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❝An unexpected meeting❞ × Maelkran&Esrä&Dorran



 
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 ❝An unexpected meeting❞ × Maelkran&Esrä&Dorran

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Dorran
₪ Aventures : 123
₪ Emploi : Homme à tout faire

Feuille de survie
₪ Inventaire:
Jeu 10 Mai - 17:22



   
An unexpected meeting
Maelkran & Esrä & Dorran

   
« And now, I'm face to face with all the voices in my head, I can't even check the time without facing regret. Why do I still have to mean everything I ever said? And I'm not trying to be like "poor me", I made it, I'm just trying to stay normal now that they know what my name is. »
Le convoi avançait à bonne allure. Cela faisait plusieurs jours que le groupe de Rajàhoriens avait quitté le désert pour se rendre aux grottes de Calcità. Là-bas devait se tenir une réunion concernant tous les clans et même les dissidents de leur monde, une discussion concernant l'étrange oiseau de fer qui était apparu dans leur ciel et qui semblait stagner au Nord du continent. Au début, personne ne savait ce que cela signifiait, si cette chose était animée d'une volonté propre ni quelles étaient ses intensions. Puis, le bruit avait couru qu'il s'agissait plutôt d'une espèce de vaisseau, un bateau étrange capable de flotter dans les airs plutôt que sur les eaux et que, par conséquent, la chose était habitée et pilotée par des êtres vivants. Les questions qui se posaient alors étaient nombreuses : qui étaient ces êtres ? D'où venaient-ils ? Et, surtout, que venaient-ils faire ici ? La réunion au cœur des grottes avait pour but de déterminer quelle attitude les habitants de ce monde devait adopter face à ces nouveaux venus dont on ignorait tout... Comme si l'ensemble des humains de cette terre allaient se mettre d'accord pour agir de la même manière ! Dorran trouvait cela ridicule.

L'ancien marin gardait ses opinions pour lui, cela dit. Il n'était pas quelqu'un d'important dans le clan, ni dans aucun autre, son avis importerait donc peu au cours des négociations. Il avait tout de même pris part au cortège participant à ce rendez-vous car il s'agissait de son devoir, il l'avait promis au père de sa future épouse. Cependant, s'il avait eu le choix, il n'aurait pas pris la peine de venir. L'idée de se mêler aux autres clans, en particulier celui des eaux qui l'avait vu naître, ne l'enchantait guère. Et puis, il ne voyait pas l'intérêt de ces négociations. Pour lui, ces nouveaux venus ne présageaient rien de bon, et il n'était certainement pas près de leur faire un accueil chaleureux, quoi qu'il fût décidé ! Enfin, il se plierait à la volonté de Sokà, le chef du clan du désert, mais il ne fournirait aucun effort pour se rendre sympathique aux yeux de ceux qu'il imaginait déjà être des envahisseurs, déjà qu'il ne le faisait pas spécialement pour ceux qu'il côtoyait quotidiennement... L'homme grogna, le simple fait de penser à ce qui allait se produire dans les prochains jours lui mettait les nerfs en pelote.

Assis autour du grand feu que les nomades avaient allumé pour la nuit, il savourait le moment de repos que le groupe s'accordait. La route était longue jusqu'à leur destination, mais ils avaient bientôt parcouru l'entièreté du chemin : ils ne leur restait plus qu'à franchir une dernière barrière montagneuse en empruntant le passage d'Axaenë. Pour le moment, ils se trouvaient non loin du lac Gonorà, un endroit stratégique pour établir leur campement qui permettait à leurs montures de se remettre de la traversée des premières montagnes en se désaltérant de l'eau limpide du lac. La saison hivernale touchait à sa fin mais, en altitude, elle persistait encore et une couche de glace recouvrait la plupart de l'étendue bleue. Seulement, ce couvercle gelé n'était plus aussi épais qu'avant et les nomades étaient donc parvenus à en briser une partie pour permettre à leurs dinosaures d'y accéder. Dorran détourna le regard des flammes lorsque son voisin le plus proche lui demanda où se trouvait Esrä, visiblement inquiet du fait que la jeune femme ait disparu de la circulation dès le moment où il avait été question de monter le campement. A nouveau, l'ancien marin grogna : comment pourrait-il le savoir ? Et puis, pourquoi les gens agissaient comme s'il était responsable des actes de la vipère ? Sa fiancée avait pour habitude d'éviter toute forme de travail en prétextant être occupée ailleurs dès que l'occasion se présentait, ce n'était pas nouveau, il n'y avait aucune raison de s'inquiéter !

Comme le Rajàhorien ne voulait pas changer de sujet et qu'il était hors de question pour Dorran de devenir le chaperon officiel d'Esrä, ce dernier se leva brusquement et s'éloigna sans un mot. Il n'avait pas envie de parler de sa fiancée. Il n'avait d'ailleurs pas spécialement envie de parler tout court. La veille, il s'était justement entretenu avec celle qui allait devenir sa femme, et la conversation n'avait pas vraiment bien terminé. Au contraire, la vipère s'était emportée, comme à son habitude, et la tension était rapidement montée entre eux. Pour l'une des premières fois où ils se parlaient réellement, cela en disait long sur les années à venir. Dorran en était fatigué d'avance... Enfin, suite à cela, Esrä avait passé la journée à l'éviter et à lui faire comprendre plus ou moins discrètement qu'elle lui en voulait. Elle pouvait bouder tant qu'elle le voulait, l'homme ne regrettait aucun des mots qu'il avait prononcé la veille. Il rejoignit les abords du lac, là où personne ne viendrait l'importuner. Enfin, du moins le pensait-il, jusqu'à ce qu'il entendît des éclats de voix retentir un peu plus loin. « Quoi encore ? » grogna-t-il avant de pousser un soupir agacé. Les intonations masculines et le grondement d'un herbivore laissait penser que les personnes en  charge de la surveillance de leurs montures se trouvaient en difficulté. D'ordinaire, Dorran n'aurait pas hésité à aller voir de plus près pour proposer son aide. Cependant, comme il s'agissait des dinosaures, il n'en fit rien. Celui qui était né Orcitàn n'était pas encore assez intégré au clan pour mériter le droit de chevaucher un herbivore ou donner son avis en ce qui concernait leur élevage, malgré les sept années écoulées parmi les nomades. De plus, il n'était pas franchement d'humeur depuis que l'autre lui avait rappelé l'existence de son horripilante fiancée, aussi partit-il dans la direction opposée, toujours un peu plus loin du campement.
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She said "If we're gonna make this work, you gotta let me inside even though it hurts. Don't hide the broken parts that I need to see"
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Maelkran
₪ Aventures : 10
₪ Emploi : Mercenaire

Feuille de survie
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Ven 11 Mai - 0:41

Sur mer, l’hiver est probablement la pire des choses qui puisse arriver, il fait constamment froid, surtout quand on croise au nord du continent. La houle est immense, l’écume et les embruns sont autant d’échardes froides, pénétrant au cœur des hommes, que ce soit sur le plan physique que moral. Rien n’est plus douloureux que de tirer un cordage gelé alors que ses mains sont en feu, pelées et craquelées, mais pourtant, il faut le faire pour survivre, pas question de se mettre autour d’un bon feu et de profiter de la chaleur des braises. Sur mer, la seule chaleur vient du rhum, de l’effort et de ses camarades.

Pendant toute sa vie, Maelkran n’avait vécu ses hivers que comme ça, même en tant que capitaine, il subisait le froid insidieux, persistant de la mer. Autant dire que le changement fut spectaculaire, sur terre, on pouvait se protéger du froid par des vêtements chauds et encombrants, on n’avait pas à craindre de passer par-dessus bord et de couler. On pouvait se retrouver au coin d’un feu, dans une maison sèche et profiter de la vie. La découverte de cet aspect de la vie terrienne fut une réelle bonne surprise pour l’ancien capitaine.

C’était presque à croire que l’âge l’avait ramolli, dire qu’il aurait préféré se couper un bras que de céder au confort de la terre. Mais quand il avait découvert la possibilité de se poser au coin du feu et de se mettre à l’abri de la pluie, il en aurait presque oublié le chagrin de sa fuite. Le vent froid et sec de la montagne ne le perçait pas comme celui de la mer, en d’autre terme, Maelkran aimait l’hiver dans ces montagnes, il était dur, mais loin d’être aussi douloureux que ceux qui ont fait sa vie.

C’est pour ça qu’il n’hésite pas à faire des missions l’hiver, en particulier autour du grand lac, ça lui rappel sa jeunesse. Le vent violent qui jetait des embruns vivifiants sur lui et ses camarades, quand le lac n’était pas gelé, l’odeur et l’humidité imprégnant les vêtements et rappelant à ses os d’où il vient. Ses hommes étaient souvent moins heureux, la tolérence au froid de leur chef leur interdisait de se plaindre et de chercher du réconfort quelconque. Mais au moins, on ne pouvait pas lui reprocher de se cacher et de laisser les autres affronter les éléments sans lui !

Comme ce soir, l’hiver touchait à sa fin, sans être doux, on sentait le froid moins mordant, si bien que Maelkran avait rallongé son tour de garde, à l’avant du petit convoi qu’ils escortaient. Un autre homme était à l’arrière, un de chaque côté et les quatre dernier se réchauffait dans une grande roulotte au milieu de celui-ci. Ce n’était pas un très gros contrat, à peine une demi-douzaine de roulotte et une cargaison fait de poteries. Mais ça occupait les hommes et l’argent est toujours bon à prendre.

La nuit était tombée depuis un moment sur la route, mais une lune puissante et magnifique permettait de voir correctement où l’on allait.
Cependant, les marchands voulaient s’arrêter pour la nuit, chose qui semblait absurde pour Maelkran, ils pouvaient bien avancer encore quelques heures ! Ça ne faisait pas si longtemps que la troupe s’était mise en route… Malheureusement, ce n’est pas lui qui décidait de tout et ils firent halte non loin de la route, relativement proche des rives du lac.

Rapidement, des feux de joies, de cuisson et de confort fleurirent autour du campement. Les tours de gardes furent donnés pendant que Maelkran décidait de partir inspecter les environs. Son pistolet chargé et l’épée aiguisée, ça ne pèserait pas lourd s’il devait rencontrer un prédateur de grande taille, mais ça repousserait la plus grande partie des vermines. En marchant, il repensait un peu à sa famille, son navire, frère et aux gens à qui il avait fait du mal. En d’autre terme, il pensait à la même chose que d’habitude, sauf que la lune et la solitude rendaient ça poétique.

Le fait de pouvoir se retrouver seul était d’ailleurs quelque chose qu’il n’avait que rarement expérimenté jusqu’à un âge avancé. Mais maintenant, il appréciait de pouvoir s’isoler de la sorte quand il le voulait.

Mais alors que ses pensées filaient comme des flèches au travers de son esprit, des bruits de pas se firent entendre. Des pas feutrés, mais présents, qui se rapprochaient dangereusement de lui. Aussitôt, il dégaina son pistolet et dit d’une voix sévère :

- Montrez vous !
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Esrä
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Feuille de survie
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Mar 15 Mai - 23:00



 
An unexpected meeting
Maelkran & Esrä & Dorran

 
«  Il est des rencontres où la prudence doit céder à la hardiesse. »


La fatigue du voyage se faisait sentir. Les hommes étaient devenus moins bavards, les bêtes plus nerveuses à mesure que la fin du périple se rapprochait. Ràvii, le dieu soleil, déclinait en faveur de Candrä, la déesse lune, il avait donc été décidé de faire une toute derrière halte non loin du lac Gonòra pour la nuit. Le trajet sur le territoire Kavalii était plus difficile, les routes escarpées n'offraient que très peu d'espace pour les énormes montures des Rajàhoriens et un seul écart de leurs parts pouvaient les entrainer dans une chute mortelle. Durant ces manœuvres délicates, il n'était pas rare de voir l'un des guerriers du clan prendre les rênes de Sitaara, l'herbivore d'Esrä, afin de le guider avec sang froid sur les sentiers tandis que sa maitresse le suivait à pieds. Ce n'était bien sûr pas la première fois que la nomade traversait ces terres, mais les caravanes marchandes avec lesquelles elle se déplaçait habituellement empruntaient des routes plus larges et sécurisées mais aussi plus longues, une perte de temps qu'ils ne pouvaient s'octroyer aujourd'hui. L'allure avec laquelle les membres du groupe s'était déplacée avait cependant porté ses fruits, il ne leur restait plus beaucoup de chemin à parcourir avant d'arriver aux grottes de Calcità là où se tiendrait le Conseil des quatre clans.

Exténuée, la belle marchande n'essaya même pas de trouver une excuse valable pour se soustraire aux taches que demandait la préparation d'un campement et s'éloigna rapidement à la recherche de son ami de toujours Yhùan, l'éminent guérisseur des Rajàhors. Le trajet avait demandé tant d'attentions qu'elle n'avait pas eu l'occasion de lui conter l'échange qu'elle avait eu avec Dorran la veille au soir. Elle n'avait donc qu'une hâte : se plaindre à l'oreille compréhensive de son ami de l'attitude tout à fait scandaleuse avec laquelle son fiancé l'avait traitée ! Oser dire qu'elle risquait de provoquer une guerre rien qu'en ouvrant la bouche lors du Conseil n'était que pure calomnie ! Comment l'Orcitàn pouvait penser cela d'elle ? La prenait-il pour l'idiote du village ? Cet amas de mauvaise humeur perpétuelle avec laquelle il s'adressait à elle en toutes circonstances, cette façon dédaigneuse de l'ignorer le reste du temps, comment pourrait-elle supporter ce comportement le reste de sa vie ? Dorran s'était forgé une si piètre opinion d'Esrä qu'elle ne voyait pas comment leur mariage pourrait durer ne serait-ce qu'un mois ! Agacée rien qu'en repensant à cette horrible discussion, la nomade se mordit la lèvre inférieure en voyant que Yhùan n'était pas disponible pour elle, en effet, deux guerriers requéraient déjà ses bons soins. Que pouvaient-ils bien avoir ceux-là ? Des coups de soleil, des échardes tout au plus...Pfff...vraiment les hommes s’apparentaient à des nouveaux nés parfois !

"Très bien !" Maugréa-t'elle frustrée avant de s'éloigner à nouveau. Elle repasserait plus tard !

Comme la veille, la lune illuminait le ciel avec force, il était aisé de voir devant soit sans emporter de torche pour s'éclairer. Ses pas la menèrent jusqu'à l'endroit où les dinosaures étaient parqués dans l'idée de partager quelques fruits avec Sitaara, sa monture à la nature calme et docile. L'animal méritait bien une petite douceur après tous les efforts endurés durant ce voyage. Elle la trouva au milieu de ses comparses tous plus imposants les uns que les autres. Pour les natifs du désert, domestiquer un herbivore était aussi évident que chasser le serpent ou boire l'eau des cactus, un lien unique s'était créé depuis des siècles entre le clan et ces animaux, ils étaient leurs moyens de transport, leur compagnons de route et la marchandise dont ils étaient le plus fiers. Ainsi, aucune crainte n'émanait d'Esrä au moment où elle se rapprocha de la bête, ni lorsqu'elle lui refila en douce le fruit qu'elle avait caché dans sa manche, cependant, elle comprit l'erreur qu'elle venait de commettre au moment même où les autres dinosaures se pressèrent autour d'elle pour quémander la même chose dans l'attente de l'heure du diner. Désappointés, les animaux s'agitèrent affamés, bousculant la monture d'Esrä et sa maitresse. La marchande eut bien du mal à sortir de l'enclos de fortune sans finir piétinée par leurs énormes pattes. Ameutés par les grognements, les guerriers Rajàhoriens eurent toutes les peines du monde à calmer les bêtes, ignorant que la principale responsable s'enfuyait déjà à grands pas en direction du lac. Que pouvait-elle y faire ? Était-ce de sa faute si ces créatures étaient si mal élevées ?

Décidément, cette nuit n'était pas plus propice à la quiétude que la précédente pour la jeune femme. Afin de faire profil bas en attendant que la tranquillité revienne sur le campement, Esrä décida de longer le bord du lac où l'eau limpide reflétait les milliers d'étoiles brillantes dans le ciel tel un tapis de diamants étincelants. Cette vision magnifique adoucit son coeur et elle se mit à rêvasser tout en marchant, ignorant la distance qui la séparait de plus en plus du bivouac. Ce fut à peu prés à ce moment là qu'une voix sévère s'éleva à quelques pas de la native. Une voix d'homme.


- Montrez vous !

Esrä sursauta et se stoppa net, observant autour d'elle hésitante sans trop savoir d'où provenait cet ordre et si c'était à elle qu'il était adressé. Les secondes passèrent sans un bruit. Le coeur battant, la jeune femme réalisa finalement qu'une scène se jouait un peu plus loin devant elle et que l'aboiement rauque qui l'avait stupéfaite ne lui était pas destiné. Elle hésita, prête à s'éloigner de ces lieux, qui maintenant qu'elle s'en rendait compte, ressemblaient plus à un coupe-gorge qu'à autre chose. Si seulement sa curiosité ne l'avait pas titillée juste à ce moment là ! Elle était trop proche, trop bien cachée dans l'obscurité pour s'empêcher de jeter un coup d'oeil. Tentée, elle s'approcha et découvrit qu'un homme, de dos, pointait ce qui semblait être une arme, un pistolet comme elle avait pu en apercevoir sur les marchés Orcitàns, en direction de...Dorran ?!

Retenant son souffle, la marchande demeura interdite en reconnaissant le natif des eaux face à elle. Malgré la nuit, elle ne pouvait pas ne pas remarquer la carrure de son futur époux et son air désobligeant. Un mélange de stupeur, d'agacement et d'effroi l'assaillirent soudain. Que devait-elle faire ? Qui était cet homme qui menaçait Dorran ? Un bandit de grands chemins sans doute ! Venu attaquer les riches marchands sur les routes Kavalii. La vipère hésita. Et si elle s'enfuyait pour demander de l'aide à Sokà et ses hommes ? Et si le voleur blessait Dorran pendant ce temps ? Pire, si son fiancé mourrait devant ses yeux faute de n'avoir pas réagi ? Le temps était compté et Esrä ne réfléchit pas une seconde de plus, n'écoutant que son courage, ou le peu qu'elle possédait, elle se plaça derrière l'agresseur et fit ce qu'elle savait faire de mieux : mentir !

- Et toi jette ton arme brigand ou....ou je tire ! Dit-elle alors d'une voix qui se voulait puissante mais qui ne cachait pas assez les légers tremblements qui l'imprégnaient pour être prise au sérieux par un menteur expérimenté.

Bien entendu la vipère ne possédait pas le moindre pistolet, ni aucune arme susceptible de blesser l'homme, mais ça, comment pourrait-il le savoir ? Devant eux se trouvait Dorran qui devait à présent se rendre à l'évidence, la femme qu'il allait devoir épouser était en train de lui sauver la vie. Esrä espérait à l'avenir des remerciements de ce rustaud d'Orcitàn plutôt que des propos vexants sur sa façon excessive d'agir selon lui. La marchande profita de ce moment d'indécision qu'elle avait provoqué avec ses propos pour faire de grands yeux à son fiancé. C'était à lui maintenant de trouver une solution pour les sortir de là, elle n'allait quand même pas tout faire !


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Dorran
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Dim 20 Mai - 17:07



   
An unexpected meeting
Maelkran & Esrä & Dorran

   
« And now, I'm face to face with all the voices in my head, I can't even check the time without facing regret. Why do I still have to mean everything I ever said? And I'm not trying to be like "poor me", I made it, I'm just trying to stay normal now that they know what my name is. »
La pénombre s'intensifiait à mesure que Dorran s'éloignait du campement des nomades. Il n'était pas inquiet pour autant, il ne risquait pas de se perdre en suivant la berge du lac et, s'il devait faire une mauvaise rencontre, il avait avec lui son sabre et son poignard. L'ancien soldat avait appris à se battre avec un harpon, comme la plupart des Orcitàns. Cependant, lorsqu'il avait intégré la tribu du désert, il avait découvert le maniement de leurs armes, en particulier le sabre recourbé, et il s'y était rapidement habitué. Depuis, il avait délaissé ses anciennes armes pour se perfectionner avec les nouvelles. Sa manière de se battre demeurait tout de même différente de celle des Rajàhoriens, ce qui lui avait valu une certaine attention de la part de Sokà, le chef, qui l'avait chargé de contribuer à la formation de leurs futurs soldats pour leur enseigner de nouvelles techniques. Dorran avait accepté, évidemment, et il n'avait pas l'impression de trahir le peuple de l'eau en le faisant. Après tout, les clans n'étaient plus en guerre, ce n'était pas comme si tout cela relevait d'un secret stratégique pour prendre l'ascendant dur les autres. L'ancine marin connaissait suffisamment Sokà, depuis le temps qu'il le fréquentait, pour savoir qu'il s'agissait d'un homme bien plus réfléchi que la plupart des dirigeants Orcitàns et qu'il ne cherchait pas à rompre le traité de paix.

Ses pas le menaient sur le sentier obscur qui longeait l'étendue glaciale et immobile, mais ses pensées avaient dérivé bien loin depuis déjà quelques minutes. Ainsi, il ne remarqua pas immédiatement la silhouette qui se découpait dans la pénombre en face de lui, arrivant de l'autre côté du sentier. « Montrez vous ! » Les mots résonnèrent dans la nuit, ramenant brutalement Dorran à l'instant présent. Il se figea et s'immobilisa, dans un premier temps, scrutant les alentours à la recherche du propriétaire de la voix masculine qui venait de retentir. Il finit par repérer l'ombre qui se détachait sur le sentier et avança lentement vers lui. Il ne dégaina pas son arme, mais conserva une main sur la poignée au cas où les choses venaient à s'envenimer. L'ancien marin s'efforça de rester calme, même quand il fut assez proche de son interlocuteur pour distinguer le pistolet braqué sur lui. Un Orcitàn. Dorran ressenti l'espace d'un instant la crainte de se retrouver face à face avec un fantôme surgi de son passé, lui qui avait abandonné le clan sans explication et qui devait certainement passer pour mort aux yeux de ceux qu'il avait jadis connus. « Je ne fais que me promener... Sans l'intention de surprendre qui que ce soit. » dit-il alors sur un ton simple mais posé. Il ne connaissait pas le visage qui lui faisait face, ce qui le soulageait grandement.

Il s'apprêtait à reprendre la parole quand il remarqua une autre silhouette dans le dos de l'inconnu. S'il crut tout d'abord qu'il s'agissait d'un compagnon de l'Orcitàn, il réalisa rapidement qu'il se trompait. En reconnaissant la personne et son air déterminé, sa mine se renfrogna et un mauvais pressentiment l'envahit : il aurait préféré tomber dans une embuscade. « Et toi jette ton arme brigand ou... Ou je tire ! » déclama la nouvelle venue sur un ton peu convainquant. La vipère, car il s'agissait bien entendu d'Esrä, la seule capable de provoquer ce genre de situations, lança un regard insistant à son fiancé par-dessus l'épaule de l'étranger, et Dorran comprit alors qu'elle ne possédait aucune arme. Où l'aurait-elle trouvée, de toute manière ? Évidemment, maintenant qu'elle avait envenimé les choses, elle lui en refilait la responsabilité ! Dorran grogna de frustration : comment pourrait-il tenir la promesse faite à Hiro, le vieux marchand de poisons, alors que sa fille faisait tout pour se mettre en danger ? Il se passa une main sur le visage avant de laisser échapper un soupir las.

Il brandit ensuite le bras vers Esrä et s'adressa directement à l'Orcitàn. S'il savait à qui il avait affaire, sans doute aurait préféré ne jamais avoir croisé la route de l'horripilante vipère ! Dorran ne voyait qu'une chose à faire, cependant, pour empêcher de voir sa fiancée subir les foudres d'un homme armé d'un pistolet. Une fois de plus, il fit en sorte de conserver un ton de voix calme pour atténuer la fausse menace que venait de proférer la nomade. « On se calme ! Il faut l'excuser, elle n'est pas dangereuse... » commença-t-il sur un ton qui demandait l'indulgence de l'inconnu. « Juste inconsciente. » ne put-il s'empêcher de marmonner dans sa barbe pour lui-même. La veille, il avait demandé à la marchande de ne rien faire qui pourrait provoquer un désastre ou les mettre en danger. Ils n'étaient même pas encore parvenus au grand rassemblement qu'elle avait déjà outrepassé cette simple requête ! Dorran ne savait pas s'il serait capable de passer le reste de ses jours en compagnie d'une telle femme. Le fait qu'elle ait agi aussi inconsciemment dans le seul but de le sauver ne lui effleurait même pas l'esprit tant il était partagé entre l'agacement et le dépit.

Son regard se posa sur le pistolet de l'Orcitàn. « C'est un malentendu provoqué par la pénombre et la panique. Nous ne représentons aucune menace et ne cherchons pas les ennuis. » Dorran avait lancé un regard appuyé à sa fiancée lorsqu'il avait prononcé le mot panique. Il détestait se retrouver ainsi dans le rôle du médiateur, lui qui n'était pas un orateur doué. Il n'avait aucun scrupule à affronter l'inconnu, si ce dernier prenait ombrage des paroles de la vipère et qu'il fallait en arriver là, mais il devait d'abord s'assurer qu'Esrä ne risquait pas d'être blessée. Le bras toujours tendu pour inviter sa fiancée à revenir vers lui, il se dit que le mieux serait que la jeune femme vienne le rejoindre, mais l'inconnu la laisserait-il seulement passer ?
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Maelkran
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Feuille de survie
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Mar 22 Mai - 23:21

« Encerclé » C’est la première chose à laquelle pensant Maelkran en entendant la femme dans son dos. Il ne l’avait pas remarqué arrivé, trop préoccupé par l’épée que portait l’homme à sa ceinture. En d’autre circonstance, une telle erreur pouvait se révéler fatale, mais heureusement pour lui, la femme semble au pire, une menace légère et au mieux, un simple caillou dans sa botte. Celle-ci le menace avec ce qu’elle voudrait passer pour une arme. Sans même se retourner, il savait qu’elle mentait.

Sinon on aurait entendu l’armement du chien, or à part une menace portée avec fort peu de conviction, si peu qu’on aurait cru l’œuvre d’une enfant, d’une petite enfant, inoffensive. A part tout ça, on n’avait rien entendu. L’ancien capitaine se fendit même d’un trait d’esprit :

- Vous comptez me tirer dessus avec vos doigts madame ? Et puis, vous jugez toujours les gens sans jamais les connaitre ? Quel manque d’éducation !

L’homme semble déjà plus raisonnable, il tenta de désamorcer la situation et la pathétique tentative de ce qui semble être une connaissance plus ou moins intime. Mais dans les deux cas, l’homme ne semblait guère l’apprécier, il suffisait de voir comment il parlait d’elle. Cela prêtait franchement à sourire et c’est ce traitement qui acheva de baisser le pistolet.

Evidemment, Maelkran n’était pas naïf, il gardait son épée a porté de mains, montrant clairement qu’il y avait détente mais pas relâchement. Franchement amusé par la situation, il pivota à 90 degrès, afin de dégager la ligne de vue entre les deux compagnons. Il observa la femme et ses splendides réactions alors qu’elle se faisait insulter sans ménagement.

Aucune arme, un air à mi-chemin entre la peur et la détermination, pas une guerrière c’était évident. Contrairement à l’homme, un orcitan si on se fiait à son accent et son teint typique des marins, qui avait tout de suite compris et essayé de calmer le jeu. C’était assez amusant comme situation, unique, le hasard faisant vraiment bien les choses parfois !

- Elle semble être dangereuse pour elle-même, c’est déjà un bel exploit. Heureusement que vous êtes plus raisonnable. Mais c’est normal venant d’un marin non ?

En disant ça, il recula de deux bons pas, laissant le champ libre à la jeune fille. En dépit des mots durs qu’il avait eus à son égard, l’orcitan semblait assez tenir à elle (d’une façon pragmatique ou sincère) pour l’inviter à trouver la sécurité de son épée, bien que relativement inutile face à un robuste pistolet en bois brute, d’acier laminé et forgé avec talent, chargé avec amour d’une balle en plomb.

La situation ayant évolué vers le statut : peu dangereuse, Maelkran se laissa à blaguer :

- Attention avec votre pistolet madame, vous pourriez vous blesser.

Il rit de bon cœur devant sa mine effarée, un peu indéchiffrable sur les bords, mais le gros des sentiments semblaient se situer entre « je suis choqué et c’est quoi ce délire ». Beaucoup plus détendu, l’ancien capitaine se présenta en bonne forme :

- Je m’appelle Maelkran, ancien capitaine du Bliss. Un fier indiaman de notre belle nation mon cher camarade marin. 20 canons, 700 tonneaux. Mais le destin m’a jeté sur les côtes et puis dans les montagnes.

En tant que capitaine, Maelkran avait toujours mit un point d’honneur à parler correctement et entretenir une bonne conversation. Ça m’était les gens à l’aise beaucoup plus facilement, à table notamment, et un repas heureux était toujours un meilleur repas.

- Maintenant, je suis mercenaire et J’escorte quelques marchands le long du lac, ne prenez pas mal ma méfiance. Mais mon contrat stipule que je dois veiller contre les menaces et un rôdeur en pleine nuit peut facilement entrer dans cette catégorie.

L’ancien capitaine marque une pause pour laisser ses paroles faires effets et seulement après il revient à l’assaut pour leur laisser cette fois la parole :

- Et vous, parlez-moi un peu de vous. Tiens, madame, vous n’êtes pas de notre peuple, je me trompe ? Que faites-vous donc si tard le soir dans un tel endroit ?
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Esrä
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Feuille de survie
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Dim 27 Mai - 15:28



An unexpected meeting
Maelkran & Esrä & Dorran

«  Il est des rencontres où la prudence doit céder à la hardiesse. »


Le cœur battant Esrä attendait un geste de la part de son fiancé. Allait-il profiter de son intervention pour se jeter sur l'étranger face à lui ? L'homme allait-il tomber dans le panneau et lâcher son arme comme elle le lui ordonnait ? Elle ne savait pas comment tout cela allait évoluer et naïvement, elle n'imaginait pas un scénario où le brigand puisse tout simplement les abattre tous les deux. Trop protégée, loin des guerres, au milieu des siens, c'était la première fois que la jeune nomade devait gérer une situation dangereuse, et le moins que l'on pouvait dire c'était que sa témérité frisait la stupidité.

" On se calme ! Il faut l'excuser, elle n'est pas dangereuse... "

Ses grands yeux noirs détaillèrent la réaction de Dorran avec surprise. A quoi jouait-il ? Il venait de détruire son plan parfait et révéler au bandit qu'elle n'était pas armée. Cet idiot réduisait à néant leurs chances d'en réchapper vivants ! Bien ! Parfait ! Si elle mourrait là maintenant, elle espérait de toutes ses forces que les Dieux se rappelleraient que son futur époux en était le principal fautif ! Elle qui, pour une obscure raison, avait voulu lui sauver la peau, elle aurait mieux fait de faire demi-tour ! Qu'il soit maudit ! Agacée par l'attitude de Dorran, Esrä ne réalisa pas tout de suite que ce dernier avait tendu son bras dans sa direction, lui intimant de le rejoindre avec prudence sous le regard de l'étranger qui continuait de pointer son arme sur le marin. La tension était palpable et la jeune femme hésitait sur ce qu'il convenait de faire maintenant qu'ils ne possédaient plus aucun avantage sur l'étranger. Son fiancé tenta alors de négocier leur vie, prétendant que cette rencontre n'était qu'un malentendu et qu'ils ne présentaient aucune menace ! *Pfff...c'est ça, continue à donner des raisons à ce bandit de nous détrousser !* Pensa Esrä en grimaçant.

" Vous comptez me tirer dessus avec vos doigts madame ? Et puis, vous jugez toujours les gens sans jamais les connaitre ? Quel manque d’éducation ! " Esrä se raidit en entendant les paroles de l'étranger. D'abord inquiète d'avoir froissé un homme armé, elle se retrouva honteuse et vexée qu'un individu comme lui remette en cause son éducation. S'il n'était pas un brigand à proprement parler, sa tenue, son arme et son langage ne faisaient certainement pas de lui un sage ! C'était comme si une fille de joie insultait sa vertu ! Il se moquait du monde !  

La mine sombre, Esrä n'osa cependant pas répondre aux provocations de l'homme qui venait enfin de baisser son pistolet. Lorsqu'il se tourna finalement vers elle, elle ne pu que constater ce qu'elle savait déjà : brun, mal rasé, le regard malicieux, le teint halé des vagabonds, il n'inspirait pas confiance mais plutôt la crainte et le danger. Tiens, un trait commun qu'il partageait avec Dorran !

" Elle semble être dangereuse pour elle-même, c’est déjà un bel exploit. Heureusement que vous êtes plus raisonnable. Mais c’est normal venant d’un marin non ? "

La belle Rajàhorienne lança un regard méprisant à son interlocuteur et se mordit la langue pour ne pas lui rétorquer une quelconque insulte consciente que même baissée, son arme était toujours en sa possession. Bouillonnant de rage, la nomade ne pu que ravaler son orgueil et resserra le châle couleur pourpre qui entourait ses épaules pour la protéger du froid et lui redonner contenance lorsque l'homme s'écarta pour la laisser retrouver Dorran.

La tête haute, elle avança lentement vers son fiancé, notant au passage que ce bon à rien n'avait rien fait pour défendre son honneur. Elle était même certaine qu'il devait jouir de la situation après la dispute de la veille.  

" Attention avec votre pistolet madame, vous pourriez vous blesser. " Esrä sursauta devant cette mise en garde avant de prendre un air outré, ouvrant la bouche tel un poisson hors de l'eau, en entendant l'inconnu rire à gorge déployée. Trop c'était trop ! Ce grossier personnage profitait de sa position de faiblesse pour se moquer d'elle ouvertement. Si seulement elle n'avait pas laissée sa dague empoisonnée au campement, elle lui aurait bien planté dans le pied à celui-là ! Tout en imaginant les pires tortures qu'elle aurait aimé voir subir le bandit, la marchande écourta la distance qui la séparait de son futur époux d'un pas franc et mécontent. Croisant les bras, irascible, elle fit mine de n'écouter que d'une oreille lorsque l'homme se présenta enfin.
Hum...un ancien capitaine Orcitàn....évidemment...comment en aurait-il pu en être autrement ? Elle ne masqua pas son dégout en l'apprenant et laissa Dorran et lui comparer leurs attributs en terme de canons, tonneaux et toutes ces choses qu'elle ne maitrisait absolument pas. La culture Orcitànne n'était vraiment pas sa tasse de thé ! Esrä leva les yeux au ciel ostensiblement lorsque le dénommé Maelkran avoua s'être reconverti en tant que mercenaire, de mieux en mieux, il fallait avoir un goût certain pour la liberté, la manigance, le sang et l'appât du gain pour passer de pirate à vaurien à la botte des poches les mieux remplies ! Un saint parmi les saints !

" Et vous, parlez-moi un peu de vous. Tiens, madame, vous n’êtes pas de notre peuple, je me trompe ? Que faites-vous donc si tard le soir dans un tel endroit ? "

La première réaction d'Esrä fut d'ignorer ses questions, l'observant avec dédain comme s'il n'était pas digne de s'adresser à elle, mais sentant qu'à ses côtés Dorran paraissait étrangement crispé, elle dénia finalement y répondre.

" En effet, je suis Rajàhorienne ! " Répondit-elle avec une pointe de fierté. La marchande marqua une pause et lança une légère œillade à Dorran, hésitant tout à coup à révéler la raison exacte de leur présence dans ces montagnes.

" Nous voyageons avec les guerriers de notre clan jusqu'aux terres Trikaniennes !"

La réunion des quatre clans aux grottes de Calcità n'était pas un secret en soit et sans doute ce Maelkran pourrait très bien y participer, mais l'idée qu'il souhaite se joindre à leur cortège la rebutait et puis, ce n'était surement pas à elle d'exposer l'itinéraire de son clan à un mercenaire. Qui sait ce qu'il pouvait faire d'une information comme celle-ci, certes, les Rajàhoriens ne transportaient cette fois pas de bijoux ou de marchandises mais leurs montures valaient une petite fortune sur les marchés et leur groupe ne serait pas assez nombreux pour donner le change dans un guet-apens. Esrä n'était certes pas une fine stratège, mais elle était fille d'une longue lignée de marchands, elle savait donc la valeur des choses, une qualité qui coulait dans son sang. De même, elle avait insisté sur le "notre clan" en faisant comprendre que malgré son air désagréable et sa lourderie habituelle, Dorran n'était pas comparable à l'ancien pirate puisqu'il deviendrait bientôt un Rajàhor à part entière, une différence qui lui tenait à coeur, sans vraiment savoir pourquoi !

" Quant à ce que je fais ici précisément, cela ne vous regarde pas Orcitàn ! " Cracha-t'elle au mercenaire en l'observant d'un oeil maussade. Bien entendu, elle n'osait pas dire qu'elle se baladait bêtement dans la nuit sans avoir indiqué à quiconque où elle allait, oubliant les bases les plus élémentaires de la survie en dehors de l'Oasis d'Osadii et que c'était le hasard le plus total qui l’avait mise sur leurs chemins. Elle n'avoua pas non plus que la peur de voir son fiancé mourir l'avait poussée à se mettre dans une situation délicate qu'elle regrettait amèrement à présent.

" Sachez simplement que nous ne sommes ni des bandits, ni des mercenaires, vos précieux marchands peuvent dormir sur leurs deux oreilles ! " Elle gratifia son discours d'un sourire forcé à l'adresse de Maelkran lui signifiant qu'il n'y avait là plus aucune raison de s'attarder en ces lieux en si mauvaise compagnie. Sa répartie était sèche et expéditive, elle ne faisait pas le moindre effort pour paraitre courtoise et aimable à l'égard de son interlocuteur.

" Dorran, retournons au campement ! " Glissa-t'elle alors à son fiancé tout en posant une main sur son bras dans l'espoir que ce dernier s'active, révélant son nom par la même occasion. Elle espérait que cette entrevue s'achève ici, encore fallait-il que leur "nouvel ami" les laisse déguerpir.  

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Dorran
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Jeu 31 Mai - 22:26



   
An unexpected meeting
Maelkran & Esrä & Dorran

   
« And now, I'm face to face with all the voices in my head, I can't even check the time without facing regret. Why do I still have to mean everything I ever said? And I'm not trying to be like "poor me", I made it, I'm just trying to stay normal now that they know what my name is. »
« Vous comptez me tirer dessus avec vos doigts madame ? Et puis, vous jugez toujours les gens sans jamais les connaitre ? Quel manque d’éducation ! » En entendant l'homme prononcer ces mots sur le ton de la plaisanterie, Dorran sut qu'ils étaient tirés d'affaire. Enfin... Sauf si sa fiancée parvenait à l'offenser d'une quelconque manière, une chose qu'elle n'aurait certainement aucun mal à accomplir étant donné son caractère irréfléchi et capricieux. La vipère avait pris la mauvaise habitude de parler, et surtout de se plaindre, sans réfléchir et Dorran allait devoir faire en sorte que cela ne cause pas trop de problèmes, en vue de l'avenir commun qui les attendait. Cette perspective était loin de l'enchanter, en particulier lorsqu'il imaginait toutes les situations improbables, semblables à celles-ci, dans lesquelles elle allait l'entraîner. Et dire qu'elle avait accepté de faire des efforts pendant l'accord qu'ils avaient passé la veille !

Mais tout ceci, l'étranger qui venait de provoquer Esrä l'ignorait. Il s'exposait aux foudres de la vipère avec de telles paroles, et qui pouvait dire comment la nomade allait réagir ? Elle aurait tout aussi bien pu se jeter sur lui en hurlant de rage et lui mordre le mollet que cela n'aurait pas étonné Dorran. L'ancien marin ne put d'ailleurs s'empêcher de rouler les yeux vers le ciel lorsqu'il réalisa que l'homme qui lui faisait face était, en vue de ses propos, aussi imprévisible que sa future épouse... Cela dit, il fut sincèrement surpris par l'absence de réponse de la fière Rajàhorienne à cette provocation. En dépit de son air outré, la belle demeura muette, ce qui impressionna Dorran l'espace d'un instant. Et puis, lorsque l'inconnu cessa tout bonnement de pointer son arme sur lui, il sentit une vague de soulagement l'envahir. Peut-être que tout ceci ne se terminerait pas si mal, finalement... « Elle semble être dangereuse pour elle-même, c’est déjà un bel exploit. Heureusement que vous êtes plus raisonnable. Mais c’est normal venant d’un marin non ? » A nouveau surpris, Dorran fixa l'homme avec une attention toute particulière tandis que ce dernier s'écartait pour laisser Esrä passer. Il ne le connaissait pas, il en était certain. Il n'y avait donc qu'une seule explication possible au fait qu'il l'avait appelé marin : il en était un également. Savoir qu'il se trouvait face à un Orcitàn mit les sens du trentenaire en alerte. Son regard se teinta de méfiance tandis qu'il scrutait avec plus d'attention la physionomie de l'homme. Les signes étaient pourtant évidents, comment Dorran avait-il pu passer à côté ? Absorbé par ses pensées, il releva à peine la nouvelle provocation de l'inconnu à l'attention d'Esrä.

Une fois la farouche Rajàhorienne aux côtés de son fiancé, l'inconnu reprit la parole. « Je m’appelle Maelkran, ancien capitaine du Bliss. Un fier indiaman de notre belle nation mon cher camarade marin. 20 canons, 700 tonneaux. Mais le destin m’a jeté sur les côtes et puis dans les montagnes. Maintenant, je suis mercenaire et j'escorte quelques marchands le long du lac, ne prenez pas mal ma méfiance. Mais mon contrat stipule que je dois veiller contre les menaces et un rôdeur en pleine nuit peut facilement entrer dans cette catégorie. » Puisque les présentations étaient de mise et que le dénommé Maelkran semblait à présent tout à fait détendu, Dorran écarta la main de son épée, en signe d'apaisement. L'ancien capitaine avait effectué un geste en permettant à Esrä de le rejoindre sans encombre et en baissant son arme, il n'y avait donc aucune raison pour que le Rajàhorien d'adoption n'en fît pas de même. Dorran émit un grognement et hocha légèrement la tête en guise d'entendement. Il comprenait à présent pourquoi l'Orcitàn s'était trouvé sur la défensive lors de leur rencontre. Cependant, si l'homme s'attendait à une présentation aussi détaillée de la part du couple, il allait être déçu. « Je comprends. Il n'y a pas de mal. » dit-il alors pour dissiper une bonne fois pour toutes le malentendu. Il ne voyait pas quoi rajouter d'autre, l'autre savait déjà qu'il était Orcitàn, et même marin. C'était bien assez pour Dorran qui n'avait jamais possédé aucun bateau et vivait une vie somme toute modeste chez les nomades. Cette avarie de paroles ne sembla pas satisfaire le dénommé Maelkran, cependant, car il ne tarda pas à relancer la conversation.

« Et vous, parlez-moi un peu de vous. Tiens, madame, vous n’êtes pas de notre peuple, je me trompe ? Que faites-vous donc si tard le soir dans un tel endroit ? » Le ton était léger mais les intensions du mercenaire était claires : il n'était pas près de les laisser repartir sans obtenir un minimum d'informations en retour. Le fait qu'il s'adresse directement à la vipère du désert pour parvenir à ses fins inquiéta quelque peu Dorran, qui crispa la mâchoire. Esrä n'avait pas la langue dans sa poche, et ni elle ni lui ne savaient s'il était sage de révéler tous les tenants et aboutissants de leur voyage. Il appartenait plutôt à Sokà d'en décider, mais malheureusement le chef du clan se trouvait au campement rajàhor, de l'autre côté du lac. Peut-être sa fiancée avait-elle également pris le temps de réfléchir à tout cela, ou peut-être était-elle simplement en train de bouder, mais le fait était qu'elle avait attendu quelques minutes avant de se décider à répondre à l'Orcitàn. « En effet, je suis Rajàhorienne ! Nous voyageons avec les guerriers de notre clan jusqu'aux terres Trikaniennes ! » finit-elle par déclarer sur un ton solennel. Dorran glissa le regard dans la direction de la jeune femme qui se tenait bien droite, drapée dans son châle rouge, la tête haute et le regard fier. L'inquiétude provoquée par le fait de ne pas savoir ce qu'elle allait révéler ou non au mercenaire s'estompa l'espace d'un instant pour donner naissance à un léger sourire. Cependant, lorsqu'il la vit s'apprêter à reprendre la parole, l'appréhension l'assaillit de nouveau et son sourire s'évanouit aussitôt. « Quant à ce que je fais ici précisément, cela ne vous regarde pas Orcitàn ! Sachez simplement que nous ne sommes ni des bandits, ni des mercenaires, vos précieux marchands peuvent dormir sur leurs deux oreilles ! » Dorran se retint de se frapper le front du plat de la main en entendant le ton dédaigneux et provocateur avec lequel Esrä s'adressait à l'homme. Avait-elle déjà oublié que ce dernier était en possession d'une arme capable de l'atteindre à cette distance ? L'épée de l'ancien marin ne suffirait pas à la protéger si jamais le mercenaire se décidait à tirer ! « Dorran, retournons au campement ! » intima-t-elle alors à son fiancé qui fronça les sourcils à l'idée de se voir donner un ordre par la vipère. Puis, lorsque la main de la nomade vint se poser sur son bras, les sourcils de l'ancien marin firent le chemin inverse pour former un arc surpris. Il la regarda quelques secondes, passablement las de ces retournements de situation, avant de soupirer et de reporter son attention sur l'Orcitàn, ignorant superbement l'injonction de sa fiancée.

« Comme je vous le disais, nous ne représentons aucune menace et ne cherchons pas les ennuis. » répéta-t-il sur un ton plus posé que celui employé par sa promise. « Notre groupe reprendra la route demain matin, et nous préviendrons les nôtres de ne pas venir se promener par ici durant la nuit. » Il ne voyait pas pourquoi un nomade pourrait avoir envie de sa balader de ce côté du lac au beau milieu de la nuit, mais au moins le mercenaire était prévenu. Les guerriers du clan sauraient que des marchands et leur escorte se trouvaient là, et chacun resterait dans son coin. Au petit matin, les deux groupes reprendraient la route. Au loin, le cri d'un herbivore se fit entendre. Visiblement, leurs montures n'étaient pas encore endormies, qu'est-ce qui avait encore bien pu se passer autour de l'enclos ? Instinctivement, Dorran lança un regard vers l'arrière. Outre le bruit de l'animal, aucun autre son suspect ne semblait émerger de leur campement, ce qui le rasséréna. Il reporta son attention sur le mercenaire et haussa les épaules. « Désolé pour ça, ils vont peut-être se montrer bruyants cette nuit. » renchérit-il en parlant des dinosaures. Puisque l'Orcitàn avait dit vivre dans les montagnes à présent, il devait connaître des Kàvaliens chevauchant les grands reptiles volant. Que ce soit le cas ou non, le fait que les nomades utilisent de grands herbivores comme monture n'était un secret pour personne. Et si leur présence devait incommoder les marchands que le mercenaire escortait, tant pis pour eux.
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Maelkran
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Sam 9 Juin - 17:03

La situation était totalement détendue maintenant, la femme était juste une nuisance mais sans plus. L’homme ne voulait pas se battre et cherchait constamment à désamorcer la situation. Tant mieux, Maelkran rengaina son pistolet. Il aurait bien discuté un peu plus, que faisait donc un marin dans le milieu le plus hostile qui soit pour quelqu’un comme lui. Le désert, cette mer de sable brûlante et hostile où la vie est presque-impossible. Là où les seuls être vivants sont rêches, malpolis et cruellement sans intérêt. Non, Maelkran n’aimait pas les gens du désert ! Mais quoi de plus normal pour un homme de la mer, l’exact opposé d’eux !

Le capitaine avait maintenant le champ libre pour comprendre et interpréter ce que lui avait dit la femme du désert. C’était curieux qu’une colonne de soldats, car elle avait insisté sur le mot comme une menace, aille à l’autre bout du continent.

Surtout si ce ne sont pas des marchands.

Un vieux marin comme Maelkran aimait les nouvelles quand elles arrivaient, il aimait apprendre ce qui se passait dans le monde et sa démarche n’était jamais que purement naïve. Il n’appartenait plus à aucun clan et vivait juste sa vie. Sa curiosité naturelle lui disait de poser plus de question, son respect des convenances lui disait de les laisser partir et sa paranoïa disait de ne pas les croire. Autant dire que c’était un sacré conflit dans sa tête. D’autant plus que Dorran, l’orcitan, semblait un peu sur la défensive et assez évasif, aussi poli qu’il soit, comme s’il n’était pas content de croiser un compatriote. Ce qui était contraire à la nature de presque tous les marins ! Il devait certainement cacher quelques chose et en tant que mercenaire, il convenait de découvrir quoi.

Maintenant, une autre idée venait lui effleurer l’esprit. Et si cet Orcitan était un criminel, comme lui, qui à fuit la justice pour ne plus jamais revenir dans son pays ? Peut-être craint-il que Maelkran le livre aux autorités ? Ce serait une sacrée ironie tout de même ! Qui de plus mal placé que lui pour arrêter quelqu’un fuyant la justice ? Bien évidemment, pas question d’une quelconque amnistie si ça arrivait. Là-bas, une faute ne se pardonnait pas par la délation. Si Maelkran voulait le livrer, ce serait pour se livrer aussi et subir un châtiment mérité.

Décidant finalement de se montrer aussi concilliant que possible, il s’écarta, montrant qu’il les laissait partir :

- D’accord, très bien, je vais donc vous souhaiter une bonne soirée. Je vais aller prévenir mes camarades de votre présence. Je leur demanderais de faire de même et d’éviter votre secteur. Cependant, je vous invite à la prudence, si ces animaux s’agitent c’est peut-être qu’ils ont senti un prédateur. J’ai eu la malchance de croiser une bande d’Utharaptor dans le coin. Je serais d’avis de prévenir vos palefreniers, ça pourrait mal se finir.

Comme pour appuyer ses dires, un de leurs animaux émit un puissant barrissement grave et continu, auquel répondit une foule beaucoup plus aiguë de piaillements agressif. Calmement, Maelkran resortit son épée et son pistolet :

- On dirait qu’ils ont commencés, je ne saurais trop vous conseiller de dégainer vos armes et faire attention à vous. Il pourrait avoir des trainards qui s’en prendraient volontiers à quelques choses de moins coriace qu’un herbivore de deux tonnes. Comme une petite fleur du désert par exemple.
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❝An unexpected meeting❞ × Maelkran&Esrä&Dorran
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