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Qui de nous deux sera le plus dangereux ?



 
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 Qui de nous deux sera le plus dangereux ?

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Invité
Mar 27 Mar - 18:43

Il poussa un soupir et s’arrêta, levant la tête vers les rayons du soleil qui fusaient à travers les branches des arbres. Son grand corps épuisé se souleva au rythme d’une respiration volontairement ralentie comme s’il cherchait à calmer l’angoisse sourde qui pulsait en lui depuis plusieurs heures. Sa langue sèche passa sur ses lèvres et il soupira de nouveau avant d’ouvrir les yeux, observant le ciel – ou plutôt sa présence famélique au travers des feuillages denses.
La forêt semblait s’être épaissie et Ménélas savait que ce n’était pas une bonne idée…. Pas une bonne idée du tout. Sauf qu’il savait également que s’il ne coupait pas à travers cette portion de terre, il mettrait plusieurs heures – voire jours – pour parvenir à une côte proche d’une quelconque cité Orcitàn. S’il coupait par là, il économisait en forces ce qu’il perdait en sécurité : les risques de tomber sur un carnivore étaient bien réels mais il savait qu’il n’avait pas la constitution pour tenir sous le soleil pendant des heures sur la plage.
Il se dressait là, créature échouée au milieu de la verdure, véritable appel à la gourmandise pour n’importe quel prédateur et pourtant…. Son corps refusait de bouger. Faire un nouveau pas lui semblait impossible sur le moment : ses muscles étaient tétanisés par une langueur terrible qui semblait gagner en intensité au fil des heures.
Il s’était réveillé sur la plage, apparemment unique survivant de la tempête qui avait fait sombrer leur navire. S’il y avait eu d’autres réchappés, il ne les avait pas vu et n’avait aperçu aucune trace sur le sable fin, ce qui avait renforcé ses craintes. Il n’y avait même pas un seul reste de la coque ou des marchandises que transportait le navire : tout avait été englouti, avalé par un océan devenu furibond. Que lui-même en échappe relevait du miracle et il ne savait pas pourquoi les dieux des eaux lui avaient accordé cette chance, mais il se promettait de la leur rendre au centuple…. Si du moins il arrivait à rejoindre une cité. A vrai dire, il ne savait même pas où il était mais…. Quelque chose lui soufflait qu’il avait dérivé au nord, et que cette avancée de terre qui se profilait à l’horizon était la pointe de Tram, bien connue des Orcitàns. Une pointe qui serait terriblement longue à longer, et qu’il lui suffisait de couper : sur le moment, cela lui avait paru être la meilleure idée, mais désormais, il n’en était plus aussi sûr. Et s’il s’était trompé ? Et s’il avait dérivé bien plus au nord qu’il ne le croyait ?

Sa main serra davantage son bras gauche : une caisse s’était disloquée durant la tempête sur le navire et un morceau de bois avait percé le muscle, sans autre dommage. Il avait pu le retirer mais aussi mineure cette blessure soit-elle, elle semblait jouer sur sa langueur et sa paresse nouvelle. Il la ressentait bien plus douloureusement qu’avant d’ailleurs, maintenant qu’il s’attardait sur ce détail et un juron subtil lui échappa : même au pire des moments il n’arriverait pas à se lâcher totalement…
Volontairement il occulta de nouveau l’idée de sa blessure, essayant de se concentrer sur la végétation qui l’entourait. Etant donné la façon dont la courbe du soleil influait, il allait devoir se diriger davantage vers l’ouest de façon à ne pas perdre son objectif de vue. Si tenté est que cet objectif soit réalisable et qu’il….

Un bruit le fit se contracter aussitôt et il baissa son regard vers la végétation autour de lui, cherchant l’origine. Ses yeux se plissèrent mais il resta debout, droit face à l’adversité : sans doute avait-il vécu trop longtemps le dos courbé pour réagir autrement.
S’il s’agissait d’un prédateur, il n’aurait aucune chance, alors… Pourquoi fuir ? En cas contraire, il risquerait moins de choses et n’aurait pas non plus besoin de prendre ses jambes à son cou.
Sauf que la créature qui surgit de derrière les grandes palmes n’était ni un prédateur ni un herbivore… Et il s’agissait sans doute là d’un danger encore pire que tous les autres parce qu’à voir ses armes – et celles de ses compagnons qui le suivaient – il ne s’agissait pas d’un habitant natif d’Exodia.

Ménélas ne cilla pas. Il resta droit, sa main gauche tenant son bras et il dévisagea de haut les créatures qui s’approchaient : à défaut de pouvoir leur résister longtemps, il ne leur ferait pas le plaisir d’avoir peur.
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Jeu 29 Mar - 23:10



Qui de nous deux sera le plus dangereux ?
Qui de nous deux inspire l'autre...
Exodia, si différente et si semblable à la fois à la Terre. Tout ici a un parfum hypnotique, enivrant comme un poisson que l'on sait mauvais mais qu'on ne peut s'empêcher de sentir et de goûter encore et encore. Cette planète indomptable que nous avons longtemps pensé pouvoir conquérir peut autant être un enfer qu'un paradis et cela nous l'avons cruellement découvert dés notre arrivée ! J'ai toujours sincèrement pensé que les hommes seuls étaient maître de leur destin. Je crois sincèrement que rien est écrit, ni dans les astres, ni dans les cartes et encore moins dans les lignes des mains ! Oui, pour un type qui est né à Vegas je ne suis pas superstitieux pour un sous, joueur oui, je le suis mais je ne joue que si je sais d'avance que je peux gagner ! Je suis maître de ma vie, de mon univers, de mon monde, ainsi que de mes décisions et même si mon peuple et moi même vivons quelques heures sombres depuis notre débarquement sur cette planète, je crois sincèrement que nous sommes capable d'inverser la vapeur et de trouver notre place ici et cela même si la guerre semble pour le moment inéluctable.

L'expédition que je mène à la recherche de nourriture avance difficilement dans cette épaisse forêt faite de lianes, de ronces et d'arbres gigantesques ! La nature semble avoir son regard braqué sur nous scrutant nos moindres fait et gestes dans l'attentes d'une faute de nos parts qui nous mènera à la mort ! Pourquoi tout est toujours si compliqué ici ? Un petit vent frais et bienfaisant se fait soudainement sentir et disparaît presque instantanément s'envolant haut dans les hautes branches des arbres que mon regard azur suit instinctivement. Je soupire alors en levant la tête. Malgré l'ombre des haut arbres, la chaleurs ici est lourde et pesante. Ce courant d'air même éphémère fut bien agréable je dois bien l'admettre. Malgré la fatigue que mes hommes et moi ressentons, nous continuons d'avancer. Nous devons rapporter de la nourriture au camp. Non pas que nous manquions déjà de vivres, mais je refuse d'être éternellement dépendant de l'Exodus pour tous nous nourrir ! Nous vivons à présent sur le sol de cette planète et tant que les plantations que nous avons faites au camp ne donneront pas de fruits et de légumes dignes de ce nom, nous devrons vivre du fruit de nos cueillette. Les botaniste nous ont conseillés certaines plantes et c'est alors que je m'apprête à en cueillir une que j’aperçois juste en face de moi qu'un bruit de pas et des craquements de branches que l'on piétine attire mon attention.

Je fait alors signe à mes hommes de rester sur leur garde. Il est hors de question qu'un de ses dinosaures carnivores qui vivent ici ne fasse de nous son repas ! S'il a faim, il n'a cas bouffer du natif ! Et s'il pouvait au passage faire une indigestion en les croquants moi ça m’irait très bien ! "Restez sur vos gardes ! Et faites attentions où vous mettez les pieds. Je ne sais pas ce que c'est, mais je préfère le voir avant qu'il ne nous voit." Nous avançons donc en douceur vers le bruit et là, nous ne tombons pas sur un animal féroce, mais sur un natif qui vue son état ne semble pas au mieux de sa forme.

Voilà, c'est notre chance d'en capturer un et de peut-être avoir enfin une arme pour négocier ne serait-ce qu'une entrevue avec un des chefs pour discuter de la paix, ou d'un moyen de cohabiter en bonne entente ? Ouais, vue leur tempérament belliqueux ça ne semble pas gagné, mais au pire nous pourrons toujours le garder prisonnier et l'obliger à nous révéler des choses sur les siens qui seraient à notre avantage en cas de conflit durable entre nous et les natifs ! Sortant alors des arbres derrières lesquels mes hommes et moi observions en silence l'homme, je me positionne  directement devant lui.

L'homme est grand, les cheveux roux et les yeux bleus encore vif et perçants et cela malgré les blessures qu'il semble avoir. Il n'a pas du tout l'allure des natifs qui s'en prennent habituellement à nous. Ses vêtements sont différents. Les siens ont l'air plus travaillés et raffinés que ceux des barbares des forêts qui nous pourrissent la vie depuis des mois ! Malgré sa tenue négligé et déchiré, l'homme face à moi ne manque ni d'allure ni de prestance. Je le regarde alors de plus près et apercevant sa main sur son bras blessé je plisse les yeux et je lui dis d'un ton légèrement sarcastique : "J'ai l'impression que votre journée n'a pas été très bonne mon vieux et je peux vous assurez que ça ne va pas s'arranger."

La chance viens peut-être bien de tourner ! Je l'espère en tout cas car je commence sérieusement à en avoir ras le bol des revers de fortune que l'on subit ici depuis notre arrivée ! "Les présentation sont inutile. J'imagine que vous savez qui nous sommes non ?" Je le pousse ensuite en avant pour l'obliger à avancer en tête de cortège. "Je vous en pris ouvrez nous le chemin."
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Ven 30 Mar - 19:06

De toutes les créatures possibles et inimaginables qu’il était possible de croiser sur Exodus, il avait fallu qu’il tombe sur celles-ci ! Décidément la chance l’avait abandonné et se jouait de lui : il y avait sans doute là une ironie qu’il avait du mal à saisir, mais il ne se laisserait pas abattre pour autant. Après tout, il était un Orcitàn et ils ne baissaient jamais la tête devant la tempête, mais l’accueillaient au contraire en riant. Celle-ci de tempête avait des yeux sombres et une allure de guerrier ayant déjà subi quelques rixes mouvementées, mais elle ne paraissait guère plus impressionnante que cela maintenant qu’il la voyait de plus près.
Bien au contraire…
Ménélas ne baissa pas le regard, pas même vers l’arme que ce sauvage tenait en main comme s’il se croyait désormais invincible, et se contenta de toiser l’homme avec la même arrogance qui parfois agaçait ses interlocuteurs. Tout juste haussa-t-il un sourcil en découvrant qu’ils parlaient la même langue et qu’apparemment, ces créatures étaient bel et bien dotées d’un cerveau et d’une intelligence tout juste primaire. Au pire étaient-il l’équivalent des hommes des bois, au mieux celui des hommes du désert que Ménélas avait toujours observer avec curiosité, mais rien de bien folichon. Et qui appelait-il « vieux » ? Vivaient-ils donc si peu de temps sur leur planète pour se considérer lui-même comme un ancêtre, au vu du peu d’années qui devaient les séparer ?
La curiosité innée de Ménélas se réveilla mais il s’appliqua à la réfréner du mieux qu’il put, continuant d’observer l’individu avec morgue.

- Ah bon ?
Juste ça, lâché avec l’arrogance des gens de l’élite qui pensent déjà tout savoir et tout connaître, cette même arrogance qu’il avait hérité de son père et qu’il était la seule chose qu’il avait accepté de sa part. Si l’autre comprit la pique, il ne la releva pas et s’approcha aussitôt pour le forcer à avancer, plutôt brusque dans ses manières d’être. Les Orcitàns étaient loin d’être un peu de nobliaux à cheval sur les manières, bien au contraire, mais Ménélas avait été élevé dans une ville où la politesse et le savoir-vivre faisaient souvent la différence entre les gens intéressants… et le reste du bas-peuple.

Il catégorisa aussitôt l’individu, qui se dessinait comme étant le chef du petit groupe, et se mit à avancer en soupirant, sans pouvoir retenir les mots qui lui sautèrent aux lèvres :
- Bien sûr que je sais qui vous êtes. L’intégralité d’Exodia sait qui vous êtes. Les dinosaures eux-mêmes savent qui vous êtes ! Tous admirent votre discrétion et votre subtilité….

Ne pouvant retenir un petit sourire malgré sa situation plus que précaire et sa fatigue évidente, Ménélas ajouta en levant les yeux vers le haut feuillage :
- Et où allons-nous donc ? Parce que je prenais le chemin du retour et je doute qu’une telle escorte améliore ma réputation.
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Mer 4 Avr - 21:30



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Qui de nous deux inspire l'autre...
C'est surement la chose qui me frappe le plus chez les gens de cette planète. Quoi qu'il arrive, ils restent fier et droit ! D'ailleurs c'est aussi une de mes philosophie ne jamais ni baisser la tête ni le regard et encore face à l'ennemi ! L'homme en face de moi ne fait semble t'il pas exception. Droit et fier, il ne baisse pas le regard et cela même lorsque j'appuie mon arme sur sa poitrine. Quel arrogance tout de même ! Je pense qu'il ne se doute pas une seule minute de ce qui l'attend une fois rentrer au camp. Si il pense atterrir dans un quatre étoiles, le pauvre sera bien déçu. Il n'est pas déplaisant à regarder, je dois bien l'admettre, en d'autre circonstances j'aurais surement pris plaisir à le chouchouter et pourquoi pas même en découvrir plus que ce qu'il ne montre de lui actuellement ? Beaucoup plus même... Mais hélas les choses sont ceux qu'elle sont et ce n'est pas prêt de changer.

Il a l'air si surpris de mes mots, que soudainement je pense un instant qu'il ne parle pas ma langue, mais lorsqu'il me lâche un "Ah bon" avec un ton aussi arrogant que son attitude tout entière, je comprends qu'il ne s'agit pas de cela. Puis je ris lorsqu'il me dit savoir qui nous sommes et que apparemment tout Exodia le sait vue la discrétion dont nous faisons preuve depuis notre arrivée. "Désolé pour le bruit lors de notre arrivée, mais se retrouver nez à nez avec un Tyrannosaure affamé dés nos premier pas sur cette planète n'aide pas vraiment à la dites discrétion. Et quel est votre excuse à vous pour avoir piétiner avec autant de hargne toutes les branches et brindilles de cette forêts ?" Ajout-ai je avec un brin d'ironie au charmant roux qui nous accompagne. J'aurais pu laisser couler sa petite pique bien évidemment, mais non, je ne suis pas de ces hommes là !

Il me sourit à présent en coin en me demandant où il doit aller, et qu'à part le chemin de retour chez lui, il n'avait pas envisager un autre chemin. Je souris alors à mon tour en le gratifiant de mon regard pétillant et d'un sourire un brin séducteur. Je ne sais pas pourquoi je fais ça, mais c'est plus fort que moi. "Nous allons vers notre camp. Contentez vous de marcher tout droit et je vous dirais quand tourner."

Nous marchons depuis quelques longues minutes quand au loin le ciel se noircie de nuages. Le vent se lève peu de temps après. Merde ! Pourquoi lorsque la chance commence enfin à tourner la poisse nous retombe dessus ? Je me retourne alors en soupirant vers notre prisonnier. "Vous semblez être chanceux monsieur le petit malin. Vous allez semble t'il bénéficier d'une nuit de plus de liberté ! Une tempête semble arriver et je préfère être à l'abris dans une grotte lorsqu'elle nous atteindra. Justement une grotte est toute proche. Tourner un peu sur votre droite, puis tout droit et nous y serons d'ici quelques mètres."    
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Mar 10 Avr - 12:29

Ce fut plus fort que lui : il esquissa un grand sourire ravi quand l’étranger lui parla de l’accueil tyranosaurien auquel ils avaient eu droit. Il n’aimait pas se réjouir du malheur des autres, mais après tout, une grande partie d’Exodus détestait déjà ces étrangers et il sentait que la suite allait se compliquer pour lui s’il restait avec eux, alors autant se mettre dans le bain dès maintenant.
Il se contenta par contre de hausser les épaules à la remarque qui suivit sur sa propre discrétion, réveillant la douleur sourde de son bras se faisant : les Orcitàns étaient nés pour vivre sur l’eau et non pas sur la terre ferme, il n’y avait donc là aucune honte pour lui de ne pas avoir su correctement géré son errance depuis le naufrage. Au contraire, c’était même plus que cohérent, mais l’étranger ne pouvait pas le savoir. Et c’est là que Ménélas mesura à quel point ils étaient dépourvus de tout sur Exodus : aucune connaissance, aucun savoir et aucune prédisposition pour survivre dans leur monde. Ils ne feraient pas long feu… Autant ne pas trop s’habituer à leur présence.
Le menton légèrement relevé en signe d’arrogance, il avança comme demandé, sachant pertinemment que de toute façon, il ne pourrait guère faire autrement. Il ne connaissait rien aux objets qu’ils portaient comme des armes, mais s’ils les portaient autant en avant, c’était qu’ils devaient être efficaces et il n’était pas franchement décidé à les tester pour l’instant. Non, tout ce à quoi il aspirait, c’était…

Un soupir lui échappa, imperceptible.
Du repos. Il avait besoin de repos. De boire. De manger quelque chose. Et d’arrêter la douleur lancinante dans son bras, de plus en plus agaçante.
Il avait besoin d’être à Menethil. D’être sur un navire. Loin de ces étrangers. L’escapade était suffisante, il voulait juste rentrer et oublier qu’il n’était décidément pas un homme de terrain, et peut-être un peu de ce lâche que son père avait tant méprisé autrefois. Juste un peu. Juste une fois, alors que la fatigue et les ennuis s’accumulaient.

Et comme pour l’accabler un peu plus, le ciel se couvrit, le soleil disparut aussi vite qu’il en avait l’habitude quand ils étaient trop proches des côtes, et Ménélas comprit que les ennuis ne faisaient que commencer. Il savait gérer une tempête sur un navire, il était né avec cela dans le sang, mais sur terre… Il ne savait absolument pas ce qu’il fallait faire. A Ménéthil, il y avait leurs demeures solides. Sur un navire, on acceptait que la pluie cingle la peau et que le vent remplisse violemment les poumons.
Mais sur terre, en pleine jungle, que devait-on faire exactement ?

Il aurait presque pu passer à côté de la remarque ironique du salopard qui restait derrière lui comme pour s’assurer qu’il ne s’enfuit pas, et releva un sourcil dédaigneux au « petit malin » : il n’avait encore vu et Ménélas se promit de lui faire comprendre avant la fin de cette épuisante journée que s’il voulait jouer au plus con, ils allaient être deux. Et qu’il avait trouvé un adversaire à sa taille !
- Il semblerait que nous n’ayons pas le même sens du mot liberté, répondit-il laconiquement comme s’il se parlait à lui-même.  
Mais il suivit les indications données sans broncher, admettant intérieurement qu’à défaut d’être très intelligent, cet étranger savait peut-être mieux que lui comment évoluer sur la terre ferme.
La grotte les attendait au bout du chemin, à peine dévoilée derrière de grands branchages qui la cachaient à moitié. L’obscurité du lieu le fit frémir et il s’arrêta, relevant la tête vers la gueule béante et sinistre.
- Vous êtes sûr qu’elle n’est pas habitée, votre grotte ?
Avec la chance qu’il trimballait depuis quelques jours, il y avait de quoi douter après tout.
Mais les hommes semblaient s’impatienter derrière lui et certains avancèrent, pressés de se mettre à l’abri. Sans doute agacé par son comportement hautain, l’un d’eux fit mine de le prendre par le bras pour le faire avancer, ce même bras blessé qui l’élançait de plus en plus. La réaction de Ménélas ne se fit pas attendre : il pivota brusquement et frappa l’individu du plat de la paume sur son torse, le repoussant en sifflant agressivement.
- Ne me touchez pas !
Il était fatigué, épuisé nerveusement et après tout, si un de ces imbéciles avait envie de se frotter à lui ce soir, il était presque prêt à lui rendre la vie impossible !
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Ven 20 Avr - 23:36



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Le prisonnier est tout même assez docile malgré son attitude de prince de l'arrogance ! Quel drôle de type tout même. Il a vraiment l'air de se foutre de moi, mais j'imagine que lorsque  nous serons arrivée au camp il ravalera son sourire et son arrogance ! L'arrogance est sans nul doute le pire des défauts que l'homme possède et c'est d'ailleurs le pire des défauts que je possède moi même. Le savoir est une chose, arrivée à cacher ma vraie nature, à la refouler au plus profond de moi ça, s'en est une autre. Oh et puis après tout, pourquoi cacher ma vraie nature ? La seule personne pour qui j'aurais pu le faire est à présent morte alors je ne vois pas de raison de me forcer à être une personne que je ne suis pas !

L'homme qui est à présent notre prisonnier semble fatigué et cela malgré qu'il essaye tant bien que mal de le cacher. J'imagine que c'est son orgueil qui le tient encore debout surtout vue ses blessures. D'ailleurs il tient bien souvent son bras. J'imagine que nous serons sans doute obliger de le soigner une fois au camp ? Nous ne sommes pas des sauvages comme le peuple qui habite cette planète, en tant qu'être civilisés, nous nous devons de montrer l'exemple en la matière. J'apprécie de plus en plus la compagnie de cet homme et malgré moi j'arrive même à sourire de ses petites piques.

Nous arrivons à présent à l'entrée de la grotte. Mon cher invité forcé me demande alors si je suis sur que la grotte n'est pas habitée. "J'imagine qu'on sera vite fixé." Dis je en le poussant ensuite à l’intérieur de la grotte sombre."Alors, la voie est elle libre ?" Je ris ensuite légèrement en entrant à sa suite. "Cette grotte est vide je le sais donc inutile de jouer les fillettes et avancez." L'homme ne semblant pas être assez rapide aux yeux de mes hommes, l'un d'eux lui attrapa soudainement son bras blessé. Le prisonnier hurle alors un ne me touchez pas ! Je repousse alors mon subordonné en prenant ensuite le bras encore valide du prisonnier avec précaution en allumant ma torche droit devant nous pour nous ouvrir le chemin. Un tas de rochers et de pierres nous fait à présent face. "Posez votre jolie petit cul ici et ne jouez pas au héros vue votre état et le temps dehors vous ne serez que perdant." Je l'aide ensuite à s'assoir, puis je m'adresse à mes hommes : "Messieurs, placez moi un périmètre de sécurité autour de la grotte je ne veux pas avoir de visiteurs surprise durant la nuit, puis allez également nous chercher du bois avant que la pluie ne tombe et qu'il soit inutilisable." La nuit promet d'être longue.

Quelques minutes plu tard, mes hommes reviennent avec du bois sec juste à temps avant que le déluge ne s'abatte sur la forêt. J'allume un feu, puis je sors de l'eau et quelques rations de mon sac. "Si vous me dites votre nom, je vous en offre et comme je suis un type sympas, il se pourrait même que je permette à mon médecin de regarder votre blessure."  Je lui tends ensuite une de mes barres protéinés que je suis prêt à ramener vers moi s'il ne ne me donne pas au moins son foutu nom ! Le feu qui éclaire d'orangé la grotte brûle fort maintenant et palpite au rythme du tonnerre et de la pluie qui s'abat sur la forêt depuis quelques minutes à présent rendant la jungle plus sombre encore que la grotte où nous sommes réfugiés.


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