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 I'm listening to you, my friend ! ft. Dorran

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Lun 2 Avr - 23:31


I'm listening to you, my friend !

La journée était calme. Elles l’étaient de plus en plus. Dans les rangs? courrait la rumeur que la paix approchait. Je ne savais pas si elle était vraie ou non. Voilà des mois que je n’avais pas eu de nouvelle de ma sœur à Menethil. J’étais exactement comme tous ses hommes, dans le flou total de savoir si j’allais bientôt pouvoir rentrer chez moi ou non.  Mais aussi de savoir s’il y avait un quelconque traité entre les différents clans de cette terre. Si cela devait être le cas, ce serait surement du jamais vue ! Pire encore, bon nombre de pirates allaient se retrouver du jour au lendemain sans trop savoir quoi faire. Comment allaient-ils vivre en sachant qu’ils n’avaient plus le droit d’attaquer les autres peuples ? Non un traité de paix serait quelque chose qui allait clairement nuire aux activités des Orcitàns, il était peu probable que Sarina accepte une chose pareille. Mais qui sait, ce qu’il se passait là-bas, loin de la guerre, loin de ceux qui étaient en première ligne. Loin de nous. Assis-là, à regarder passer les hommes autour de moi tout en nettoyant et aiguisant mes lames. Je n’étais rien d’autre qu’un homme qui exécutait les ordres de son gouverneur. Sarina avait beau être ma sœur et ce même si nous ne partagions pas le même sang, même si j’étais son bras droit dans son rôle de gouverneur. Ici je n’étais qu’un homme de plus et je m’étais un point d’honneur à n’être rien d’autre que cela. Parce que je ne voulais aucun traitement de faveur. Je n’en avais jamais eu au cours de ma vie et ce n’était pas ma position au sein des Orcitàns, qui allait changer cela. Je soupirais, ma main retombant contre ma cuisse. La mer me manquait. Même si j’aimais servir mon peuple. Le visage de ma sœur me manquait. Et même la chaleur d’une femme ! Chose plutôt rare pour moi, puisque j’arrivais très bien à vivre des mois en mer sans me perdre entre les cuisses d’une femme. Chose qui, je l’avais déjà remarqué était plus difficile pour certains de mes compagnons de route. C’était aussi valable pour mes compagnons d’armes. Il n’était pas rare d’entendre des histoires au coin d’un feu. D’un homme comptant la beauté d’une femme pour satisfaire son imagination, avant qu’il n’aille surement satisfaire sa chair une fois sous sa tente à l’abri des regards. Je soupirais une nouvelle fois tout en me redressant sur mes jambes, cette fois. Rangeant soigneusement mon couteau à ma ceinture, j’allais déposer ma lance et mon épée à l’entrée de ma tente. Je posais le regard sur celle à côté de la mienne. Voilà quelques jours que je n’avais pas vu Dorran. Je savais qu’il avait été blessé. Mais je pensais, qu’il serait de retour plus rapidement. Je posais mes mains sur mes hanches, tournant le haut de mon buste en direction de la tente réservée aux blessés.

Je traversais le camp à grandes enjambées, me séparant de cette tente en quelques minutes. L’odeur sous celle-ci était acre. Je levais le dos de ma main jusqu’à mes narines pour tenter de camoufler l’odeur avec celle de ma peau. Je préfère encore l’odeur des poissons en décomposition que celle de la chair humaine qui pourri, qui meurt… Je cherche mon ami du regard et j’avance lentement, regardant un par un, ces pauvres hommes qui ont tout perdu un membre, ou sont blessés gravement. Je reconnais cette tignasse et m’en approche, posant mes mains sur mes hanches tout en regardant le visage de l’Orcitàn. « Fallait le dire que tu voulais t’engager comme pirate, t’aurais pas eu besoin du bandage tu sais… » Pointe d’humour. Autant détendre la situation. Il n’y avait pas mort d’homme ! Enfin… pas pour lui en tout cas. Son heure n’était pas encore venue. Preuve en était. « Surtout qu’au moins sur un navire t’aurais juste au droit à l’odeur du poisson… » Je plissais le nez en grimaçant alors que le vent s’engouffrait sous la tente transportant l’odeur significative qui me mettait mal à l’aise.
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Mer 4 Avr - 17:58


 
 

 
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L'enfer de la guerre. Dorran était pris dans ses tourbillons de sang et de larmes depuis déjà quelques années. La violence s'imprégnait dans sa chair et ses os, elle le tourmentait même la nuit. Le marin avait commencé à faire des cauchemars depuis quelques mois. Dans ces visions nocturnes, il revivait les combats, les mises à morts, les massacres. Il en était toujours le bourreau, et pourtant il avait l'impression de souffrir bien plus que ses victimes imaginaires.

Dans un sursaut, il venait justement de se réveiller de l'un de ces cauchemars. Des gouttes de sueur perlaient sur sa peau, il sentait sa respiration saccadée comme s'il venait de parcourir une grande distance au pas de course. Il n'avait pas crié, du moins il n'en avait pas l'impression, et le fait que ses voisins directs l'ignoraient ne faisait que confirmer cette supposition. Il prit une profonde inspiration, puis il la sentit. La douleur. Le jeune homme grimaça et serra les mâchoires pour se retenir de gémir. Il se trouvait sous la tente qui faisait office d'infirmerie sur leur campement de fortune. Un pansement autour de la tête, il avait l'impression que cette dernière avait explosé et qu'une main invisible venait en triturer l'intérieur.

La plaie qui l'avait conduite en ce lui lui avait été infligée par un guerrier du clan Kàvalii qu'il avait déjà affronté à de nombreuses reprises. L'un comme l'autre n'étaient pas encore parvenu à tuer son adversaire, mais leurs combats avaient désormais dépassé cette guerre de clans, la haine que l'Orcitàn vouait au montagnard était devenue personne. Dorran avait failli perdre son œil, et la profonde blessure qui barrait son visage sous le bandage laisserait à coup sûr une cicatrice indélébile. La seule consolation qu'il pouvait retirer de cette mortelle entrevue était le trophée qu'il avait lui-même ôté à son adversaire : l'un de ses doigts. Cela dit, aussi fier qu'il pouvait être de cette mutilation, cela n'ôtait pas pour autant la douleur lancinante et la brûlure constante de sa plaie.

Dorran divaguait sur son lit de fortune, allongé parmi les estropiés et les blessés graves. Cette guerre si cruelle semblait ne jamais connaître de répit. Elle avait commencé bien avant la naissance du marin, et qui pouvait savoir combien de temps encore cela durerait-il ? Ce fut une voix familière qui, finalement, le ramena à la réalité de sa situation. « Fallait le dire que tu voulais t’engager comme pirate, t’aurais pas eu besoin du bandage tu sais... » entendit-il légèrement étouffé par le bandage et les battements qui résonnaient désagréablement à l'intérieur de son crâne. L'Orcitàn glissa le regard en direction du propriétaire de la voix et mit quelques secondes à reconnaître Sandor. Le capitaine et lui ne se connaissaient pas avant leur rencontre sur le front. Tous deux s'étaient rapidement entendus, partageant la même vision du monde en ce qui concernait de nombreux sujets, et ils avaient naturellement finir par lier une profonde amitié au cœur de ces effusions de sang. Après les nombreuses fois où ils s'étaient mutuellement sauvé la vie sur le champ de bataille, Dorran faisait confiance à Sandor comme il l'aurait fait pour un frère. Il tenta d'esquisser un sourire, une frêle ébauche qui vint étirer ses lèvres pâles et exsangues. En guise de rire, il poussa un grognement.

« Surtout qu’au moins sur un navire t’aurais juste eu droit à l’odeur du poisson... » renchérissait le capitaine pirate, soulignant par ses propos l'atmosphère nauséabonde de la tente. Dorran ne la sentait plus, lui, cette odeur. Ses narines devaient avoir perdu leurs facultés au contact des relents nauséabonds. Il ne put retenir son rire cette fois-ci, mais il le regretta amèrement quand cet élan de vivacité provoqua un regain de douleur dans son crâne. Il grimaça alors, sifflant entre ses dents serrées. « Ne me fais pas rire, ça fait mal. » répondit-il tandis qu'il profitait de la proximité de son ami pour prendre appui sur lui et se redresser en position assise sur le couchage détrempé de sueur. A nouveau, il prit quelques secondes pour s'habituer à cette nouvelle position avant de fixer son attention sur son compagnon d'armes. « C'est gentil de passer... » reprit-il, un sourire moqueur au coin des lèvres. Il avait perdu la notion du temps et ne savait plus combien de jours s'étaient écoulés depuis sa blessure, mais il était heureux de constater que Sandor était toujours vivant, et en un seul morceau. « Fais moi une faveur et dis-moi à quoi ça ressemble. » demanda-t-il au capitaine pirate en désignant du doigt le bandage qui enserrait sa tête. Il ne faisait pas confiance aux paroles mielleuses des guérisseurs qui lui répétaient que la douleur finirait par partir, la plaie par se résorber. Il souffrait trop pour y croire, et il savait que Sandor, lui, serait honnête.

Tandis qu'il se positionnait correctement face au pirate pour lui permettre d'exaucer sa demande, il laissa son regard dériver vers le point de lumière qui marquait l'entrée de la tente. « Comment ça se passe, dehors ? » ne put-il finalement s'empêcher de demander, hanté par cette guerre sans fin.

 
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Mer 4 Avr - 23:16


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En ces temps sombres. Se faire un ami parmi ses frères d’armes était loin d’être un luxe. Tous ses hommes, loin de leur famille. De leurs femmes, de leurs enfants. Uniquement entouré par d’autres hommes aussi bestiaux qu’eux. C’était un coup à devenir fou si chacun était resté dans son coin à se regarder en chien de fusil ! Et puis qu’avions-nous d’autre à faire pendant les temps d’accalmie ? Mise à part discuter et tenter de se trouver des liens autres que la mort, la guerre et le sang. Il y a bon nombre de ses hommes que je ne connaissais pas avant de dormir la tente à côté de l’un. Avant d’avoir sauvé le cul de cet autre ou de m’être fait sauver le cul par celui-ci. Si d’un premier abord, la guerre était une chose bien glauque dans le fait de faire des morts, peut-être inutilement, ceci était propre à chacun et sa façon de voir le monde. Mais j’aimais me dire que la guerre était également faiseuse d’amitié. Créatrice de lien entre des êtres qui ne se serait surement jamais adressé la parole autrement. En cogitant cela, je pensais à Dorran. Ce marin qui n’aurait surement jamais croisé ma route sans cette proximité imposée. Je n’avais aucuns regrets ! Les longues discutions que nous avait permis le front avait fait beaucoup. Nos âmes se liant l’une à l’autre comme deux amies. Voilà un homme qui j’allais regretter après toute cette merde. Du moins… si nous arrivions à en sortir vivant tous les deux évidemment.

Mes pas m’avaient conduit jusqu’à mon amis sous la tente des blessés. L’odeur qui me donnait presque des hauts le cœur à chaque inspiration. Je m’approche du lit de l’homme que je suis venu voir, joignant une pointe d’humeur aux heures sombres que nous avions vécus et qui l’avaient mené sous cette tente. J’espérais sincèrement que les dieux ne feraient pas perdre un œil à un guerrier tel que lui. Si telle était le cas. C’était parfaitement le genre de détails qui pouvait lui faire perdre sa foi. Dorran était un bon guerrier. Un guerrier certes épuisé, mais il était toujours là, debout pour son peuple. Je penche un peu la tête pour observer mon frère, mes mains pendant sur mes hanches alors que ma bouche parle. S’il n’avait pas ri à mes premiers mots, cette fois il n’avait pu faire autrement, sa blessure le rappelant à l’ordre immédiatement. « Ne me fais pas rire, ça fait mal. » Un rictus s’empare de mes lèvres alors que je regarde un brancard porté par deux hommes, déplacer un corps. Je ne savais s’il était mort ou simplement endormi. Et je n’avais pas l’intention de poser la question.  « C’est s’qu’elles disent toutes la première fois. » L’homme se sert de moi pour se redresse et je force sur les muscles de mon bras pour lui fournir l’aide dont il a besoin. Je cherche du regard de quoi m’asseoir aux côtés de mon ami et me stoppe dans cette recherche le temps de quelques secondes pour l’observer. « C'est gentil de passer... » Je me remets à ma quête, parcourant les allées improvisée du regard, sans rien trouver. « Va pas croire que j’sois venu pour toi. Y avait une rumeur comme quoi des soigneuses avait débarquées ! » Du bout du pied, je tape dans une caisse de bois qui se trouve près du lit voisin. « Mais visiblement on m’a menti. Ton r’gard d’chien battu a fait l’reste. » D’une main j’attire la caisse près du lit de l’homme, posant enfin mon cul dessus, coude sur les genoux, je me penchais vers l’avant le regard lever vers Dorran.

« Fais moi une faveur et dis-moi à quoi ça ressemble. » L’un de mes sourcils se soulève aussitôt et je me redresse, venant placer ma main gauche sur le genou où s’y trouvait mon coude il y a à peine quelques secondes. Mes membres supérieurs quittaient mes genoux pour venir ôter le bandage qui enlaçait la tête du marin. La tâche était beaucoup trop longue à mon gout, mais je tentais de rester patient pour ne pas faire plus de mal à mon frère d’arme.  Une fois que la totalité du bandage repose sur les genoux de Dorran, je le regarde, mon visage restant fidèle à lui-même, placide.  Bien que finalement ma lèvre supérieure gauche se lève un peu dans un rictus de dégout. « J’t’avoue que là maintenant, pas sûr que tu réussisses à séduire d’la femelle. Mais à coup sûr t’en mettra un paquet dans ton lit lorsque tout ça aura fini par cicatriser. » Je me redresse, grimaçant un peu avant d’afficher à nouveau des traits neutres. « Y avait des moyens plus simple pour t’ajouter un côté mystérieux t'sais… parc’que manquer d’perdre un œil pour ça, c’est sacrément couillu mon gars ! » Oui je venais en quelque sorte de lui dire qu’il en avait sacrément dans le pantalon pour prendre un risque pareil. Bien que je me passais volontiers des détails au sujet de ce qu’il se trouvait entre ses jambes… « Comment ça se passe, dehors ? » Voilà qui venait de me faire perdre intérieurement cette petite note d’humour qui m’avait habitué jusque-là. Si l’expression de mon visage n’était pas si flegmatique, on aurait pu voir l’air grave et sérieux s’emparer de mon faciès. Je soupirais en me redressant, tendant mes longues jambes sur le côté pour ne pas gêner Dorran. « Les dieux octroient une pause à nos hommes ce qui est évidemment bien vécu pas le camp. » Je regarde mon ami croisant les bras sous ma poitrine. « Une rumeur cours qu’un traité de paix va être signé par tous les clans. » J’aimerais pouvoir lui dire que c’est une idée sûre, que ce n’est pas qu’une rumeur. Seulement je n’ai aucunes nouvelles de Sarina. Je n’en sais donc pas plus que tous ces hommes qui m’entourent.
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Jeu 5 Avr - 16:44


 
 

 
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Dorran avait de nouveau ri en entendant le pirate parler de potentielles guérisseuses et, par conséquent, il avait de nouveau souffert. La conversation avait rapidement pris un tournant plus sérieux, cela dit, quand le blessé avait demandé à son ami d'évaluer l'état de sa plaie. Le temps qu'il avait pris pour retirer la bande de tissu avait été un véritable calvaire pour le marin. Déjà parce qu'il avait du mal à se montrer patient quant au verdict de son frère d'armes, mais aussi parce que décoller les dernières couches baignant de sang et de liquide cicatriciel s'était révélé particulièrement désagréable pour lui. Il avait serré la mâchoire à s'en faire blanchir les mâchoires pour s'empêcher de grogner de douleur. « J’t’avoue que là maintenant, pas sûr que tu réussisses à séduire d’la femelle. Mais à coup sûr t’en mettra un paquet dans ton lit lorsque tout ça aura fini par cicatriser. » La réponse de Sandor avait beau être plutôt positive, Dorran n'était pas passé à côté du rictus de dégoût qui avait traversé sa physionomie, l'espace d'un instant. Ainsi, il fit un mouvement de la tête du haut vers le bas pour exprimer sa gratitude à son ami et préféra ne pas s'attarder sur le sujet. En soi, être défiguré lui importait peu. Enfin, il tenait à son œil, mais s'il ne devait s'agir que d'une cicatrice, il s'en fichait pas mal. Il redoutait plutôt les infections et les complications durant la cicatrisation. Bientôt, il l'espérait, la douleur s'atténuerait et il commencerait à guérir. Et il serait renvoyé sur le champ de bataille, même si la plaie n'était pas complètement résorbée, la chair pas totalement reconstituée... C'était là, dans le sang et la boue, la blessure détrempée de sueur et de matières organiques immondes, qu'il risquait de réellement perdre son œil. Dorran était déjà las de repenser à ce qui l'attendait à l'extérieur de cette tente.

« Y avait des moyens plus simple pour t’ajouter un côté mystérieux t'sais... Parc’que manquer d’perdre un œil pour ça, c’est sacrément couillu mon gars ! » renchérit Sandor, détendant l'atmosphère. Peut-être le pirate sentait-il que les pensées de son compagnon de bataille dérivaient vers des contrées sombres... Ou peut-être voulait-il simplement le soutenir avec ce compliment à peine voilé. Quoi qu'il en fût, Dorran sourit du mieux qu'il le pouvait à son ami, touché par cette attention. Puis, il lui posa la question qui lui trottait dans la tête depuis qu'il était cloitré dans l'espace réservé aux blessés. « Les dieux octroient une pause à nos hommes, ce qui est évidemment bien vécu pas le camp. Une rumeur court qu’un traité de paix va être signé par tous les clans. » Si le jeune marin accueillit la première partie de ces nouvelles avec soulagement, la seconde annonce le surprit sincèrement. Son œil valide s'arrondit à mesure que l'incrédulité cheminait dans son esprit.

Prudemment, Dorran regarda à sa gauche, puis à sa droite, cherchant un quelconque signe indiquant que ses voisins d'infortune avaient entendu ce que Sandor venait d'annoncer. Personne ne réagissait autour d'eux, trop happés par la douleur. L'espace d'un instant, le blessé se demanda s'il n'avait pas rêvé ces paroles. Lorsqu'il croisa de nouveau le regard de son frère d'armes, il sut cependant que c'était réel. « Qu... Tu es sérieux ? » demanda-t-il alors sur un ton plus bas, se penchant légèrement vers son interlocuteur. Les sourcils froncés, il pensait à ce que tout ceci pouvait impliquer : la fin des combats, le retour au bercail, les retrouvailles avec les siens... Il secoua la tête pour chasser ces pensées heureuses de son esprit, il ne voulait pas trop espérer. Il grimaça, regrettant ce mouvement qui déclencha de nouveau la douleur sourde dans son crâne. « Attends, tu parles d'une rumeur. » réalisa-t-il alors soudainement, ce qui fit définitivement taire les braises d'espoir qui s'étaient attisées quelques secondes plus tôt. Dorran n'était pas du genre à accorder un quelconque crédit aux rumeurs, encore moins dans ce contexte. Cela faisait des siècles que les affrontements perduraient, qu'est-ce qui pourrait provoquer un tel revirement de situation ? Non, cette rumeur devait avoir été lancée par un guerrier particulièrement désespéré, un homme en mal de son pays.

Dorran retrouva sa mine renfrognée et grogna de désapprobation. Il trouvait cela plus cruel de propager une telle rumeur plutôt que de se murer dans les horreurs infinies de la guerre. Il plongea son regard dans celui de son visiteur et poussa un soupir résigné. « Ecoute, c'est sûrement des conneries, cette histoire de traité. » dit-il alors, ne voulant pas que son ami se retrouve à trop espérer un jour qui n'arriverait certainement jamais. « La vérité, c'est qu'on est coincé ici et qu'on va certainement y crever. » ne put-il s'empêcher d'ajouter, trahissant alors le mal-être qui le rongeait depuis déjà quelques temps. Dorran perdait espoir, coincé dans ce tourbillon de blessures et de gémissements de douleur.

 
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Ven 6 Avr - 1:31


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Il était rare que je me sente mal à l’aise dans une situation. Tout simplement parce que s’était le genre de choses qui n’arrivait que très rarement, voir même jamais. La dernière situation gênante que j’avais vécue, était mon dépucelage huit ans plus tôt. Mais cet instant-là, à devoir retirer le bandage de mon frère d’arme. Faisait partie de ces choses que je n’aimais pas faire. Je n’avais jamais eu des mains de guérisseurs. Elles étaient faites pour naviguer, travailler, tenir une arme ou encore blesser et tuer. Mais elles n’avaient rien de délicates. Et à voir les mimiques et autres rictus sur le visage de Dorran, la chose se confirmait encore une fois. Je prenais d’ailleurs une précaution toute particulière. Surtout lorsque le bandage opposait une résistance sur les endroits collés par le sang et autres choses autrefois liquide qui s’était mélangé au sang pour sécher. De souvenir, je n’avais même jamais pris autant de délicatesse pour dévêtir une femme. C’était dire à quel point j’avais l’homme en estime. Et pourtant je faisais partie de ce genre d’homme qui respectait les femmes, contrairement à bon nombre de pirate. En soit, ce n’étant pas la plaie la plus immonde que j’avais pu voir jusque-là durant ma courte vie. Mais je savais avec certitude, au vu des chairs aux extrémités, qu’il en garderait un souvenir à vie. Une bien belle cicatrice si les guérisseurs faisaient bien leur travail. J’essayais toujours de détendre l’atmosphère déjà bien lourde par les gémissements de douleurs des uns et des autres, qui me faisait tendre l’oreille comme une bête aux aguets.

Mon annonce avait retenu toute l’attention de mon ami, son œil valide me laissant entrevoir tout l’intérêt qu’il y portait ! Et quelque chose me disais que ce n’était pas le fait de savoir que nous étions dans une accalmie qui avait éveillé l’intérêt du jeune homme. Je venais reposer mes coudes sur mes genoux, entrecroisant mes doigts, le visage braqué sur le marin qui regardait autour de nous comme s’il allait me divulguer une confidence des plus importantes. « Qu... Tu es sérieux ? » Je plisse un peu le front devant presque tendre l’oreille pour entendre sa voix au milieu du bruit ambiant. Je ne l’avouerais surement pas, de pars ma position, mais aussi parce que cette position faisait de moi un exemple pour tous ses hommes. Mais moi aussi je rêvais de pouvoir rentrer. Pouvoir serrer ma sœur dans mes bras après tout ce temps passé loin des miens. Tout autant que ces hommes, je ne pensais qu’à une chose, retrouver la chaleur de mon foyer avec l’espérance de ne pas avoir perdu tout mon équipage dans ces batailles. « Attends, tu parles d'une rumeur. » Je sens la déception dans sa voix.   « Écoute, c'est sûrement des conneries, cette histoire de traité. La vérité, c'est qu'on est coincé ici et qu'on va certainement y crever. » Il semblait retrouver contenance, comme s’il venait d’avoir une hallucination et qu’à présent il retrouvait ses esprits. Je regardais l’ombre sombre qui passait dans les iris du marin. Mon cœur se serrait en voyant un mal que j’avais déjà sur d’autres hommes avant lui. J’avais beau être un guerrier, je n’étais pas sans sentiments. Et percevoir cette chose dans l’ombre d’un ami. Je ne m’y étais pas préparé.  Cela me ramenait à la dure réalité de cette guerre, de la vie… Même les hommes les plus forts, pouvait à un moment donné flancher.

J’inspirais un grand coup en me redressant, posant mes mains sur mes genoux à la place de mes coudes. Je regardais l’entrée de la tente. « Ça t’dirais d’prendre un peu l’air ? » Je regardais le marin, déjà prêts à me lever suivant sa réponse. Je me levais donc, et lui tendais mon bras pour l’aider à se lever. Je prenais son bras le plaçant sur mes épaules, le soutenant d’un bras autour de lui. Nous marchions à son rythme, prenant le temps qu’il faudrait du moment qu’il ne se faisait pas plus de mal.  Une fois au dehors de la tente, je le faisais s’asseoir sur une caisse retournée. Me redressant et étirant mon dos maintenant que j’étais soulagé de son poids. « L’air est quand même plus frais ici t’crois pas ? » J’avais le reflex de venir taper sur l’épaule de Dorran, pensant à la dernière minute aux conséquences, en réduisant considérablement l’effet en y mettant beaucoup moins de force. Je venais m’asseoir à ses côtés,  reprenant mon air sérieux de tout à l’heure. « C’pas une rumeur. » Je regardais ailleurs, comme si de rien n’était, comme si la conversation n’était pas revenue sur une rumeur. Très clairement, j’allais mentir à mon frère d’arme, mais si cela pouvait lui redonner un espoir, j’étais près courir le risque. « J’ai eu un message de Sarina, mais j’ai pour ordre de ne pas en parler jusqu’à ce que le rendez-vous soit fixer. » Je doutais qu’un jour Sarina puisse signer un tel traité, cela donnerait beaucoup plus de désavantage aux Orcitàns qu’autre chose. Mais en cet instant, il était surtout question du moral de l’un de mes hommes. Je dirais même plus, que cela dépendait de l’un de mes amis !
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« Ça t’dirais d’prendre un peu l’air ? » Sandor avait perçu la faille dans l'attitude du blessé. Il ne pouvait en être autrement, sinon pourquoi lui aurait-il proposé de sortir ? Dorran apprécia le soutien que lui offrit son ami et acquiesça d'un hochement de tête. Il profita également du capitaine pirate quand il lui fallut se lever et effectuer les quelques pas qui le mèneraient à l'extérieur. Cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait pas utilisé ses jambes, et ces dernières lui firent payer ce manque d'activité. Heureusement, Sandor était là pour lui faire office de béquille dans cette nouvelle épreuve.

Dorran ne savait même pas s'il était autorisé à s'éloigner de son couchage, mais peu lui importait. Il n'y avait pas de guérisseur dans les parages, et il comptait revenir de toute manière. Sandor le mena tout près de l'entrée de la tente des blessés, l'aidant à s'installer sur une caisse de bois. Le blessé savoura les quelques rayons de soleil qui caressaient son visage pâli par l'effort, ignorant les guerriers qui grimaçaient en passant devant lui à cause de sa blessure découverte. « L’air est quand même plus frais ici, t’crois pas ? » demanda alors Sandor, en venant claquer l'épaule du blessé. Le coup n'était pas fort, mais il fit tout de même grimacer le marin. Au moins son ami avait-il eu la présence de penser à diminuer sa force avant d'effectuer un tel geste !

Dorran prit une profonde inspiration et poussa un soupir de soulagement. Le pirate avait raison, il avait passé trop de temps dans les odeurs de macération et de décomposition. Le vent et l'odeur simple de la terre lui avaient manqués. « Ouais. C'est même pas comparable. » répondit-il avec un demi-sourire amusé collé aux lèvres. Son œil valide parcourut les alentours. Sandor avait dit vrai concernant la période de répit : le campement grouillait de guerriers désœuvrés. Dorran espérait que ces hommes auraient le temps de se remettre correctement des dernières batailles avant de devoir repartir sur le front... « C’pas une rumeur. » Les mots de Sandor claquèrent dans l'air comme un coup de fouet. Le marin tourna automatiquement la tête vers son frère d'armes, cherchant à capter son regard, mais ce dernier détournait les yeux. « J’ai eu un message de Sarina, mais j’ai pour ordre de ne pas en parler jusqu’à ce que le rendez-vous soit fixé. » ajouta-t-il aussi simplement qu'il aurait parlé de la pluie et du beau temps.

Le blessé demeura silencieux quelques instants. Pourquoi Sandor lui disait-il cela maintenant ? Pourquoi avoir menti sous la tente ? Dorran avait appris les liens qui unissaient le capitaine pirate à la gouverneure de Menethil, mais cela ne changeait rien pour lui. Ainsi, il commençait à se dire que cette histoire était plausible... Mais cela ne voulait pas pour autant dit qu'il ne subsistait pas d'autres obstacles à la signature de ce traité. « Je n'arrive pas à y croire. » finit-il par répondre d'un ton plat. Il se mit à fixer un point invisible devant lui, prenant le temps de digérer l'information. Malgré lui, son esprit se mit à réfléchir à vive allure, aggravant par la même occasion son mal de tête.

« Les combats ne sont pas terminés... Et s'il se passait quelque chose sur le champ de bataille qui faisait changer d'avis les chefs des clans ? » renchérit-il alors, tandis que ses sourcils commençaient à se froncer. Il ne pouvait pas y croire, il ne le voulait pas. Il n'avait pas l'intention de se montrer aussi pessimiste, mais une part de lui était simplement incapable de raviver la flamme de l'espoir. Cette rumeur était encore trop fragile pour qu'il puisse se permettre d'y croire. Tellement de choses pouvaient mal tourner entre cet instant et le jour où le traité serait signé ! « Et qu'est-ce qui les pousse à chercher la paix ? Assurément, tous les clans ne pourront pas y gagner. Pas nous. » D'après ce qu'il en savait, les Orcitàns étaient ceux qui avaient le plus à perdre dans cette guerre. Faire des compromis n'était pas dans leur nature, et Dorran n'envisageait donc pas de voir les différents gouverneurs de leurs cités signer ce traité.

Il avait envie de demander plus de détails à Sandor. Il voulait savoir ce que Sarina lui avait dit, mais il n'osa pas formuler sa question. Le pirate lui avait déjà dit qu'il n'était pas censé en parler. Il lui avait fait une faveur en lui révélant ces informations... Ah, comme cette situation le torturait ! Il se passa les mains sur le visage et grogna de douleur lorsqu'il toucha sa plaie. La situation avait réussi à lui faire oublier son état, l'espace d'un instant, à atténuer ses maux de crâne. Le contact de ses doigts sur la blessure fut cependant un cruel rappel à la réalité. L'endroit qu'il avait touché se mit à le brûler si violemment qu'il dut serrer les poings à faire blanchir ses phalanges. « Je ne sais pas, Sandor. Tu l'as dit toi-même, la date n'est même pas fixée. » Il s'était forcé à parler pour détourner son attention de la douleur physique. Il baissa le regard vers le sol, plus confus qu'il ne l'avait jamais été.

 
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Ven 6 Avr - 17:18


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« Je n'arrive pas à y croire. » Il fallait avouer que c’était une chose bien difficile à croire. Nous n’avions toujours connu que cela. Même les récits de nos anciens faisait déjà état de la grande guerre qui détruisait nos peuplent. Est-ce vraiment envisageable ? Sarina était-elle vraiment en train de penser à un traité de paix entre chaque clan pour enfin en finir ? Cette idée me semble irréalisable pour la simple raison que les Orcitàns ne vivaient que ce cela. Les pirates surtout ! Nous vivions des pillages sur les autres clans. C’était ainsi que nous avions fondé notre réputation et avions assis notre autorité. En pillant et tuant tout ce qui se trouvait sous les lames, derrière nos lances… Qu’allons-nous bien pouvoir faire si une telle chose devait arriver ? Allions nous nous piller entre nous ? Non… C’était une option inenvisageable. Le faire à d’autres était une chose. Mais nous ne nous traitions pas de cette façon. Cela allait à l’encontre de notre code d’honneur qui pourtant, n’était des plus évoluer. Mais le clan était le clan. Une chose sacrée à laquelle nous ne touchions pas. Parce que si nous venions à nous trahir et nous battre entre nous, qu’allions nous bien pouvoir faire face aux autres peuplent qui ne cherchaient que cela. En anéantir un pour avoir plus de puissance !  C’était la loi du plus fort, cela avait toujours été. Mais si nous faisions la paix, qui donc serait le plus fort ?

Je ne devais laisser entrevoir mes doutes aux yeux du marin. J’essayai justement de trouver un moyen pour dissiper les siens, pas de lui en rajouter une couche. « Les combats ne sont pas terminés... Et s'il se passait quelque chose sur le champ de bataille qui faisait changer d'avis les chefs des clans ? » Je ne pouvais pas lui donner tort sur ce raisonnement. Mais si un traité de paix était réellement en pour-parlé. Allaient-ils vraiment continuer à nous faire nous entre tuer pour nous stopper du jour au lendemain ? Si s’était moi, je stopperais les combats bien avant, et ce jusqu’à la signature, laissant pourtant les troupes sur places. Au cas où justement les choses se passaient mal. Et puis très sincèrement. S’il y avait un rassemblement des quatre clans, je serais de toute façon appelé pour assister aux festivités aux côtés de la gouverneure. Je n’imaginais pas une seule seconde Sarina faire une chose pareille, sans m’avoir à ses côtés. Sa confiance et son besoin de moi était une mince partie de la raison de ma présence ici. Parce qu’elle avait besoin de quelqu’un de confiance sur les champs de batailles. Mais même sans cela ! Je ne fais pas parti de ses hommes qui se planquent dans leur tour d’ivoire en attendant que les choses passent. Même si je dois mettre ma vie en danger ! « Là tout l’intérêt d’une pause. Si les hommes sont occupés à se reposer et soigner leurs blessures, ils s’assurent qui ait pas d’faux pas. » Dans le fond, cela se tiendrait et cela expliquerait pourquoi nous avons le droit a quelques jours de repos. « Et qu'est-ce qui les pousse à chercher la paix ? Assurément, tous les clans ne pourront pas y gagner. Pas nous. » Je me tords la bouche dans une grimace. Comme si le marin avait pu lire dans mes pensées un peu plus tôt. « Peut-être que comme tous ces hommes, ils sont lasse de nous envoyer nous entre tuer. » Je hausse les épaules, reposant mon regard sur la face la moins agréable à regarder de l’homme. Mais comme elle était aussi la seule à la portée de mon regard, je m’en accommodais. « Il est vrai que nous autres Orcitàns, avons surement plus à perdre dans cette paix, mais sous prétexte qu’il ne reste qu’un morceau d’pain dans ta main, tu vas le gaspiller dans une flaque de boue pour être sûr que personne d’autre que toi ne l’aura ? » La métaphore était peut-être mal choisie, mais l’essentiel, j’espérais qu’il la comprendrait ! Ou du moins qu’elle le ferait réfléchir.

Je regardais le visage de mon ami et surtout j’étais étonné de le voir porter ses mains à celui-ci. Le grognement s’arrachant aussitôt de sa gorge. Je le regardais muet. Pourquoi lui plus qu’un autre ? Parce que lui avait eu la possibilité de toucher mon âme tout en partageant certaines de mes convictions. Même maintenant dans cette discussion, ses remarques m’étaient pertinentes. Forçant à la réflexion. Il avait de l’esprit et j’aimais cela ! Il n’était pas juste des mains accrochés a des bras musclés. Il avait une tête et cherchait à s’en servir. Et s’était déjà bien plus que plus de la moitié des hommes de mon peuple qui avait l’habitude de réfléchir avec leurs attributs avant de passer à leur force. Et si tu aimais les femmes intelligentes, il en était de même pour les hommes. « Je ne sais pas, Sandor. Tu l'as dit toi-même, la date n'est même pas fixée. » Dorran me sort de mes pensées et je lève le menton tout en inspirant profondément. Levant les bras pour étirer ma colonne vertébrale. Le poids de mes épaules ayant trop reposé sur chacune de mes vertèbres endolories. « Je n’peux en dire plus sur une chose dont on ne m’a confié plus d’information. Mais soit sûr d’une chose. Si j'suis appelé auprès du Gouverneur, t’en s'rras l'premier informé. » Je m’en étais tellement convaincu, que je me prenais à présent à rêver moi aussi à cette rumeur. Le mensonge était aussi louable pour mon ami que pour moi. J’avais d’une certaine façon, besoin moi aussi de me dire que cela allait se finir un jour. Pourtant je ne pouvais me défaire de ce pressentiment. Cette pause ne nous était pas accordée pour rien…
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Dorran exprimait ses doutes et, un à un, Sandor les balayait du revers de la main. « Peut-être que comme tous ces hommes, ils sont las de nous envoyer nous entretuer. » Le marin esquissa un sourire amer en entendant ces mots. Voilà des générations que les clans se massacraient mutuellement, et les chefs seraient subitement envahis par un élan de culpabilité ? Non, il n'y croyait pas. Considérant le haussement d'épaules du pirate, ce dernier ne devait pas être très convaincu par cette hypothèse, lui non plus... Dorran secoua doucement la tête, résigné. « Il est vrai que nous autres Orcitàns, avons sûrement plus à perdre dans cette paix, mais sous prétexte qu’il ne reste qu’un morceau d’pain dans ta main, tu vas le gaspiller dans une flaque de boue pour être sûr que personne d’autre que toi ne l’aura ? » Dorran haussa un sourcil interrogateur. Il ne savait pas que son ami était si éloquent ! Enfin, il comprenait où ce dernier voulait en venir mais ne savait pas quoi répondre à cela. Il poussa donc un nouveau soupir, complètement perdu entre son envie de croire à cette folle rumeur et sa raison qui lui intimait de garder les pieds sur terre et de conserver son pessimisme.

Il opta pour la seconde option. « Je n’peux en dire plus sur une chose dont on ne m’a confié plus d’information. Mais soit sûr d’une chose. Si j'suis appelé auprès du Gouverneur, t’en s'ras l'premier informé. » lui promit alors le pirate. Dorran lui sourit, touché par ce geste. Là résidait la clef de leur problème : ils ne possédaient pas d'informations complémentaires et, le peu qu'ils savaient, il leur était impossible de le confirmer... Dorran s'éclaircit la voix, et planta ses coudes sur ses genoux, croisant ses doigts devant sa bouche. Il avait beau retourner la question dans tous les sens, il ne parvenait pas à trouver une solution satisfaisante. A part subir l'attente d'une potentielle nouvelle missive adressée à Sandor de la part de la gouverneure, ils étaient coincés. Condamnés là, au milieu de dizaines d'autres hommes qui devaient également avoir perdu tout espoir quant à l'issue de cette guerre. « Est-ce que tu devrais pas le dire aux autres ? » demanda-t-il alors subitement au capitaine. Il ne s'agissait là que d'une suggestion, Dorran ne se permettrait jamais de prendre la décision de dévoiler une information qui ne lui appartenait pas de divulguer à la place de son frère d'armes ! D'ailleurs, il ne savait pas si le fait de confirmer la rumeur aurait un effet vraiment bénéfique sur le moral des troupes ou si, au contraire, cela risquait de provoquer une vague de confusion parmi les guerriers...

« Oublie ça. » finit-il par ajouter après avoir pesé le pour et le contre. Leurs compagnons d'infortune ne tarderaient de toute façon pas à l'apprendre. Il prit une nouvelle inspiration profonde, appréciant l'atmosphère à l'extérieur de la tente des blessés et son air vicié. Il serait bientôt temps pour lui d'y retourner, cela dit. Il croisa le regard de Sandor et se demanda s'ils se reverraient bientôt, une fois cette conversation terminée. Après tout, les combats pouvaient reprendre à tout instant, et Dorran ne serait pas en mesure de se battre aux côtés du pirate avant encore quelques temps. L'homme ne s'était pas attendu à trouver une personne qui lui deviendrait si proche durant cette guerre, mais il s'estimait plutôt chanceux d'avoir pu nouer un tel lien avec son interlocuteur. « Qu'est-ce que tu ferais, toi, si cet enfer prenait vraiment fin ? » demanda-t-il tandis que le fil de ses pensées l'avait mené à imaginer à quoi pourrait ressembler une vie sans cette foutue guerre. A quoi ressemblerait son quotidien ? Où vivrait-il ? Autant de questions qui ne trouveraient jamais de réponses. En revanche, il était plus aisé d'imaginer un futur. Quelle serait la première chose qu'il aurait envie de faire en tant qu'homme libre, et non plus comme un guerrier Orcitàn ? Où aurait-il envie d'aller ? Les chemins des deux frères d'armes se croiseraient-ils à nouveau, une fois le front déserté par ses soldats ?

 
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Sam 7 Avr - 1:05


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J’arrivais presque à m’en convaincre moi-même, de cette paix. Que cela pouvait ne pas être qu’une simple rumeur. Le seul problème c’est que je n’en savais pas plus que la plupart des hommes autour de moi. Et je pouvais surement les compter sur les doigts d’une main, ceux auxquelles j’aurais autant tenté de les sortir de leurs idées noires. Même si je savais que tous ici, en avait plus ou moins besoin. Nous étions en guerre depuis tellement longtemps maintenant, que je me demandais ce qu’elle faire tous ces hommes si cela venait à se finir depuis, ou même dans plusieurs jours, voire même plusieurs lunes… Ces hommes étaient tous hantés par des cauchemars, par des blessures que personne d’autres que nous, pouvions comprendre. « Est-ce que tu devrais pas le dire aux autres ? » Je fronce les sourcils. Etais-je prêt à mentir à tant d’hommes ? Et si cela venait finalement à ne pas arriver et n’être effectivement qu’une rumeur de la part d’un homme désespéré ?  Je perdrais toute crédibilité auprès d’eux. Et surtout si cela revenait aux oreilles de Sarina. Qu’elle apprenne que j’avais parlé en son nom sans reçu d’ordre de sa part. Comment allait-elle réagir ? Est-ce qu’elle comprendrait que c’était simplement pour remotiver des troupes lasse de se battre ? « Oublie ça. » Je ne le montrais pas, mais j’étais soulagé de cette réponse. Mentir à un homme était une chose, mais mentir à toute une armée en été une autre. Je prenais déjà le risque de perdre la confiance de mon seul vrai ami sur le front. Alors perdre l’autorité sur tous mes hommes m’étais impensable. Mais voilà une chose dont je ne pouvais faire part à Dorran, puisque c’était à lui que je mentais. « Qu'est-ce que tu ferais, toi, si cet enfer prenait vraiment fin ? » Mon cœur s’était desserré à la seconde où il avait glissé l’idée d’un après dans mon esprit.

Si j’avais été un adepte des sourires, il en aurait surement eu un qui serait venu pointer le bout de son nez sur mon visage. Je levais le regard vers le ciel qui était d’un bleu éclatant aujourd’hui. Me rappelant la mer lorsque les jours étaient clément. C’était limpide pour moi. « Je récupérais mes hommes, ferais le plein de provision dans les cales de mon navire et je prendrais le large pour rester des mois en mer afin de ne plus reposer un pied au sol avant d’être sûr d’en avoir réellement envie, ou de devoir refaire les stocks… » J’étais né sur un bateau, j’y avais grandis c’était donc là qu’était ma vie. Et puis j’avais fait une overdose du plancher de vaches avec tout cela ! « Et toi alors l’ami, qu’est-ce que tu comptes faire ? Tu as une femme qui t’attends ? » Demandais-je curieux de connaitre un peu plus sur sa vie avant la guerre. S’il avait une femme, elle allait être ravie de le voir revenir avec une cicatrice de guerre. Bien que le plus important était surement qu’il rentre en vie. Une idée soudaine me piquait l’esprit et je regardais le marin et tournant mon visage dans sa direction. « Tu sais, l’invitation tient vraiment. Je suis sûr que j’peux t’trouver une place parmi mes hommes sur mon navire. Avoir un homme comme toi à mes côtés ferait surement de mon un capitaine chanceux ! » Un éclat de rire maladroit s’était élever dans ma gorge. Mais au moins il avait l’assurance que c’était des paroles sincères !
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Visiblement, Dorran n'aurait pas pu trouver de meilleur sujet de conversation que leur hypothétique avenir loin des affrontements. Sandor n'avait pas souri, mais son regard s'était aussitôt illuminé et la fougue avec laquelle il s'exprima montrait à quel point il avait hâte de voir ce jour arriver. Une part du marin était en admiration devant son frère d'armes et son discours. Le capitaine y avait déjà songé, il s'était projeté dans ce futur, il n'y avait pas d'autres explications au fait qu'il réponde aussi rapidement... Le blessé, lui, aurait eu besoin de plusieurs minutes pour s'imaginer loin du front. Cela lui semblait bien trop irréel, bien trop hors de portée. « Je récupérerais mes hommes, ferais le plein de provision dans les cales de mon navire et je prendrais le large pour rester des mois en mer afin de ne plus reposer un pied au sol avant d’être sûr d’en avoir réellement envie, ou de devoir refaire les stocks… » Sandor n'avait pas hésité une seconde en débitant ces paroles. Il était évident que sa place était sur les flots, et que cela lui manquait par dessus tout. Au fond, le marin enviait sa détermination, bien qu'il soit heureux de voir son ami si sûr de son destin.

« Et toi alors l’ami, qu’est-ce que tu comptes faire ? Tu as une femme qui t’attends ? » Ah, la question fatidique. Si Dorran avait haussé les épaules en entendant la première question, il fut surpris par la seconde. Il lança un regard un peu perdu à son interlocuteur : qu'est-ce qui pouvait le pousser à croire une telle chose ? Puis, trouvant l'idée particulièrement comique, il se mit à ricaner. Bien entendu, la douleur revint au galop à la minute même où il s'exécuta, ce qui le poussa à redevenir sérieux bien plus rapidement qu'il ne l'aurait voulu. Il s'éclaircit alors la voix, cherchant quoi répondre. A quoi pourrait ressembler une telle vie ? « Une femme ? Ah non, pas que je sache ! » commença-t-il par répondre sur un ton sarcastique. Il n'avait pas pris le temps de soigner ses amours depuis l'époque de l'adolescence et son début de vingtaine, aussi était-il certain que personne ne devait l'attendre au port de Menethil ou dans aucun autre. Enfin... Personne qui l'en ait prévenu, tout du moins ! Mais il y avait quand même le vieux pêcheur et sa femme. « Je reprendrai la mer aussi, j'imagine. » ajouta-t-il alors, visualisant les visages du couple qui l'avait élevé et qui lui avait enseigné l'art de la navigation et de l'astronomie.

Le blessé ne savait pas si ses mots avaient éveillé une pensée dans l'esprit de son interlocuteur ou si ce dernier y réfléchissait déjà depuis quelques temps, mais le pirate tourna subitement son regard vers lui. « Tu sais, l’invitation tient vraiment. Je suis sûr que j’peux t’trouver une place parmi mes hommes sur mon navire. Avoir un homme comme toi à mes côtés ferait sûrement de mon un capitaine chanceux ! » dit-il avant de se mettre à rire. Dorran ne sut pas quoi répondre. Il était touché par cette proposition, ne s'y attendant pas du tout, mais il s'agissait là d'une possibilité qu'il n'avait jamais envisagée. Alors, il sourit. Un sourire aussi gêné que le rire que venait de laisser échapper Sandor, mais qui était tout aussi sincère. « C'est une proposition que j'aurais sans doute acceptée de bon cœur... » débuta-t-il avant de visualiser à nouveau l'image du vieux couple, ce qui lui arracha un soupir. « ... Mais j'ai également des responsabilités qui m'attendent, si je rentre un jour de cette guerre. » Un sourire désolé vint étirer ses lèvres. Dorran espérait que le pirate ne lui en voudrait pas trop de décliner ainsi son offre.

Le regard du blessé retomba ensuite sur la tente nauséabonde qui l'abritait ces derniers jours et il ne put s'empêcher de grimacer. Il était temps pour lui de regagner son couchage et de renouveler le pansement qui aurait du lui enserrer le crâne. Soupirant avec résignation, il reporta son attention sur Sandor et lui tendit la main. « Je pense qu'il est temps pour moi d'y retourner... Un petit coup de main ? » Il prit de nouveau appui sur son frère d'armes et dut subir le calvaire du retour sous la tente. Lorsque le pirate l'abandonna sur sa couchette, Dorran était épuisé. Que cette guerre soit bientôt finie ou non, une chose était certaine : lui n'était pas du tout prêt à reprendre le cours de sa vie dans un état pareil.

 
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