je complet avec Grayson ? J'aurais furieusement voulu répondre que oui. Je lui avais cassé les oreilles si souvent à tenir ce genre de propos pour le convaincre de s'abandonner à notre histoire sans s'inquiéter de toutes les raisons qu'il avait eu le faire. Pour mon bien, parce que tout était toujours incertain. La vérité, était que rien au monde ne me faisait éprouver un vide plus criant. La vague à l'âme qui m'animait presque en tout temps depuis notre arrivée sur Exodia, je la justifiais par toutes les raisons qui étaient celles des autres. Exodia n'était pas la terre, et des décennies nous séparaient désormais de tout ce que nous avions toujours connu. Mais je savais au plus profond de moi, sans l'avoir confié au principal intéressé encore, que j'étais bien suffisamment fort et préparé pour ne pas me laisser à ce point submergé par ce qui aurait été trop prévisible. En décidant de m'embarquer, j'avais accepté tout cela. Ce qui m'avait véritablement surpris en revanche, c'était de constater que même en nous exilant sur une autre planète, en partageant une mission et en se voyant tous les jours, je n'arriverais pas à mettre un terme à cette si profonde souffrance. Aimer Grayson, c'était devoir accepter qu'il y aurait toujours une « mission » ou quoi que ce soit d'autre avant nous. Je l'admirais pour son engagement que je n'aurais jamais, même si j'essayais. Entre notre histoire et sauver le monde, le choix aurait été facile pour moi. Je me serais contenté de soigner les malades sur Terre à notre époque pour avoir l'impression de changer le monde. C'était ce qui expliquait que je m'étais embarqué d'ailleurs. Le laisser partir à des années-lumière de moi ne m'était jamais apparu comme une option. Entre être incomplet sans lui, ou incomplet avec lui, j'avais choisi de l'être avec lui. Je haussais les épaules lentement devant ses excuses, comme si ce n'était rien qui vaille de s'en préoccuper.

Je l'admirais trop pour le laisser accéder à cette déchirure béante au fond de mon âme. D'où ce sourire en coin, énigmatique, qui se frayait un chemin sur mes traits pour repousser tout le reste et enfermer à double-tour ce qu'il ne pouvait entendre. Je refusais de le laisser culpabiliser. Parce que je savais qu'il aurait eu raison de le faire, dans sa définition des choses. Qu'il avait probablement eu raison de penser que notre histoire ne serait jamais un conte de fée, que j'en souffrirais. Mais c'était à moi de l'assumer, pas à lui. « Hm, tu sais. Peut-être que je suis assez en forme pour toi. » Je me rapprochais de ses lèvres, mais déviais ma trajectoire pour enfouir mon visage dans son cou que j'embrassais langoureusement. Je priais qu'il ait trouvé la journée suffisamment difficile pour se laisser entrainer dans mon petit jeu sans poser davantage de questions. Nous savions tous les deux que « discuter » ne ferait pas de cette soirée la plus agréable.



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