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Like branches on a tree we grow in different directions yet our roots remain as one (feat Leif)



 
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 Like branches on a tree we grow in different directions yet our roots remain as one (feat Leif)

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Invité
Sam 7 Avr - 15:55


Like branches on a tree we grow in different directions yet our roots remain as one (@Leif)  

Il y a 2 ans

 
Le soleil commença sa course dans le ciel quand je me décidai à rejoindre mon père à son entraînement matinal. Plusieurs jeunes avaient déjà commencé à se mouvoir dans le cercle, maniant l’épée avec beaucoup de précision, répétant les gestes qu’ils avaient appris. A mon arrivée, ils s’arrêtent sous les rires de mon père excité qui savait qu’un duel acharné allait commencer. Habituellement, j’aurais crié quelques mots acerbes à cette troupe pour les titiller et faire ressortir leur rage de me vaincre. Mais ce matin, j’avais la gorge nouée et ne fit qu’un simple signe à ce jeune garçon blondinet qui voulait m’affronter. Alors je m’équipais, prenant ensuite une épée, bien que la hache soit mon arme préférée mais pour ce genre d’entraînement il fallait y aller en douceur. Le petit Hans chargea le premier abattant son épée à quelques centimètres de moi, il était énergique et semblait vouloir multiplier ses chances de me toucher en préférant la vitesse plutôt que la précision. Je parai le second coup avec mon bouclier et donna un coup d’épée en direction des jambes de mon adversaire. C’était sans compter sur son agilité puisqu’il sauta pour éviter mon arme tout en me poussant et me faisant reculer sur plusieurs mètres. J’entendais les encouragements de la foule ce qui me fit réagir, me jetant alors sur Hans et le frappant au buste, puis en le contournant je le frappai dans le dos. Bousculé, il se retourna néanmoins rapidement prêt à en découdre de nouveau. Je ne lui laisse pas le temps et lui donne un coup de bouclier dans le visage lui faisant perdre l’équilibre. Hans se dirigea alors vers la foule pour inciter plus d’encouragements et revint un large sourire aux lèvres. Nous entamions alors une danse acharnée sous le son de nos boucliers s’entrechoquant, faisant claquer nos épées. Les secondes s’étirèrent sous les hurlements alentours et Hans, comme transcendé, me frappa aux jambes avant de me pousser sur le sol et me surplomber de sa hauteur tout en posant la pointe de son épée sur ma poitrine, il était vainqueur. La foule applaudit et je reconnus ma défaite, m’apprêtant à attraper sa main qu’il tendait vers moi pour me relever avant qu’il ne se fasse bousculer par une géante masse qui se jeta sur moi.

C’était mon père en mode furie qui m’avait repoussé sur le sol, m’agrippant par le col avant de rapprocher son visage du mien. « Qu’est-ce que c’était que ça… hmm… tes gestes manquaient de passion et de rage… ton esprit n’était pas là… TU n’étais pas là… » Me sermonna-t-il sans me laisser la moindre chance d’ouvrir la bouche. Et le connaissant, il ne valait mieux pas l’interrompre tout de suite, ses questions n’attendant aucunes réponses sur l’instant. Je devais l’écouter en ravalant ma fierté. « Je n’ai pas le temps de m’occuper de tes états d’âmes Killi, j’ai une douzaine de jeunes, motivés et enthousiastes, à entraîner… alors ressaisi-toi, mais fais-le hors de ma vue ! » Il me relâcha avant de se relever et me tendre la main pour que je le suive à mon tour. Après quoi il alla féliciter Hans. De mon côté, je savais qu’il avait raison, ce n’était pas le moi habituel qui était entré dans l’arène, alors je reposais épée et bouclier avant de sortir du cercle et m’éloigner de cette petite assemblée. Je n’aimais pas décevoir mon père et d’habitude je n’aimais pas perdre non plus. Mais là, c’était comme si cela n’avait plus aucune importance. Je décide alors d’aller m’allonger sur les tapis et autres tissus posés sur la place centrale où nous nous réunissions pour écouter des histoires au coin du feu. C’était désert et j’avais besoin d’un peu de calme pour rassembler mes esprits.

Fixant le ciel je repensais à ce qui avait été la source de mes petits tracas. Il s’agissait de quelques mots qu’avaient prononcé mon père la veille au soir. Une phrase si anodine qui pourtant m’avait marquée au plus profond de mon âme sans que je ne m’en aperçoive. Après avoir discuté des dernières histoires du camp, il avait reparlé de sa discussion avec son ami Nemni. Il riait et buvait tout en m’annonçant sans le moindre avertissement qu’ils n’attendaient qu’une chose, que leurs enfants arrêtent de se tourner autour, pour qu’ils se marient et commencent enfin à leur donner des petits enfants. Sur le coup, j’avais ri avec lui, avant de réaliser qu’il parlait de Leif et Neissâ. Se marier. Avoir des enfants. Soudain je réalise à quel point c’était en effet sérieux entre mon frère et la jolie fille du forgeron. Ils se fréquentaient depuis des années maintenant mais je n’y avais pas prêté plus d’attention que cela. Pourtant je sais bien qu’il ne s’agissait pas d’un simple flirt, qu’ils n’étaient plus des gamins qui s’amusaient à traîner ensemble… Alors tout doucement, j’avais senti mon cœur se serrer, ma gorge se nouer et il ne me fallu pas longtemps pour regagner ma couche. J’étais pourtant incapable de dormir, me tordant dans tous les sens au fond de mon lit, ces mots me tenaient éveillé, comme agacé. Pourtant je n’avais aucune raison d’être furieux, réaliser que mon frère était profondément amoureux et avait trouvé la femme qui allait finir ses jours auprès de lui ne pouvait que me réjouir. Mais sur le coup, cela ne me provoqua aucune joie. La nuit avait donc été longue pour moi. Mais je n’avais apparemment pas réussi à chasser ces idées puisque me revoilà, fixant le ciel, à me demander pourquoi j’étais tant troublé par cette phrase.

Au fond je le savais. Plus je réalisai que c’était sérieux avec Neiss’, qu’il finirait sa vie avec elle, plus je me disais qu’il allait devoir me quitter, moi. Et je crois bien que c’était ça qui avait obscurcit mon esprit. Nous étions toujours ensemble. Toujours. Depuis notre plus jeune âge, d’abord meilleurs amis puis frères. Rien ne pouvait nous séparer à part la mort. Rien. Finalement si. En soi, c’était normal et je ne suis pas bête, je savais bien qu’un jour nous devrions fonder nos propres familles, chacun de notre côté. Mais pour moi c’était si lointain. Je nous imaginais plus vieux, les traits de nos visages tirés par les années à se battre. Nous serions rentrés d’un de nos nombreux voyages et aurions décidé d’enfin nous poser, retrouvant nos racines. Mais finalement cela arrivait beaucoup plus tôt que prévu. C’est vrai qu’ils avaient emménagés ensemble. Ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille, mais pour moi, ça ne changeait pas grand-chose puisque, même si nous étions frères, Leif vivait chez sa mère alors ça me paraissait normal qu’on se sépare la nuit tombée… Mais vivre ensemble pour un couple c’est pratiquement se lier pour la vie. Alors je réalisai qu’il ne me restait que très peu de temps à ses côtés. Moi qui nous voyait encore comme deux gamins, à toujours se chamailler pour un rien, à rester l’un fourrer avec l’autre. Ça allait donc prendre fin. Alors oui, il nous arrivait d’avoir du temps pour soi, l’un sans l’autre, comme lorsque je persistai à vouloir m’entraîner et que lui allait travailler ou flirter avec elle. Mais on se retrouvait toujours pour rattraper le peu de temps qui nous avait séparé. Cependant, un homme marié devait se vouer totalement à son couple, à son foyer. Rester auprès de sa femme. Alors finalement, ces quelques heures où il était loin de moi deviendraient des jours voir plus. Je soupire doucement pour calmer les battements de mon cœur. Bon sang, quel gamin égoïste je suis. Je devrais plutôt me réjouir pour lui…

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Dernière édition par Killian le Lun 9 Avr - 15:20, édité 1 fois
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Invité
Lun 9 Avr - 14:30

ft. Killian

Like branches on a tree
C’est fou ce que le temps passe vite parfois. Il a l’impression que la paix date d’hier. Pourtant, voilà bien longtemps que tu as arrêté de côtoyer les champs de batailles. Ce n’est pas pour autant que tu ne manies plus les armes, c’est juste que maintenant tu préfères les forger plutôt que de les abîmer - malgré tout, tu ne dis jamais non à un petit entrainement, il t’arrive même souvent de prêter main forte à Nils avec les plus jeunes - sauf que maintenant, c'est juste devenu un moyen de rester en forme. Désormais, la plupart de ta journée est occupée à la forge, même s'il y a parfois des périodes plus creuses. Tu aimes passer du temps à t'occuper des différentes armes que l'on t'a confié. Ça t'occupe l'esprit et puis, c'est toujours une fierté de voir les autres porter tes armes. Seulement, là, tu satures. Tu crèves de chaud et tu as l'impression d'étouffer. Tu préviens Nemni que tu t'en vas. Tu pourrais partir sans rien dire, mais tu n'aimes pas partir comme un voleur, puis ça ne coûte rien.

Une fois dehors, tu prends une grande bouffé d'air frais et tu as l'impression de revivre. Tu passes une main sur ta face pour te débarrasser des résidus de cendre sur ta peau. Tu entends le bruit de fers qui se croisent un peu plus loin et forcement tu ne peux t'empêcher d'aller y jeter un oeil. Tu n'es pas étonné de voir Nils au milieu des jeunes de la tribu. Tu restes appuyé là un moment à les observer avant que ton père adoptif te fait signe d'approcher. Il te demande d'observer, puis de participer. Tu hausses les épaules et accepte. Ça ne peut que te dégourdir un peu. Tu n'es jamais contre un peu d'action. On te tend une arme et tu ne peux t'empêcher de penser qu'elle n'est pas tout à fait équilibré. Elle mériterait de passer à la forge. Toutefois, tu sais que sur le champ de bataille, tu n'as pas vraiment le temps de penser à ce genre de choses, même si parfois ça peut être très utile d'avoir une arme au top de ses conditions. Quoiqu'il en soit, tu te mets en position et le gamin en face de toi charge. On dirait toi, à son âge. Toujours prêt à foncer la tête la première, ce qui faisait beaucoup rire ton père adoptif. Heureusement, avec l'âge tu as pris un peu de plomb dans la tête - même si tu continues encore de foncer sans réfléchir parfois. Le bruit du fer qui se croise fait raisonner l'air quelques minutes et après que ton adversaire t'es fait ployer le genoux - à cause d'un coup bas - tu t'attends à perdre l'avantage. Sauf que tu n'as pas qu'un tour dans ton sac et que tu ne te laisses pas abattre aussi facilement. Tu lui envoies le pommeau de ton épée dans le ventre et profite de sa surprise pour te relever et le faire tomber à terre. Ton genoux appuyé sur la gorge, il n'a pas d'autre choix que de lâcher l'affaire. Fier de toi, tu te redresses et Nils t'attrape pour te féliciter. « Bien joué, fils. » ce n’est pas la première fois que tu entends ces mots, mais ça te fait toujours autant plaisir. Tu aimes l’idée de rendre fier celui qui t’a pris sous son aile quand tu as perdu ton père. « Tu devrais montrer l’exemple à Killian. » tu arques un sourcil à cette phrase et il t’explique que ton frère de coeur et d’adoption n’a pas été très fameux à ce même exercice un peu plus tôt. Ça t’étonne. Tu es un bon guerrier, tu le sais, mais Killian à ce feu sacré qui l’habite et qui le rend redoutable une arme à la main.

Il ne t’en faut pas plus pour partir à sa recherche. Quelque chose cloche forcément pour qu’il laisse l’un de ces gamins prendre le dessus sur lui. Il ne te faut pas longtemps pour le retrouver, avachi sur la grande place, déserte à cette heure. Il semble perdu dans ses pensées et toi, tu t’approches en silence. Une fois à sa hauteur, tu te laisses tomber, t’avachissant à moitié sur lui, sans gêne. Quand tu le sens tressaillir sous toi, tu lèves les yeux vers lui, un sourire amusé inscrit sur tes lèvre. « Oh frangin! T'es là ? T’avais tellement l’air ailleurs que t’en ai presque devenu transparent » tu le taquines, c’est habituelle chez vous. Puis, un Killian penseur ça n’arrive pas tous les jours. Il faut bien marquer l’coup. « Tu pensais à qui pour être perdu aussi loin ? » tu te demandes encore quelle fille habite l’esprit de ton meilleur ami. C’est peut-être pour ça qu’il n’a pas été au meilleur de sa forme pendant l’entrainement, parce qu’il a l’esprit occupé à une jolie fille. Si c’est ça, tu compatis. Tu te souviens d’à quel point il t’a été difficile de te concentrer lorsque tu t’es rendu compte que tu étais amoureux de Neissä. Une vraie galère. Heureusement, maintenant tu peux penser à elle sans perdre tout tes moyens. Si c’est ce qui arrive à Killian, tu vas vite exiger un nom, ça c’est sûr.
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Invité
Mar 10 Avr - 15:23




Une idée noire c’est puissant. Ça te rentre dans la tête, te fiche le cafard et tu ne peux plus t’en défaire. Tel un parasite qui boufferait tout ce qu’il y a de bon, pour ne laisser que de la noirceur. Et c’est ce qui m’arrive actuellement, déjà hier, cette sombre idée avait commencé à jaillir, murissant tout doucement jusqu’à envahir la totalité de mes pensées à présent. Je n’imaginais plus que de dramatiques scénarios où mon frère prendrait peu à peu ses distances avec moi. Où nos temps passé ensemble seraient raccourcis jusqu’à ne plus exister. Voilà à présent que je le voyais, sortant de la forge, Neissä dans ses bras et lorsqu’il me voit, c’est à peine s’il me fait un signe de la tête avant de poursuivre son chemin. Nous serons devenus deux étrangers. N’ayant plus de raisons pour se retrouver. Lui avançant dans sa vie, moi figé dans le passé. Je sens mon cœur se serrer davantage. Alors je ferme les yeux pour oublier ces idées. Je n’y arrive cependant pas. Et cette idée noire ne vit pas seule, elle se nourrit et se démultiplie. Et c’est au tour de sa sœur diabolique d’hanter mon esprit. Je vois une table et tout autour du monde, ça rigole, ça boit, ça rigole davantage. Il y a Leif aux côtés de Neissä, sa mère qui s’esclaffe aux côtés de Nemni. Et ce dernier qui se met à tapoter l’épaule de mon propre père. Je n’y ai plus ma place. Cette réunion de famille semble m’exclure davantage. Je veux me rapprocher de cette tablée mais je n’y parviens pas. Il y a une barrière invisible qui m’est infranchissable. Je lutte de toutes mes forces mais voilà que je suis emporté en arrière, aspiré par les méandres des ténèbres. Ces idées ont ravagé mon esprit, elles me dévorent tout entier… Et soudainement, la noirceur s’échappe de mon esprit, envahissant l’instant présent alors que je me sens suffoquer… le souffle coupé… Je rouvre les yeux sentant son poids m’écraser les poumons, je gigote et…


    …et découvre Leif, avachit sur moi. « Oh frangin ! T'es là ? T’avais tellement l’air ailleurs que t’en ai presque devenu transparent »  me dit-il souriant, continuant de prendre ses aises à moitié allongé sur moi. « Et toi, malgré tes pas de loup, t’es toujours aussi lourd qu’un ankylosaure… »  Je ne le pousse pas pour autant, ce ne serait pas la première fois que je le suis servirai d’oreiller, d’autant plus que c’est justement sa proximité que je recherchais. « Tu pensais à qui pour être perdu aussi loin ? »   « Tss tss tss, ce qui se passe au Royaume de Shiveh, reste au Royaume de Shiveh !» lui répondis-je alors, en laissant planer le doute sur la personne qui hantait mon esprit. Impossible de lui dire que c’était justement lui !  


Même si avec Leif, je dis toujours ce que je pense -et inversement d’ailleurs, il ne se gêne jamais pour me dire ce qu’il a en tête- là, j’avais l’impression que c’était tellement stupide qu’il ne valait mieux pas étaler mes doutes devant lui, sachant qu’il était le premier concerné. J’avoue imaginer aussi, je ne sais pas trop pourquoi, que lui dire clairement ce que je redoutais, allait rendre ces idées réelles et que je ne pourrai plus revenir en arrière. Toutefois, plus je le regarde et plus je me trouve vraiment stupide. Moi qui cherchais à chasser l’obscurité par tous les moyens, voilà qu’en regardant Leif, un sourire sur ses lèvres, je réalise qu’il me suffisait de laisser tout simplement entrer la lumière. Et Leif agit sur moi, comme un soleil, il est celui qui dissipe ces sombres parasites. Puisqu’en le regardant, je me dis qu’il est impossible qu’il puisse un jour s’éloigner de moi de la sorte. Notre lien ne pouvait pas être rompu aussi facilement. Alors je laisse de nouveau tomber ma tête en arrière un large sourire aux lèvres, essayant de garder ce positif en tête.


    « Dis, ça fait longtemps qu’on n’s’est pas fait un p’tit voyage ? » Longtemps pour moi, c’est subjectif. On aurait pu rentrer de voyage il y a deux jours, que cette durée m’aurait semblée longue et interminable. Enfin, ça dépend des situations, parce que deux journées en terre inconnue, c’est finalement trop court ! Oui voyez, mes notions de durée changent selon mes envies. Mais être en voyage avec Leif, c’est se retrouver à deux, courir, grimper aux arbres, faire les cons, se jeter dans l’eau, dormir à la belle étoile… Bref c’était être ensemble tout le temps. « J’ai envie de m’amuser… de faire la fête tu vois ! » pour ce dernier point je me redresse légèrement, m’appuyant sur le coude, je veux voir sa réaction.




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Invité
Dim 13 Mai - 17:35

ft. Killian

Like branches on a tree
Tu ne peux t’empêcher de rejoindre ton meilleur ami. C’est plus fort que toi. Tu t’installes à moitié sur lui, alors qu’il semble perdu dans ses pensées. C’est ta façon à toi de signaler ta présence, parce que forcément tu ne peux pas faire comme tout le monde. T’aurais pu t’installer à côté de lui et tousser pour signaler ta présence et taper sur son épaule. Tu aurais pu, c’est vrai, mais ça aurait été beaucoup moins divertissant. Ta présence a au moins pour effet de le faire sortir de ses songes. Un grand sourire se dessine sur tes lèvres quand il te dit que t’es aussi lourd qu’un ankylosaure. L’idée t’amuse. « Serais-tu entrain de critiquer ma ligne ? » tu prends un air choqué alors que tu finis par l’interroger sur ce qui le laisse si rêveur. La curiosité est toujours de mise quand il s’agit de Kilian. Vous avez pris l’habitude de tout partager, alors tu te dis qu’il ne t’en voudras pas de cette question. Surtout que Nils t’a fait sous-entendre que ton frère n’était pas dans la meilleure des formes. Tu veux savoir ce qui le tracasse. Pourtant, il ne semble pas prêt de te dire ce qui lui passe par la tête et ça ne fait que t’intriguer d’avantage. Tu te demandes pourquoi il est si secret et surtout ce qui le tracasse suffisamment pour le rendre moins performant au combat. Tu connais la nature volage de Killian, mais jusqu’à maintenant ça ne l’a jamais empêché d’être un excellent combattant. Il y a anguille sous roche, tu peux le sentir, il faut juste que tu arrives à le débusquer. Tu ne baisseras pas les bras aussi facilement.

Vous devez avoir l’air de deux idiots, comme ça installé sur la place, mais tu t’en fiches. Puis, les autres doivent avoir l’habitude. Ce n’est pas la première fois qu’ils vous trouverez idiots. Peu importe. T’es avec Killian et ils peuvent bien penser ce qu’ils veulent, ça ne changera pas ta façon d’être avec ton frère de coeur. Tu t’redresses quand même, parce que ta position est pas des plus confortable. Tu t’installes à côté de lui et tu tournes la tête quand il te dit que ça fait longtemps que vous n’avez pas voyagé. Tu ne peux pas le contredire, si ça ne tenait qu’à toi, vous seriez presque tout le temps à vadrouiller. Seulement, tu ne veux pas laisser Neissä seule trop longtemps. Elle arrive à vite te manquer et tu ne veux pas qu’elle pense que tu la délaisse. C’est bien la dernière chose que tu souhaites faire. Tu dois partager ta vie entre tes deux amours, en quelque sorte. Neissä d’un côté, l’amour de ta vie, la femme qui fait battre ton coeur plus vite rien qu’en posant les yeux sur toi et Killian, ton frère de coeur qui représente ta soif de liberté. Ils font de toi ce que tu es et t”échangerais aucune de ses deux parties pour rien au monde. Quand il te parle de faire la fête, ton visage s”illumine de nouveau. Tu te dis que cʹest peut-être le bon moment pour lui parler d”une chose importante, une occasion de faire la fête aussi. « Justement, ça tombe bien que tu parles de faire la fête. On pourra bientôt en faire une ici » tu mordilles ta lèvre inférieure, en regardant ton meilleur ami. « Neissä et moi, on va se marier, vieux! » un grand sourire illumine ton visage à cette idée. c”est une étape importante dans ta vie et tu espères que Killian sera content pour toi. Pourquoi il ne le serait pas d”ailleurs ? « En attendant, je ne suis pas contre une petite aventure. Juste toi & moi.» parce que ça a toujours été comme ça, lui et toi à travers ces aventures que vous aimez tant partager. Ce que avait pu te manquer quand tu allais te battre aux côtés de Nils, ne pas pouvoir partager ça avec lui, ne pas pouvoir tout lâcher et traverser la jungle avec Killian pour explore une grotte que vous n”avez encore jamais vu jusque là ou rencontrer de nouvelles personnes sur le chemin.  « Tu veux aller où ? Dans quelle direction ? » tu as les yeux qui brillent. L'appel de l”aventure, sans doute. La perspective de partager ça avec ton frère de coeur, celle de découvrir autre chose, de laisser libre court à ta curiosité. Tout ça te filerais presque l”envie de partir tout de suite.
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