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 I'm better off without you | Maelkran

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MessageSujet: I'm better off without you | Maelkran   Lun 7 Mai - 20:05

i'm better off without you
Maelkran
&
Shorka


 

 



 

 

“My daughter is my everything.
Her father was the mistake.”

Tu t'étires en baillant, encore allongée sur la paillasse de l'auberge où tu as passé la nuit. Enfin une bonne nuit après avoir passé plusieurs jours dans la nature, avec Kélenn. Ce voyage ne t'a pas vraiment laissé un bon souvenir, même si Kélenn n'est pas un homme désagréable, au final. La prochaine fois que tu devras te rendre à Daenor, tu ne prendras pas ce chemin-là...Peut-être que tu demanderas de l'aide à Kélenn avant de te perdre dans les montagnes et d'avoir besoin d'être secourue. Tu l'as d'ailleurs menacé, pour qu'il ne parle pas de ce qui s'est passé, du fait que tu ais eu besoin de lui pour te sortir de ce faux pas. Daelan n'en parlera à personne, ça tu le sais bien, mais faire confiance à ce garde pour qu'il ne pipe mot là-dessus, c'est une autre paire de manche. Peu importe, ce matin, tu as autre chose à faire que de penser à lui et à ce qui s'est passé au courant de la semaine passée. Tu as quelqu'un à retrouver.

Tu ne pensais pas ça possible. En fait, tu n'espérais même pas que ça puisse arriver, tu n'y pensais simplement jamais. Et pourtant te voilà à Daenor, t'habillant avant de faire le tour des tavernes pour trouver une compagnie de mercenaires qui loue ses services en ville et dans la région. Tu n'aimes pas les mercenaires, ils ne sont fidèles à rien, ne croient à rien et ne se battent que contre de l'argent, sans aucune conviction. Si tu pouvais faire autrement, tu le ferais, mais tu as besoin de les trouver, de les rencontrer, l'un d'entre eux t'intéresse. Malheureusement pour toi, tu ne sais pas du tout à quoi il ressemble, tu vas devoir trouver ces mercenaires et leur demander directement où peut se trouver cet homme, en espérant qu'ils te répondent.

Mais pourquoi le cherches-tu, cet homme...? Parce qu'il pourrait bien être ton père. C'est étrange d'apprendre que tu as un père. Bien entendu, tu savais que tu en avais un, mais te dire qu'il n'est pas mort et qu'il est quelque part...Ça t'a fait bizarre. Tu l'as appris peu après ce fiasco quand l'oiseau de métal est arrivé, tu as reçu une lettre d'un homme que tu ne connaissais pas mais qui disait connaitre ta mère. Beaucoup de personnes connaissaient ta mère, elle était une grande capitaine, mais la lettre ne parlait pas que d'elle, elle parlait aussi de ton père...Ta mère ne t'en a jamais parlé, pas réellement. Tout ce qu'elle t'a jamais dit, c'était qu'il n'avait aucune importance, qu'il n'était qu'un homme parmi d'autres et qu'elle n'en avait pas un souvenir impérissable. Tu l'as toujours crue, c'était ta mère, elle ne te mentait pas. Et pourtant...Même si il n'est pas important, tu as envie de le connaitre, tu as envie de le rencontrer. Et te voilà à Daenor pour ça.

Tu passes plusieurs heures à passer de taverne en auberge, d'auberge en pub, pour chercher la compagnie de mercenaire dont il fait partie, d'après ton oncle. Tu commences t'agacer, ils ont peut-être été embauchés dernièrement et ne sont même pas en ville. Tu soupires, alors que tu traverses une rue pour te rendre dans une énième auberge. La fin d'après-midi est arrivée et le soleil va bientôt tomber derrière les montagnes. Même si ils ne sont pas là, toi tu t'arrêteras pour prendre un verre et tu reprendras demain. L'auberge est d'ailleurs bien pleine, des gens boivent, d'autres mangent, ils font tous du bruit et les serveuses passent d'une table à une autre dans un ballet bien coordonné qui te rappelle un peu celui que ton équipage joue sur ton navire. Ton navire commence d'ailleurs à te manquer, comme la mer...

L'aubergiste est occupé mais tu l'appelles quand même une fois devant le comptoir pour lui demander si la compagnie est là. Tu es très étonnée d'apprendre que oui, les hommes se trouvent ici, et tu te tournes vers le coin que le patron te montre. Il y a plusieurs hommes, exactement comme tu imaginais les mercenaires, ils ne t'inspirent pas confiance. La tête haute et le buste bien droit, tu t'avances jusqu'à l'une des tables. Tes cheveux blancs bougent à chacun de tes pas, qui résonnent sur le parquet de l'auberge. Tu t'arrêtes devant l'une des tables où boivent les mercenaires, attirant l'attention de plusieurs d'entre eux. Ils louchent sur toi, peu regardent ton visage, tu as l'habitude avec ce genre d'individus alors tu ne dis rien à ce propos, pour l'instant. Tant qu'ils ne tentent pas de te toucher, tu ne diras rien.

" J'cherche Maelkran, " dis-tu, sûre de toi et en restant bien droite. " J'ai b'soin d'lui parler, il est là ? "

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MessageSujet: Re: I'm better off without you | Maelkran   Mar 8 Mai - 2:10

La vie dans les montagnes n’est pas réellement comparable à la vie sur l’océan, en fait, car pour comparer, il faudrait des points positifs et négatifs dans les deux camps. Or pour Maelkran, la montagne présenter l’ultime avantage de ne pas risquer la justice Orcitan et un douloureux passage sous la proue de son propre navire. Donc la montagne gagnait par défaut et se montrait donc incomparable. Cette logique cynique et désabusée était le maitre mot de l’ancien capitaine.

Il valait mieux escorter un marin d’eau douce que d’être mort et, étrangement, le travail n’était pas si désagréable… la paie était bonne, les gens variés et ils avaient tous quelque chose à raconter sur leur vie et leurs voyages.

L’un était allé dans le désert des nomades, un autre arpentait ces montagnes depuis son enfance, un avait vu un oiseau de métal géant, d’autres encore vivaient dans des arbres si haut que même un brachiosaure ne pouvait espérer les toucher. Lui, il venait d’un monde où les montagnes sont changeantes, liquides, porteuses de vie et de mort en même temps.

En d’autre terme, la rencontre de son ancien monde et de son nouveau produisait un mélange appréciable : un frisson d’inconnue que même plusieurs années n’avaient pas réussi à éteindre. Maelkran savait, son âme de marin lui demanderait, qu’un jour il repartirait explorer le monde. Un marin n’est pas fait pour vivre toute sa vie au même endroit, quand bien même on est au bout de celle-ci.  Tant qu’il s’en sortira la force, il arpentera le monde et vivra comme son bonheur l’exige.

Heureusement que son nouvel emplois lui permet de continuer en partie sa vie d’explorateur, mercenaire, escorteur, garde du corps, éclaireur. Tans de métier demandant une épée et lui ne demandait rien de mieux de l’offrir aux gens. Le commandant des Tigres noirs l’avait bien compris quand il l’avait engagé, cinq ans avant. Il avait tout de suite cerné la soif d’aventure de sa nouvelle recrue et sa solide expérience du combat. Le handicape de l’âge s’étant rapidement effacé lorsqu’il avait « discuté » avec quelques chiens fous de la troupe.

Bien assez vite, son sens du commandement, ancien capitaine oblige, l’avait ratrapé et il avait su tirer son épingle du jeu lors des combats et en dehors, tenant  ses camarades avec une efficacité troublante. Son tempérament intransigeant n’avait d’égale que son ardent. Le rendant à la fois craint mais pourtant apprécié des autres. Ce qui lui allait parfaitement, en fait, si sa femme et ses enfants avaient été là, peut-être, peut-être aurait-il moins regretté l’océan. Car, certains jours, ne pas voir l’horizon et ne pouvoir suivre la course du soleil lui manquait cruellement. Les siens aussi, leur absence creusant inexorablement dans son cœur.

D’autre jours, le destin lui donnait de quoi sourire et du baume au cœur. Quand par exemple, un marchand veut une protection rapproché de son convois jusqu’à la côte sud du continent ! C’est ce que fêtaient les tigres ce soir à la taverne. Une longue escorte avec une belle portion sur canaux et rivières. Maelkran prendrait la tête d’une petite dizaine d’hommes pour cette mission totalement dans ses cordes. Ce serait d’ailleurs la première fois qu’il commanderait officiellement une mission !

Autant dire que pour lui, la soirée était réellement bonne. Il était là, attablé avec quelques-uns de ses amis, une bonne pinte à la main, parlant de la mission, de tout et de rien à la fois. La soirée se finirait dans les bras d’une des filles pas farouches peuplant ce genre d’endroit et demain il préparerait ses affaires. Mais alors que la discussion partait sur « comment repousser un abordage », une voix se fit entendre directement dans le dos de Maelkran. Sans même se retourner, il devina à l’accent que cette fille, car c’était une voix de femme, était celui de son peuple.

La bouche à moitié ouvret de Raegh, son meilleur ami dans la compagnie, et les yeux ebahit des autres, lui indiqua que la femme était soit très belle, soit très moche. Mais la première option semblait la plus probable quand il vit la main baladeuse de Jynae partir en direction de l’inconnue. Il n’avait jamais su se tenir avec les femmes :

- Jynae, tes mains à plat sur la table, tout de suite. Cette dame n’est pas de la viande, reprenez-vous tous. Loyrel, tu emmènes Orik vomir ailleurs, il ne tient plus sa bière.

Ferme, cassant, n’admettant aucune discussion. C’était l’autorité naturelle d’un homme donnant des ordres depuis ses dix-huit ans. Maelkran s’accorda enfin le luxe de regarder la personne qui le demandait et, alors qu’il venait de faire le reproche à ses amis,  resta pantois pendant plusieurs secondes.

L’image d’une femme aux cheveux blonds, si blonds qu’ils semblaient blancs et argents, reflétant le soleil comme une pierre précieuse. Immédiatement, il se revit à peine adulte, blessé, sur le pont d’un navire couvert de sang, une torche à la main, le cœur et son navire au bord de l’explosion. Après toutes ses années, ces yeux, cette mâchoire, ces cheveux et ce maintien… Tout était resté précis dans son esprit.

Mais ce n’était pas la femme de ses souvenirs, bien qu’elle soit son portrait, car elle avait déjà plusieurs années de plus que lui à l’époque. Celle-ci semblait avoir trente ans et ne portait pas de cicatrice à la joue… La seule explication qu’il voyait était que cette jeunette était sa fille ou du moins une parente. Cyniquement mais fort logiquement, la première pensée de Maelkran fut que c’était une chasseuse de prime voulant le ramener  à la justice de son peuple.

Après un instant interminable, il se leva pour faire face à l’impromptue personne. Plus petite que lui, mais aux yeux pleins de déterminations, elle semblait chercher des réponses et elle ferait tout pour les avoir. D’un geste, il l’invita à le suivre dans une des salles annexes, privatisé par les tigres ce soir là. Il y avait deux petits jeunes qui gardaient les armes de tout le monde, en jouant aux cartes. Des braves gars, un peu niai mais motivés :


- Dehors, ne revenez que quand l’un d’entre nous sors, pas avant
.

Encore une fois, le ton n’admettait pas de réplique. D’un autre geste, il désigna un bout de la table à la jeune femme et se mit de l’autre côté, il était important de garder un espace de sécurité avec un inconnu :

- Vous êtes là pour quoi ? Me trainer devant la justice Orcitan ou c’est pour une affaire relative à une pirate vous ressemblant traits pour traits ?
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MessageSujet: Re: I'm better off without you | Maelkran   Mar 8 Mai - 23:57

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“My daughter is my everything.
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Tu vois leurs regards, tu vois qu'ils te dévorent des yeux comme si tu n'étais qu'un morceau de viande. Tu sais que l'un, au moins, va tenter de laisser une main se balader. Tu es prête à le recevoir, une main dans le dos sur le manche de ta lame...Mais l'un des hommes se charge à ta place de le remettre au pas. Sa voix est forte et son ton autoritaire, c'est sans appel et gare à celui qui n'obéirait pas à ces ordres. Tu sens bien chez cet homme une autorité naturelle, quelque chose qui pourrait le qualifier de capitaine si il avait été sur un bateau. Elle ne dit rien alors qu'elle le voit donner ses ordres et se retourner enfin vers elle. Il est certain qu'il n'a pas le même regard que les autres hommes sur elle, c'est agréable pour une fois.

Il se lève et vient vers toi, te toisant de toute sa hauteur. Il est bien plus grand que toi, comme quasiment tous les hommes que tu croises. Même les femmes ont tendance à être plus grandes que toi, tu as toujours supposé que ta petite taille était due à ton enfance sur le bateau. En tout cas, ça ne t'a jamais dérangé d'être petite, tu préfères même, tu es bien plus discrète et tu peux te déplacer partout sur ton bateau. Les autres se sont tus et ont obéi aux ordres qu'il avait craché. Il te fait signe de le suivre, il ne veut pas discuter en public, vraisemblablement, ou au moins pas devant ses hommes, puisque tu supposes qu'il est le chef de cette bande de mercenaires.

Tu ne sais quoi en penser. Tu sais qu'il s'agit de lui, tu sais qu'il est Maelkran et qu'il n'y a pas de doute possible. De là à savoir qu'il est vraiment ce que son frère prétend...C'est une tout autre histoire. Tu sais pas si tu auras une vraie réponse à cette question, mais tu en as déjà un peu appris sur lui. Tu lui donnes une cinquantaine d'année, soit un peu moins que ce que ta mère aurait eu si elle avait été vivante. En dehors de ça...Il semble sûr, a un vieil accent d'Orcitan et cet air buriné de l'homme qui a déjà bien vécu. Etait-il un pirate comme ta mère...? Mais si il l'était, pourquoi est-il devenu mercenaire, aussi loin de la mer hein ? C'est étrange, très étrange. Tu auras surement une vraie réponse, après votre discussion, au lieu de n'avoir que des suppositions.

Tu le suis jusque dans une salle à l'écart, une salle où se trouvent leurs armes et où il vire deux hommes qui montaient la garde. Tu vas t'asseoir à un bout de la table, lui à l'autre, il semble vouloir mettre de la distance entre vous. Ça ne t'étonne pas, toi aussi tu aimerais garder de la distance entre toi et une personne inconnue qui te réclame sans se présenter. Il rentre dans le vif du sujet immédiatement...Et tu ne sais pas vraiment quoi dire quand il mentionne ta mère. Il l'a bel et bien connu. Serait-il en effet ton père...? Ton coeur bat plus fort dans ta poitrine, soudainement, tu sens monter en toi quelque chose que tu n'as pas connu depuis longtemps, cette sorte de bouffée d'incertitude qui t'envahira si tu n'y prends pas garde...

" Je suis là pour elle, en effet. C'était ma mère et...J'ai rencontré quelqu'un qui prétend que vous l'avez connue. Très bien connue même. Seraven, votre frère d'après ce qu'il m'a dit, affirme que...vous seriez mon père. " Tu n'y vas pas par quatre chemins non plus, tu ne vois pas d'intérêt à lui faire perdre son temps et à perdre le tien du même coup si il n'est pas ce que tu attends de lui...
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MessageSujet: Re: I'm better off without you | Maelkran   Mer 9 Mai - 12:41

Le temps est une notion qui est très relative, lorsque la routine d’un navire s’installe et que la mer n’est plus que l’unique paysage, il devient difficile de différencier les jours et plus rien ne semble exister, tout se fond dans une sorte de flot intangible où le travail est la seule chose qui occupe les esprits. Un mois, deux mois, même en tenant un journal de bord, on ne savait jamais vraiment. Plus d’une fois, il arriva au port en se rendant compte qu’il était partit depuis six mois et il ne s’en était même pas rendu compte.

C’est exactement la même sensation que le capitaine éprouvait là tout de suite. Yeux dans les yeux, regard lourd d’un homme blasé et regard inquisiteur d’une jeune femme énergique. Pendant combien de temps sont-ils restés à se regarder sans rien dire ? Une minute, une heure, ou seconde peut-être ? Maelkran tapotait la table du bout des doigts, la déclaration de la jeune femme l’avait pour le moins surpris.

Le vieux cœur du marin avait manqué un battement et il avait senti ce serrement, cette émotion si excitante. Il était face à l’inconnu, devant un nouveau défi, tant de questions à poser, se poser et résoudre.
En vieux loup de mer, il ne pouvait refuser la conversation qui allait s’engager et il ne pouvait refuser les conséquences de ses actes. Quand, comment et dans quelle situation cette fille s’était dite que ce serait une bonne idée de chercher son père ? Que lui avait racontée Vanka ? L’avait-il marqué comme elle l’avait marqué ?

En admettant qu’il soit le père de cette fille, que faudrait-il faire ? La prendre dans ses bras et la rassurer sur l’avenir ? Elle ne semblait pas en avoir besoin, l’aura de sa mère transpirait par tous les pores de sa peau. Un sacré nombre d’hommes devait être tombé à genoux devant elle.
Enfin, après une très longue, ou courte, hésitation, Maelkran se décida enfin à parler :

- Vu comment s’est passé la rencontre avec votre mère, j’ose croire que rien de fâcheux n’est arrivé à mon cher frère.


Cassant et net, il montrait là quelles étaient ses priorités dans la vie, son frère l’avait soutenu en toute circonstance.

Il avait renoncé à l’achat de son propre navire, alors qu’il en avait les moyens, simplement pour rester avec son frère. Les deux avaient toujours partagés une relation privilégiée. Sa mort l’attristerait énormément et , fille ou non, même s’il devait revenir en Orcitan, Maelkran le vengerait et irait se recueillir sur sa tombe… même si celle-ci est métaphorique.

En fouillant dans les yeux de la jeune femme, il obtint la réponse qu’il voulait. Non, elle n’avait pas tuer Seraven, sinon elle ne se tiendrait pas devant lui aussi droitement et fièrement que possible. Même si son visage trahissait une certaine nervosité, bien compréhensible :

- J’imagine que vous êtes là pour connaitre les détails de notre rencontre avec votre mère. Je vais vous l’avouer, ce fut pour le moins surprenant et réellement inoubliable pour quelqu’un d’aussi jeune que moi.

En disant ça, il restait parfaitement stoïque, ne montrant aucun sentiment, du moins il essayait mais un léger sourire se devinait et il ne parvenait pas à dissimuler la chaleur de sa voix. Aussi effroyable que fut la journée, les pertes dans son équipage, les dégâts au navire, les morts les jours suivant, la folie de sa mère. Mais pour rien au monde il ne voudrait effacer ce jour.

- J’avais à peine 18 ans à l’époque, j’avais pris le commandement du Bliss depuis quelques semaines à peine ! Un indiaman de 3 mats commandé par un gamin et pas un pirate, un marchand connu et respecté. Ta mère nous a prise en chasse un jour par vent arrière, elle nous a rattrapées à une vitesse ! je n’aurais jamais cru ça possible !

Instinctivement, Maelkran saisit deux dagues qui trainaient dans un coin pour figurer les navires et rejoua tout l’abordage. Encore une fois, tout était clair dans sa tête et les mots virent facilement. C’était ça qui était fascinant chez les marins, même si deux personnes ne s’étaient jamais vu, il suffisait de parler manœuvre pour briser la glace et entamer la discussion. Vint le moment de la sainte barbe et de la reddition.

Cet acte l’avait rendu célèbre parmi les autres marchands et beaucoup l’avaient imité dans les années qui suivirent. Avec plus ou moins de convictions, et parfois allant au bout de la manœuvre…

- Ta mère allait gagner la partie, mais je ne pouvais me résoudre à perdre mon premier chargement. Alors j’ai simplement menacé de nous tuer tous. Etrangement, elle m’a écoutée et l’acte l’a suffisamment impressionné pour qu’elle respecte sa parole et parte après nos… délibérations.

Maekran toussota car il avait une question assez gênante à poser :

- D’ailleurs, tu es certaine que ce serait moi et pas un autre ? Je ne sais pas comment se comportait ta mère, mais je ne pense pas qu’elle soit du genre à se contenter d’une seule …proie.

Le terme semblait parfaitement adapté pour l’ancien capitaine, il n’avait été qu’un jouet dans des mains expertes, des mains d’une femme beaucoup plus mûre que lui. Qui possiblement lui avait laissé un héritage pour le moins, surprenant :

- Au fait, tu ne m’as pas dit comment tu t’appelais.

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MessageSujet: Re: I'm better off without you | Maelkran   Ven 11 Mai - 22:57

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“My daughter is my everything.
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La situation est étrange et tu es particulièrement stressée de te retrouver en face de cet homme. Tu faisais la fière, tu te tenais droite et tu affichais clairement ton air arrogant et sûr de toi en face de ces hommes en cherchant Maelkran. Mais tu n'en mènes pas large en réalité, tu fais encore semblant, tu te tiens droite et tu essaies d'avoir l'air imperturbable en le regardant. Il plonge ses yeux dans les tiens, leur couleur si bleue est perturbante, on dirait qu'ils peuvent percer ton âme et lire tout ce qu'il y a en toi. Tu sais que non, tu sais que tu es impassible et que personne n'a jamais su lire en toi. Il te demande, l'air de rien, si son frère n'a rien. Tu n'avais aucune raison de t'en prendre à lui, tu trouves même assez sympathique ce drôle de mec en réalité. " Je ne lui ai rien fait, il m'était plutôt agréable, je n'avais aucune raison de lui faire du mal, " réponds-tu rapidement, l'air de rien.

C'est alors qu'il se met à parler de ta mère, répondant de lui-même à une question que tu te posais sans vraiment te l'avouer. Que s'est-il passé entre ta mère et lui...? Tu as demandé à ta mère, à plusieurs reprises, qui était ton père, comment elle l'avait rencontré, pourquoi il n'était pas avec vous...Tu lui as surtout demandé ça quand tu étais petite, avant de te rendre compte qu'elle n'accordait visiblement aucune importance à ton géniteur. Ce qui a forgé ta propre opinion sur les hommes, ne les voyant à ton tour que comme des objets que tu peux utiliser, la plupart du temps pour ton plaisir, et qui n'ont ni compétence ni importance. Si tu avais eu un père, un modèle masculin, peut-être que tu aurais eu une autre vision des hommes.

Maelkran te raconte son histoire, comment il a connu ta mère et ce qui s'est passé...Tu écoutes, avec attention, étonnée que ta mère, ni aucune membre de l'équipage, ne t'ait parlé de cette rencontre. Un homme, un capitaine, qui a menacé de tuer tout le monde, probablement en faisant exploser une réserve de poudre, tout le monde aurait du te parler de ça. Certes, ce n'est pas très glorieux pour ta mère, s'être faite mener par le bout du nez par quelqu'un, un homme beaucoup plus jeune qu'elle en plus, ça ne donne pas une bonne image de la légende qu'elle était. Tu restes étonnée par ce qu'il te dit, le détaillant du regard en te demandant si il enjolive les choses ou pas. Tu n'en as pas l'impression, ce qui attise ton intérêt. Ta mère était une grande capitaine pirate, vraisemblablement ton père était également un capitaine remarquable. Pas un pirate, mais quelqu'un avec un certain caractère.

Tu réfléchis à ce qu'il t'a dit quand tu l'entends tousser. Tu esquisses un sourire alors qu'il te demande si tu es certaine de ce que tu avances. Tu l'es. Maintenant que tu le vois, que tu as entendu l'histoire de leur rencontre, tu es certaine que c'est lui. Il a l'air gêné de poser la question, comme si il espérait qu'il ne soit pas ton père. " Shorka, j'm'appelle Shorka... " dis-tu en te rendant compte qu'en effet, tu ne t'es pas présentée alors que toi, tu connaissais son nom. Tu prends un peu de temps avant de répondre à sa question, mettant tes pensées dans l'ordre et songeant aux autres choses que tu veux lui demander. Tu as le regard légèrement dans le vide, perdue dans tes pensées, mais tu le reposes sur lui rapidement.

" Maintenant que j'vous vois, et avec c'que vous m'dites, oui j'pense pouvoir affirmer qu'c'est vous et pas un autre. " Tu marques une légère pause, cette annonce est déjà suffisante pour le remettre un peu mal à l'aise, sans oublier ta propre gêne face à lui. " Ma mère, elle avait plein d'amants, ouais. J'en ai vu beaucoup, plusieurs fois la plupart du temps. Vous, j'vous avais jamais vu, personne m'a jamais parlé de vot'rencontre alors qu'on m'a raconté beaucoup d'aut'choses. Pour moi, ça ressemb'à un secret tout ça. Et puis...D'après c'que l'ancienne s'conde de ma mère m'a toujours dit, l'année de ma naissance, le navire est presqu'pas rentré à Menethil et elle voyait qu'un homme pour être mon père. Mais...Personne m'a jamais dit qui c'était. "

Tu croises les bras et t'appuies sur le dossier de la chaise en te mettant en arrière. Tu ne sais pas quelle attitude adopter, après tout c'est ton père, c'est en partie grâce à lui que tu es là et tu ne pensais pas savoir qu'il existait un jour. " Vous êtes pas comme j'imaginais. D'jà, je pensais qu'vous seriez un pirate, comme elle... "
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MessageSujet: Re: I'm better off without you | Maelkran   Sam 12 Mai - 17:09

Maelkran regarde…Shorka, car visiblement il s’agit de son nom, d’un air se voulant dur et  froid. Mais son vieux cœur de marin battait à un rythme soutenu, la situation commençait à devenir intéressante et inattendue. Mais surtout, il ne voyait pas comment celle-ci pourrait se finir ni deviner ce qui ressortirait de leur discussion. Même si cette fille était réellement la sienne, pourquoi pas, il avait après tout besogné en ce sens…

Il l’écoutait sans dire un mot, la laissant s’exprimer comme une personne se doit de le faire. Mais ce qu’elle disait ne lui plaisait pas, pas du tout même. Son moment de gloire, marquant le début d’une toute aussi glorieuse carrière, s’était répandu comme une légende dans tous les ports au nord du continent.

Mais les personnes les plus directement semblaient avoir décidé de l’effacer de leur mémoire, était-ce un souvenir humiliant ? Maelkran ne le pensais pas, c’était un acte de folie répondant à une situation sans espoirs. Mais ce n’était que son point de vu, qu’il s’était fait en étant un adolescent mal dégrossi. Si on se plaçait du point de vue de quelqu’un d’autre, effectivement ça pouvait se comprendre :

- Si tu étais à la place de ta mère et  qu’un gamin encore puceau, comme c’était mon cas, tue plusieurs de tes membres d’équipages et te vole la victoire que tu allais avoir… J’ignore ce qu’elle pensait à l’époque, mais je ne serais pas spécialement surpris si elle s’était braquée et avait caché cette défaite.

Que dire d’autre ? Devez-t-il se montrer plus chaleureux dans sa façon de parler ? Qu’attende-t-elle de son géniteur, père n’étant pas le terme à employer dans ce cas… Ne serait-ce qu’une simple recherche de la vérité ?

Ensuite ? Elle retournerait piller les navires des marchands ? Il ne fallait pas être bien malin pour comprendre qu’elle suivait la voix de sa mère. Mais elle semblait presque déçu que lui-même n’en soit pas un, s’attendait-elle à une montagne de muscle parlant aussi mal qu’elle ? Borgne et sans pitié ? Maelkran se penche en avant pour continuer :

- Non, je suis désolé de te le dire, mais pirate, non, du moins pas avant que je mette en l’air ma carrière de marin… J’ai été marchand, transporteur de marchandise, croisiériste, corsaire… J’ai participé à des batailles avec la Flotte du gouvernement, transporté des troupes, j’ai aussi chassé des pirates à mes heures perdues.

Oui, sans honte, il avait participé à la traque  de pirates et envoyé par le fond quelqu’un d’entre eux. Ses méthodes s’étaient affinées depuis sa rencontre avec LA pirate de sa vie, et aucuns d’entre eux ne semblaient avoir la moitié du talent de celle-ci. Ils se contentaient souvent de foncer sur eux et les canonner sans réelle stratégie ni imagination.

C’était avec pitié qu’il les avait balayés de ses canons, et un gout assez étrange lui venait dans la bouche maintenant. Sa fille aurait pu être l’une d’entre elle et c’est avec la même hargne qu’il l’aurait anéanti.

Mais ces dernières années, il avait compris ce qu’un homme pouvait faire pour survivre et son propre comportement n’était pas si différent. Tuer pour vivre, tuer pour manger… fuir la justice, se cacher, se faire oublier…

- Mon frère a certainement expliqué que j’ai fait des erreurs, grave et ayant ruiné ma réputation. La sentence aurait certainement été la mort et il  se trouve que j’aime vivre. J’ai fui jusqu’ici, pour me construire une nouvelle vie de mercenaire. Dis-moi, comment tu imaginais que je serais ?  Cela te déçois-t-il ?

Même si sa voix semblait ferme et froide, son cœur s’agitait… il avait, au fond de lui, réellement envie de savoir ce qu’elle pensait et en fait, il se rendait compte qu’il aimerait bien que cette fille ne soit pas déçue…
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MessageSujet: Re: I'm better off without you | Maelkran   Dim 13 Mai - 10:06

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&
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Her father was the mistake.”

A sa remarque, tu ignores si tu dois rire ou pas, c'est vrai qu'à la place de ta mère...Peut-être que tu n'aurais pas parlé du fait qu'un jeune homme, puceau visiblement, t'ait battu à ton propre jeu et manqué de tuer tout le monde. Tu penses à la tête de ta mère et à son attitude, quand elle a dû voir que c'était quelqu'un de si jeune qui l'a vaincue. Pas étonnant qu'elle ait décidé de terminer ça comme elle le fait souvent avec les hommes qui lui tapent dans l'oeil. Enfin comme elle le faisait. Imaginer ça te fait sourire, tu tentes de le cacher mais ton regard pétille un peu de ta bonne humeur retrouvée. Tu n'en es pas pour autant moins stressée, seul ton petit sourire et ton regard rieur montrent que tu commences un peu à te mettre à l'aise.

Mais il va t'en falloir un peu plus pour réussir à te décoincer réellement et à te détendre complètement en sa présence. Après tout, c'est une situation singulière et n'importe qui serait probablement stressé devant un père inconnu. Tu ne l'as pas connu, tu n'en as jamais entendu parlé, tu ne sais pas comment il aurait été si il avait su que tu existais. Aurait-il été un bon père ? Ou n'en aurait-il rien eu à faire parce qu'il était jeune ? Tu n'as plus aucun moyen de le savoir, mais ce que tu vois là c'est qu'il ne t'a pas juste envoyé chier quand tu lui as dit pourquoi tu étais venue jusqu'à lui. Il aurait pu, beaucoup d'hommes l'auraient surement fait. Voir débarquer une fille de trente ans...Ce n'est pas quelque chose que les gens désirent. Heureusement, ce genre de surprises ne peut pas t'arriver, à toi.

Pas un pirate, il en a même chassé et te le dit sans gêne, sans honte et sans remord, comme si c'était quelque chose de normal pour lui de faire ça. Tu n'aimes pas ce que tu entends, tu aurais aimé ne jamais savoir ça, si ça se trouve, il aurait pu tenter de te couler. Il n'aurait pas réussi, malgré ce qu'il peut dire de ta mère, ton équipage et toi êtes excellents en manœuvres d'abordage et tu as un navire extrêmement rapide. Enfin l'ironie de la chose est tout de même incroyable...

" Nan, Seraven m'a rien dit sur vous. Il a dit dans sa dernière lettre qu'ce s'rait mieux si c'tait vous qui m'racontait. " Il ne t'a même pas dit pourquoi l'Orcitàn avait fui son pays pour se retrouver mercenaire à Daenor. Tu as bien compris que la justice le poursuivait, de là à penser qu'il risquait la mort, tu ne l'as pas supposé un instant. Maintenant que tu le sais, ça ne change pas grand chose, toi aussi tu as été recherchée par la justice d'autres clans après tout, ça n'est pas pour ça que tu es quelqu'un de mauvis. Tu es juste une pirate, forcément, les gens n'aiment pas beaucoup les pirates. Lui non plus ne les aime pas, tant pis pour lui, c'est ce que tu es et il devra s'en contenter. Comme toi tu devras te contenter d'avoir un mercenaire pour père.

" J'imaginais pas que'qu'un de si jeune. Ma mère avait mon âge quand j'suis née alors..." Tu pensais qu'il aurait son âge, ou qu'il serait plus vieux qu'elle. Mais ce n'est pas très important. " Et j'imaginais pas un mercenaire mais que'qu'un de plus...fiable. 'Fin...Imaginer, c'pas le mot. Plutôt espérer ou rêver. T'façon, ça change pas grand chose. J'sais pas si j'peux dire si j'suis déçue ou pas. " Est-ce que tu l'es ou pas...? Tu ne saurais pas le dire, tout ce que tu sais, c'est que ton cœur bat fort et vite et que tu fais ce que tu peux pour ne pas le montrer. Pas question d'avoir l'air sentimental devant un homme, père ou pas. " J'crois que j'suis pas déçue. Pass'qu'au final, j'attendais pas grand chose. J'voulais juste voir...qui était mon père. "
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MessageSujet: Re: I'm better off without you | Maelkran   Dim 13 Mai - 22:24

C’était une conversation pour le moins étrange qui se passait… jamais en se levant ce matin, en signant le contrat de l’escorte, ni même en rêve il n’aurait imaginé que ce soir il parlerait avec une enfant dont il ignorait tout et ceux depuis toutes ses années. La discussion était pleine de maladresse et de tension, de timidité et pourtant de curiosité.

C’était compliqué à encaisser, comment réagir quand un homme se découvre une fille trente ans après, issue d’une relation d’un soir, houleuse et violente, après un combat. Un combat où le but était de tuer l’autre, ni plus ni moins. Mais de ça était ressortit quelque chose de beau, dans la mesure où elle se tenait devant lui, trente ans plus tard.

Par contre, un petit détail perturbait, elle échangeait des lettres avec Seraven ? Depuis combien de temps ? C’était lui qui lui avait dit où le trouver ? Se rendait-il compte de la dangerosité de son comportement, annoncé sur papier où il se cachait… Mais une autre question le taraudait aussi, pourquoi ne rien lui avoir dit ? C’est pourtant le genre de chose importante qu’un frère doit dire à l’autre ! Si Maelkran avait été au courant, il aurait pu préparer la conversation, l’accueil et peut-être trouver un endroit plus propre que l’arrière salle d’une taverne à la propreté discutable !

En dépit des quelques propos maladroit qu’elle venait de dire, le vieux capitaine avait envie de connaitre cette jeune femme, pirate ou non ! Curiosité, probablement, mais c’était car elle était sa fille ou la fille d’une femme l’ayant marquée ? Ou alors c’était celle d’un marin envers un autre ? Tout de suite, les questions qui lui venaient à la bouche concernaient son navire, sa façon de naviguer, comment faisait-elle pour attaquer un vaisseau plus gros ? Combien avait-elle de canons ? Quel calibre ?
Maelkran fait une moue un peu spetique, mais ne dit rien, du moins à elle. Il se leva, alla jusqu’à la porte et héla un des novices :

- Apportes nous de la viande et à boire, du vin et de la bière. Dépêches toi !

Le capitaine avait au moins une certitude en voyant cette jeune fille aux cheveux d’argent : elle ne lui ferait pas de mal, du moins pas ce soir. Il s’installa confortablement sur sa chaise et regarda son enfant sans rien dire… laissant un silence s’étirer entre eux :

- Tu veux qu’on apprenne à se connaitre Shorka ? Tu veux savoir ce que je suis ? Accessoirement savoir ce que je t’ai légué. Déjà, je ne dirais que tu ne me dois pas ta taille !

Maelkran eut un sourire pour la première fois de l’entrevue, un moyen comme un autre de briser la glace pour un vieux marin :

- Mais si tu as toujours le Schooner de ta mère, il vaut mieux être petite, ta cabine se semblera plus spacieuse ! Enfin, tu es comme moi, tu as toujours vécue sur l’eau et le plancher en bois de nos navires, tu sais comment ça se passe.

Le jeune cadet vint tout déposer, fuyant du regard son supérieur, qui s’amusait profondément de la situation. Pendant toute sa vie, il avait formé des jeunes comme lui, souvent du berceau jusqu’à l’âge adulte. A un moment ou un autre, ils avaient invariablement peur de lui et se comportaient comme ce pauvre bougre. Il disparut aussi vite que possible, claquant presque la porte derrière lui.

- Dis-toi que si je n’avais pas été aussi jeune, tu n’aurais certainement pas été là devant moi. Le Bliss est un Indiaman de 20 canons de 30 livres, du gros calibre. Ta mère avait un Schooner moitié plus petit et seulement 10 canons de petits calibre ! Bon, je ne comptes pas les caronades. Mais, je n’avais que 18 ans, j’étais capitaine depuis quelques semaines ! Jamais de ma vie je n’avais mené de bataille et je ne savais pas comment réagir aux techniques de ta mère. Maintenant je saurais, mais il est trop tard pour refaire le monde comme tu disais…

En vieux marin, il se sert une grande coupe de vin et la vide d’un trait. Ici, le vin est frai et bon, un vrai régal, bien loin de la piquette qu’il buvait en mer :

- Par contre, tu es un peu vache que tu imaginais quelqu’un de plus fiable jeune fille ! Mercenaire n’est pas pire qu’être pirate ! D’ailleurs, comment tu fais pour t’en sortir depuis la paix ?
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MessageSujet: Re: I'm better off without you | Maelkran   Jeu 17 Mai - 20:15

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Cet homme te fait un drôle d'effet, plus il parle, plus tu as cette impression étrange en toi : tu ne sais pas du tout quoi en penser. Il n'est en rien ce que tu pouvais attendre, ce que tu as imaginé quand tu étais une enfant pleine de questions et de doutes. Mais tu n'es pas déçue. Tu n'es même pas véritablement gênée par le fait qu'il soit un mercenaire, même si tu qualifies généralement ces gens de rats ou de fourbes volontiers. Peut-être que ton avis va changer sur la question prochainement, grâce à lui. En tout cas, il te fait un effet incertain, tu as envie d'en apprendre plus sur lui, plus que ce qu'il t'a dit sur sa rencontre avec ta mère. Tu ne sais pas par quoi commencer, quoi dire, quoi lui demander. Il se lève, alors que tu réfléchis, demandant à quelqu'un en dehors de ramener à manger et à boire, et rapidement.

Un silence s'installe entre toi et ton père. Tu te demandes d'ailleurs si tu dois l'appeler ainsi, si tu dois l'appeler père ou autrement. Tout comme tu ignorais comment parler à Seraven, si tu devais l'appeler oncle ou non. Tu sens que tu vas te poser beaucoup de questions au cours des prochaines heures et des prochains jours, des tas de choses se bousculent en toi. Oui, définitivement, tu veux apprendre à le connaitre, même lui parler de toi également, essayer, peut-être de rattraper le temps entre vous. Tu souris quand il parle d'héritage, tu n'as pas besoin d'héritage, tu as déjà tout ce qu'il te faut : le navire de ta mère. Mais il est bien vrai que physiquement, il ne t'a pas laissé grand chose. Tu as pris beaucoup de choses à ta mère, tu lui dois tes cheveux, ta taille, ta personnalité...Mais tu remarques que tu as pris ses yeux à lui, ça te frappe soudainement quand il parle de ta taille. Tu le vois sourire, ce qui provoque chez toi la même réaction, un fin sourire barre ton visage. Tu pourrais même rire à sa blague, c'est vrai que la cabine peut paraitre exigue pour certains.

" Ma mère vous aurait battu quand même, " renchéris-tu, un grand sourire sur les lèvres et une lueur fière et intense dans les yeux. Tu sais que ta mère pouvait tout affronter, navires ennemis, tempêtes, monstres marins...Elle pouvait tout faire, elle était la meilleure capitaine que tu ais jamais vu et une Orcëtii incroyable. Jamais il ne l'aurait battue, jamais, et tu le sais parfaitement, quoi qu'il en dise. Entre temps, le jeune homme, que tu ne peux t'empêcher de dévorer un peu des yeux parce qu'il est plutôt belle gueule, est venu déposer à manger et à boire sous l'oeil de son chef. Il repart rapidement et tu te sers à boire, comme ton père, du vin. Il n'a rien à voir avec ce dont tu as l'habitude, voilà pourquoi tu préfères souvent la bière : tu n'as accès qu'à du vin dégueulasse par chez toi.

Tu ris à sa remarque. Tu ne pensais pas qu'il le prendrait ainsi ! " Ah si ! C'est carrément pire, nous au moins, on est fidèle à nous-mêmes ! Un mercenaire ça fait quoi ? Ça s'vend au p'us offrant, ça offre des services pour que'ques piècettes, en fait, c'un peu comme faire l'tapin. " Tu plaisantes bien entendu, et ton grand sourire le lui fera peut-être comprendre. Quoi que ce sont deux métiers très semblables au final ! " J'ai son bateau oui, j'en ai hérité quand j'avais seize ans. Et...Je me débrouille on va dire. " Tu hésites à dire ce que tu fais, il te jugerait, il te condamnerait surement. Ce n'est pas vraiment très bien de se faire passer pour un vaisseau dissident pour pouvoir piller d'autres navires ou des villages en passant outre le traité de paix. Enfin pas très bien...C'est le point de vue d'un paquet de gens en tout cas ! " J'aim'rais bien qu'on s'connaisse ouais. C'serait bien. "
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MessageSujet: Re: I'm better off without you | Maelkran   Sam 19 Mai - 0:56

La soirée s’annonce plutôt bien pour celui qui se découvre une fille ! Elle semble capable de faire preuve d’esprit et de répartie. Ses réponses le font doucement sourire et il commence à voir ce qu’il peut lui avoir laisser, déjà, ils ont les mêmes yeux et… il se souvient parfaitement du visage de sa mère et il peut dire qu’elle a beau lui ressembler. Mère et fille ne sont pas identiques, les différences sont là, minimes, infimes, imaginaire ? Mais pour l’ancien capitaine, elles sont là et elles marquent le fait qu’il soit son père. Un dessin du menton ? Les oreilles ? La forme de ses sourcils ? Qu’importe si c’est son imagination qui joue des tours, mais il a envie d’y croire.

Cette fille ne peut être là pour un quelconque avantage pécuniaire, le Bliss appartient à Seraven et il échoira certainement à un de ses enfants dans quelques années. Il était globalement pauvre, sans rien à lui offrir, et en un sens ce fait le rassurait sur la démarche de Shorka. Elle n’y avait rien à gagner, alors ça rajoutait une certaine dose d’honnêteté dans tout ça. De plus, elle avait un navire magnifique, racé et rapide, agile et souple, fier et terrifiant. Un peu petit d’après ses standards, mais ce n’était qu’une question de gouts. Comme préférer la carrière de pirates à celle de mercenaires.
En triturant son verre de vin, il cherchait la réponse la plus cinglante et amusante possible, sa profession venait de se faire insulter et il ne devait rien laisser passer :

- Tu sais, gamine, tu portais des langes que je trépanais des pirates et un sacré paquet de ceux que j’ai vu aurait vendu père, mère et navire pour avoir la vie sauve. Mais ouais, des fois on tombe sur des dingues qui vont jusqu’au bout de leurs vision du monde et ça finit avec du sang, des larmes, un navire au fond de l’océan… ou deux… j’t’ai parlé de la fois où j’ai menacé de faire sauter mon navire ?

Un immense sourire se dessine sur son visage en disant ça, il critique en effet la piraterie, mais être mercenaire n’est pas non plus la plus belle des professions :

- Il se trouve que si je dois tapiner avec quelqu’un, je fais en sorte que ce soit à mes conditions et je choisis toujours avec soins mes clients. Il faut se protéger au maximum, tu t’en doutes. Maintenant tu as raisons, j’avais un camarade, au début de ma carrière, il a littéralement offert son cul à un seigneur de guerre pour de l’or ! Pour ma part, je me contente de prendre gros à des gens pas foutu de manœuvrer une péniche sur un lac plat ! Du moins, je leur ai fait croire qu’ils ne pourraient pas… et je touche le double. C’est de l’escroquerie tu crois ?

Une mimique faussement interrogative prend brièvement place sur ses traits l’espace de quelques instants avant qu’une idée lui vienne en tête. Il remplit son verre et fit de même pour Shorka. Ils n’avaient même pas trinqué à cette soirée et cette situation. Il le lève bien haut et l’engloutit d’un trait. Le vin a beau être bon, il manque quelque chose à ce moment :

- Regardes cette table et dis-moi ce qui cloche… tu ne vois pas ? Deux marins qui boivent… toujours pas ? Je vais te dire ! Il n’y a pas de rhum ! C’est une honte ! KAEL !

En moins d’une seconde, la jeune recrue portant se doux nom débarque dans la pièce, l’air terrifié et balbutiant quelques mots sans sens. Maelkran l’interrompis et lui ordonna d’aller chercher du vin, seulement en retournant sur sa fille, il vit clairement quelques chose dans son visage, une chose qu’il ne connaissait que trop bien et il devait intervenir :

- Je te le déconseille, ma fille, Kael est l’heureux porteur d’une magnifique inflammation des tissus virils, il se trouve que c’est contagieux. Alors je t’invite à ne pas aller lui rendre visite… Mais sinon, dis-moi, à part manger des hommes et piller des navires, tu as quelques chose dans la vie ? Des enfants, un amant plus régulier que les autres ? Des frères ou des sœurs ? Tiens, tu veux que je te parle un peu de ton demi-frère et de tes sœurs ? Ou alors je peux te parler de moi, c’est celons tes préférences.

Maelkran avait un grand nombre d’anecdote à raconter sur sa vie, son navire, ses amis, lui-même ou sa famille. Assez pour tenir une conversation pendant des heures, des jours, des semaines…

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