lienlien
Bienvenue sur Exodus !

❝I'm just a symbol to remind you that there's more to see❞ × Asmund&Dorran



 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Bienvenue,

le forum est à nouveau ouvert.

 

 ❝I'm just a symbol to remind you that there's more to see❞ × Asmund&Dorran

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
₪ Aventures : 123
₪ Emploi : Homme à tout faire

Feuille de survie
₪ Inventaire:
Sam 24 Mar - 17:49



i'm just a product of the system of catastrophe
Tournoi des 4 champions - 2e édition.

C'était le deuxième jour du tournoi, et Dorran venait de se faire éliminer. Ce n'était pas si mal, en soi, au moins se trouvait-il dans la bonne moitié des participants, celle qui n'avait pas perdu dès le premier tour, mais sa défaite lui restait tout de même en travers de la gorge. L'Orcitàn avait décidé de participer cette année, bien qu'il ne comprenait pas vraiment l'intérêt de ces nouvelles règles pour empêcher la mort des combattants... Si les guerriers se portaient volontaire pour se prendre de méchants coups trois jours durant, c'est qu'ils acceptaient la possibilité d'y rester, non ? En tout cas, Dorran s'était inscrit à ce tournoi car, depuis maintenant deux ans, il n'avait pas d'autre moyen d'exulter sa colère. Il pouvait se jeter corps et âme dans le travail, cela ne changeait rien : la guerre était toujours là, toujours aussi vivace dans son esprit, toujours présente dans ses rêves ensanglantés. Le jeune homme ne souhaitait pas voir les affrontements reprendre. Tout ce qu'il voulait, c'était un moyen de combler le vide que l'événement avait laissé en lui, il cherchait une façon de reprendre le contrôle de sa vie et de se débarrasser de ces images qui le hantaient au quotidien.

Quoi qu'il en soit, c'était fini pour lui. Demain, il irait certainement admirer le spectacle des derniers concurrents en lice, espérant que ce soit quelqu'un de son clan qui remporte le trophée. Mais, pour l'heure, il était accoudé à l'un des nombreux bars ambulants qui entouraient l'arène, dans la zone consacrée aux autres festivités et aux commerçants venus profiter du grand rassemblement. Après avoir quitté l'arène, il était allé se débarbouiller rapidement du sang et de la poussière qui collait à sa peau et ses vêtements. Puis, trop grincheux pour observer l'issue des autres combats du jour, il avait entrepris de flâner dans les allées formées par les étals de marchands et les échoppes de nourriture. Il avait trouvé son bonheur dans ce bar, décidant de noyer sa déception dans l'alcool. L'établissement était apparemment tenu par un membre du clan Kàvalii qui proposait plusieurs recettes de Danheimen plus ou moins fermenté et aromatisés d'autres plantes. C'était parfait pour soigner l'égo de Dorran.

L'échoppe était plutôt fréquentée, mais cela n'empêchait pas le jeune homme de repousser celles et ceux qui tentaient de converser avec lui : il n'était tout simplement pas d'humeur. « Un autre ! » beugla-t-il en faisant claquer le gobelet en danheim sur le bois du bar pour attirer l'attention du tenancier. Il n'en était qu'à son deuxième verre, ce qui était loin de lui suffire pour brouiller son esprit. Tandis que l'on remplissait de nouveau son verre, des clameurs se firent entendre à l'extérieur. La mort n'était peut-être pas autorisée au cours du tournoi, mais ce joyeux bordel qui encerclait l'arène donnait lieu à des situations pour le moins cocasses. Les honnêtes gens des quatre clans n'étaient pas les seuls à arpenter ce terrain neutre : certains dissidents étaient là aussi. Ils n'avaient pas le droit de concourir, bien sûr, mais personne ne pouvait les chasser d'une terre qui n'appartenait officiellement à aucun clan, et puis... S'ils avaient de quoi payer, ils étaient les bienvenus pour contribuer à l'économie locale durant ces trois jours. Un autre facteur de chaos était la forte affluence pour l'événement : les marchands devaient composer avec les petits malins qui se fondaient dans la foule pour voler sur les étals, les artistes Rajàhor et autres troupes de spectacles devaient veiller à ce que certains spectateurs éméchés ne s'en prennent pas à leurs danseuses, les pires ennemis pouvaient se croiser au détour d'une allée à tout moment... Bref, le rassemblement était aussi tumultueux qu'il se voulait pacifique et fédérateur.

Dans un coin du bar, des rires gras retentirent. Dorran tourna la tête dans la direction du bruit, par simple curiosité. Un groupe de Trikana célébrait joyeusement on ne savait quelle bonne nouvelle, rien de bien intéressant. Cependant, lorsque l'Orcitàn bougea de nouveau pour reporter son attention sur le fond de son verre, son regard se posa sur l'encadrement de la porte, et il suspendit sons geste. Là, venant d'entrer dans le bar de fortune, se tenait un homme pour qui il nourrissait une rancœur sans nom, un guerrier ennemi qu'il avait bien souvent souhaité tuer mais qui demeurait désormais hors d'atteinte à présent que le traité de paix était signé... Sous peine de déclencher une nouvelle guerre inter-clanique.
code by bat'phanie




( start over, start over )
She said "If we're gonna make this work, you gotta let me inside even though it hurts. Don't hide the broken parts that I need to see"


Dernière édition par Dorran le Dim 1 Avr - 18:32, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Dim 25 Mar - 17:16



i'm just a product of the system of catastrophe
Tournoi des 4 champions - 2e édition.

Asmund était épuisé.
La respiration saccadée par le rythme effréné du dernier combat. Dans sa poitrine son cœur battait toujours à une incroyable cadence. Un grognement s’échappait d’entre ses lèvres tandis qu’entre ses dents serrées s’échappaient des jurons de déception. Depuis deux longues journées, les différents membres de clans vivaient au rythme du Tournoi des quatre champions. La guerre était terminée depuis deux longues années mais l’écho des plaintes résonnait encore à travers l’ensemble de la planète. Le fracas des lames sonnaient toujours le début de la journée tandis qu’encore trop souvent le ciel se teintait d’une vive couleur rouge avant que le soleil ne disparaisse laissant place à l’obscurité. Les cicatrices qui arpentaient à présent son corps resteraient définitivement comme un témoignage du sang ayant abreuvé pendant de trop longues années les relations entre les différents clans. Etrange manière de célébrer la paix que d’envoyer plusieurs guerriers s’affronter dans les règles de l’art au sein d’une arène neutre. Entourés par une innombrable foule n’ayant eu que trop longtemps le goût du sang au coin des lèvres. Les minutes s’étaient longuement écoulées avant qu’il ne traîne sa carcasse  abîmée parmi les étals des différents commerçants. Son esprit était hanté par sa tragique erreur l’ayant fait éliminer du tournoi face à l’impitoyable guerrier trikanien. Une faute d’inattention comme celle-ci lui aurait offert une magnifique tombe en l’espace d’un simple clignement d’œil. Un simple geste suffit à l’impressionnant guerrier pour lancer un dinnens dans la main d’un commerçant après s’être emparé du plus beau Danheim de sa caisse. A son esprit, la guerre n’avait jamais réellement pris fin malgré le traité de paix signé par les quatre leaders des différents peuples de la planète. Les images des corps ensanglantés sur les champs de batailles apparaissaient encore à ses yeux. Les hurlements virils des assauts et charges résonnaient encore dans ses tympans. Dans ses rêves, il ressentait cette ivresse du combat lorsque sa lame transperçait de part en part son ennemi. A son réveil, un puissant sentiment de culpabilité l’accablait et un sentiment profond de honte s’emparait de son esprit. Il en était persuadé, et jamais il n’en démoderait, la paix instaurée parmi les civilisations était éphémère… A son plus grand regret.

Un regard noir se plantait en direction de la table à seulement quelques mètres de lui. Les rires gras, joyeux et festifs d’un groupe de trikana lui montaient aux oreilles. Dans leurs yeux, le fier kàvalii pouvait très clairement lire qu’ils jouissaient de son élimination par l’un d’entre eux avant que le plus costaud à l’impressionnante cicatrice sur la mâchoire ne lance son coude dans les cotes de son camarade. Les deux levèrent leurs godets de cervoises en sas direction avant de faire claquer ceux-ci sur la table. L’échoppe était extrêmement fréquentée en cette fin de deuxième journée. Dans quelques heures, les affrontements reprendraient de plus belle lorsque la nuit se sera levée au dessus de l’arène. La table dans le coin opposé aux trikanas était entourée par un groupe de kàvalii qui l’observait silencieusement. Là, en face de lui, accoudé lourdement sur le comptoir de l’établissement de fortune. Il était immobile le fixant dans l’encadrement de la porte. Un homme qui n’avait d’égal avec lui que sa rancœur et son envie de voir mourir. Ses poings se serrés doucement plongeant son regard dans celui de l’homme à la cicatrice. Il ressentait psychologiquement la vive douleur qu’il avait subie lorsque son doigt s’était séparé du reste de sa main lors de leur dernière rencontre. Le kàvalii le savait. A l’intérieur du bar se trouvait très certainement des hommes Orcitàn prêt à bondir sur lui s’il se lançait dans un énième affrontement avec le tatoué. Il savait pertinemment que les kàvalii présent dans l’établissement étaient aussi prêt à bondir lames en main. Une raideur s’emparait de sa nuque tandis qu’il avançait lentement en direction de l’homme. S’il touchait à un seul de ses cheveux, une nouvelle guerre déchirerait les différents clans de la planète.
A croire que l’ensemble de l’établissement connaissait la haine qui unissait les deux guerriers. L’ambiance était soudainement devenue pesante et lourde d’une forte émotion. Les conversations étaient subitement devenues des messes basses et les regards se tournaient dans la direction des deux hommes à seulement quelques pas d’écart. Un seul pied de travers et l’ambiance de l’établissement vireraient en un véritable bain de sang. Le revers de son énorme main passait au coin de ses lèvres dégageant les dernières traces de sang séché avant de planter lourdement ses coudes dans le comptoir. A la gauche de son pire meilleur ennemi. Les yeux rivés sur le godet de Danheim entre les mains de l’Orcitàn. Il avait grandement besoin d’alcool pour se remettre des deux intenses journées d’affrontement dans l’arène. Une bouteille entière ne suffirait pas à étancher sa soif. Une soif de vengeance à l’encontre de l’homme a ses côtés. Il ne détournait pas le regard vers son visage lorsqu’il attrapait de sa main amputée d’un doigt le godet que lui claquait devant le nez le patron kàvalii. « Laisse la bouteille Selvik. » Sans un autre mot, il avalait son verre cul sec s’en servant un autre dans la foulée. Le regard droit devant lui lourdement planter dans le comptoir et ne prêtant aucunement attention à son ennemi. « Jolie cicatrice. Orcitàn. Une chance pour ton œil. »

code by bat'phanie

Revenir en haut Aller en bas
avatar
₪ Aventures : 123
₪ Emploi : Homme à tout faire

Feuille de survie
₪ Inventaire:
Dim 25 Mar - 20:37



i'm just a product of the system of catastrophe
Tournoi des 4 champions - 2e édition.

La tension était palpable. La haine que les deux hommes se vouaient mutuellement était-elle si évidente que cela ? Les tablées aux alentours ne riaient plus si fort, les conversations avaient baissé d'un ton... Était-ce vraiment en train de se produire ou bien la colère de Dorran à l'égard du nouveau venu lui mettait-elle des œillères ? Le combattant n'en savait rien et il n'en avait que faire. Il serra le bol en danheim entre ses mains, tentant d'évacuer la rage pour s'empêcher de bondir sur ses pieds et se ruer sur son ennemi. La dernière fois qu'ils s'étaient croisés, c'était sur un champ de bataille. Comme pour leurs précédentes rencontres, l'Orcitàn n'était pas parvenu à venir à bout du Kàvaliien, mais il avait emporté avec lui un souvenir du montagnard... Secrètement, Dorran avait espéré ne jamais le recroiser, que cet homme soit mort quelque part au combat avant que le traité ne soit signé. Visiblement, tel n'était pas le cas.

Après un long moment passé à se toiser mutuellement, Dorran parvint à détourner le regard. Cela lui demanda une énorme maîtrise de soi mais il parvint à garder le contrôle et à pivoter pour faire de nouveau face au bar. Il fixa un point invisible sur le mur d'en face, tandis qu'il pouvait voir l'autre se mouvoir aux confins de son champ de vision. Le marin serrait la mâchoire. Il engloutit le fond de son verre d'une traite et, lorsqu'il le reposa sur le bois du bar, il eut la mauvaise surprise de constater que le montagnard était toujours là. Pire, il était venu s'asseoir sur le siège d'à côté et prétendait ne pas le voir, tout comme Dorran prétendait être seul. « Laisse la bouteille, Selvik. » L'Orcitàn s'efforça de ne pas réagir. Est-ce qu'il comptait lui payer à boire, à présent qu'il ne pouvait plus le tuer ? Ce serait bien digne d'un Kàvaliien... Et complètement dénué de sens. Ignorant son voisin et peu importe quelles intensions il pouvait avoir, Dorran réclama une nouvelle d'alcool. Peut-être devrait-il lui aussi réclamer une bouteille ? Non. L'autre croirait sûrement qu'il suivait son exemple, et c'était bien la dernière chose que le marin souhaitait faire !

« Jolie cicatrice. Orcitàn. Une chance pour ton œil. » Dorran sentit ses mains trembler de rage. Il poussa un long soupir qui se termina en grognement, histoire d'évacuer la colère. Bien sûr, son ennemi était là pour le provoquer. Ce n'était pas anodin d'évoquer la cicatrice qui barrait sa figure, surtout sachant que c'était précisément l'homme assis à sa gauche qui en était l'auteur. Le marin hésita quelques instants : allait-il répondre ? Allait-il prétendre que le montagnard n'existait pas ? La vraie question était : laquelle de ces deux options risquait le plus d'horripiler son ennemi ? « On ne peut pas en dire autant de ton doigt. » finit-il par répondre avec sarcasme. L'Orcitàn regrettait presque de ne pas avoir gardé le petit souvenir qu'il avait tranché. S'il s'en était fait un collier, il aurait pu narguer le montagnard en cet instant en exhibant son macabre trophée sous son nez. Cette pensée fit sourire le marin, un rictus qu'il dissimula derrière le godet qu'il porta une nouvelle fois à ses lèvres.

« Alors comme ça, tu espérais devenir le grand champion ? » renchérit-il, incapable de retenir ses paroles une minute de plus. La raillerie transparaissait dans chacun de ses mots, montrant à quel point il trouvait cette idée ridicule. L'amertume d'avoir lui aussi perdu aujourd'hui semblait s'être envolée, remplacée par l'aversion qu'il vouait à son voisin. Un sourire narquois étirait ses lèvres, bien qu'il se refusait toujours à tourner la tête en direction du montagnard. Il ne voulait pas croiser son regard, il était encore trop tôt pour cela. Dorran n'était pas certain de parvenir à se contrôler si jamais cela devait se produire. Ainsi, il laissa échapper un léger rire, secoua la tête, et but une autre gorgée. Quelle ironie, vraiment, de se retrouver ici ensemble, incapables de régler leurs comptes une bonne fois pour toutes ! Les dieux leur envoyaient-ils un signe ? Et qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ? L'Orcitàn n'en avait foutrement aucune idée ! En tout cas, si la tension demeurait palpable dans la salle alentour, les conversations semblaient avoir repris leurs cours. Ce n'était toujours pas aussi animé qu'auparavant, cela dit, et Dorran pouvait sentir quelques regards inquiets glisser dans leur direction. Les deux ennemis semblaient être parvenus à créer l'illusion, visiblement, à faire avaler à tous ces gens qu'ils se contentaient de bavarder bien gentiment et que l'un comme l'autre ne risquait pas d'exploser à tout moment.
code by bat'phanie




( start over, start over )
She said "If we're gonna make this work, you gotta let me inside even though it hurts. Don't hide the broken parts that I need to see"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Lun 26 Mar - 19:19



i'm just a product of the system of catastrophe
Tournoi des 4 champions - 2e édition.

Au coin de ses lèvres, succinctement, apparaissait un léger sourire narquois. Son imposante main noircie par la terre et la poussière passait dans sa barbe. L’extrémité de ses doigts effleurant les cicatrices qui se dissimulaient sous celle-çi. Dans son dos, le guerrier kàvalii pouvait sentir des regards insistants à l’intention des deux hommes côtes à côtes. Intelligemment, il n’avait aucune intention de croiser le regard de ceux-ci avant de ne pas envenimer la situation déjà passablement sous tension. Un rictus sonore s’échappait d’entre ses lèvres avant qu’il ne claque son godet en danheim sur le comptoir avalant une nouvelle fois d’une seule gorgée son contenu. Le liquide liquoreux lui apaisait sa gorge irritée par la poussière de l’arène. Il pouvait sentir son corps réagir relâchant une sensation de bien être. Son regard n’avait pas sourcillé et ne présentait aucune réelle émotion. Sa respiration était calme et son cœur battait à un rythme régulier. Le revers de sa main passait dans sa moustache avant qu’il n’enfonce les coudes de manière aussi brutale et virile que possible dans le comptoir. La guerre ne lui avait pas laissé que des séquelles physiques largement visible sur l’ensemble de son corps. A l’intérieur de son esprit se bousculaient de nombreuses images lorsque la nuit prenait possession de la planète. Il revoyait les rivières de sang qui abreuvaient en abondance les terres fertiles. Les innombrables tombes creusés parmi lesquels ses compagnons d’armes rendaient un dernier hommage aux guerrier ayant perdu la bataille.
Il revoyait les océans agités par la tristesse de mère nature. Les flammes qui dévastaient les villages et les villes après la violence des affrontements. Le guerrier se réveillait avec les échos de l’agonie et la violence résonant encore à travers les montagnes de son peuple. Qu’importe le thème prédominant de ses courtes nuits agitées par ces images. Il n’y avait qu’un point commun entre ses rêves et ses cauchemars. Le visage de l’Orcitàn à sa gauche ne disparaissait pas de son esprit emplit par la colère et la vengeance. Le kàvalii ne pouvait compter le nombre de fois où sa lame avait réussi à entailler la chair de son pire ennemi. Impossible pour lui de se souvenir du nombre de fois où il avait senti sa lame pénétrer sa chair. Les rencontres furent trop nombreuses entre les deux hommes. A chacune d’entre elles, la haine atteignait des sommets d’une violence extrême. « On ne peut pas en dire autant de ton doigt. » Sa main entaillée par la lame de l’Orcitàn se serrait instinctivement, le regard se posant sur le morceau de son corps manquant à l’appel.

Il s’en était fait la promesse. Un jour viendras où il tuerais cet homme d’un seul mouvement de lame. Son regard plongeant dans les yeux de l’Orcitàn qui perdraient alors lentement leurs lueurs. La sensation poisseuse et collante de son sang se répandant sur les mains du kàvalii qui se dessineraient alors des peintures de guerre avec celui de son ennemi juré. Si ce scénario ne se produisait pas alors il périrait dans la honte et le déshonneur entre les mains de l’Orcitàn. Le brun inspirait silencieusement remplissant a nouveau son verre d’alcool. Aujourd’hui, il n’avait eu que faire de cette stupide célébration des quatre clans de la terre. Il avait observer les différents combats de sous les tribunes principales. Les yeux rivés sur l’Orcitàn et son parcours. Se voir déclarer le grand vainqueur du tournoi des 4 champions n’avait que peu d’intérêt cette année. Il avait appris l’inscription de Dorran quelques heures avant le début du tournoi. Au fond de lui, il espérait simplement pouvoir affronter l’homme dans ce qui serait l’ultime affrontement. Les règles pacifiques de ces joutes n’auraient eu d’importance que l’égo de cet homme. « J’espérais surtout mettre la main sur toi. » Dans une profonde inspiration, il détournait finalement son regard sur celui-ci plongeant ses yeux dans les siens. Il le défiait sans ménagement serrant le poing autour de son verre en coquille de danheim. Un sourire narquois clairement visible au coin de ses lèvres sous sa barbe.
Autour d’eux, la vie semblait s’être interrompue subitement tandis qu’il entendait des chaises raclés sur le sol de la taverne éphémère. Les messes basses et les chuchotements avaient disparus dans l’ambiance qui régnait à l’extérieur. Les discutions n’existaient plus et Asmund pouvait sentir les doigts effleurer les manches des couteaux acérés comme des crocs. Il n’avait aucune idée de ce que les dieux avaient décidé pour eux mais s’ils lui offraient aujourd’hui la chance de réclamer vengeance et d’obtenir justice par le sang. Il la saisirait sans la moindre hésitation. Les gouttes de sueurs qui perlaient sur le crâne chauve de Selvik pouvaient se ressentir jusque dans sa nuque. La main serrée fermement autour de son verre tandis que l’autre s’emparait lentement de la bouteille. A nouveau, un rictus s’échappait d’entre ses lèvres tandis qu’il remplissait l’écuelle de son pire ennemi après s’être remis un autre verre d’alcool. Un léger clin d’œil agitait l’une de ses paupières tandis qu’il portait sa propre écuelle à ses lèvres claquant celle-ci sur le comptoir. Son regard soutenant toujours celui de l’homme à la cicatrice. « Par la barbe de Nilvar ! » Il hurlait a travers la pièce détournant son visage ainsi que son regard vers la pièce. Un grognement narquois s’échappant d’entre ses lèvres à l’intention de son interlocuteur. « Je t’ai connu plus en forme… »


code by bat'phanie

Revenir en haut Aller en bas
avatar
₪ Aventures : 123
₪ Emploi : Homme à tout faire

Feuille de survie
₪ Inventaire:
Mar 27 Mar - 22:46



i'm just a product of the system of catastrophe
Tournoi des 4 champions - 2e édition.

L'Orcitàn avait voulu se montrer insultant et railleur avec sa remarque sur le championnat, mais il dut avouer que la réponse du Kàvaliien le prit de court. « J’espérais surtout mettre la main sur toi. » Il ne s'était pas attendu à tant de franchise de la part de son ennemi. Mais, après tout, s'ils se haïssaient jusqu'au plus profond de leurs os, ils s'étaient toujours montrés honnêtes l'un envers l'autre, sur le champ de bataille. Pas dans les mots, bien sûr, ils n'avaient jamais pris le temps de bavarder jusqu'à aujourd'hui, mais dans leurs combats. Pendant la guerre, un soldat ne pouvait pas tricher... Du moins, pas un soldat de la trempe de ces deux hommes. Ils n'étaient pas des calculateurs, ils croyaient plutôt à la force brute et au destin. En un sens, ils se ressemblaient bien plus qu'ils ne voulaient l'admettre, et c'était ces valeurs qu'ils partageaient qui les avaient menés sur le chemin de la compétition, puis de la haine. C'était comme viscéral, prenant Dorran aux tripes quand il repensait à ces années de sang et de larmes, à ce goût métallique de sang et d'inachevé dans sa bouche quand il avait vu le montagnard pousser la porte de l'échoppe. C'était perturbant de se retrouver à présent assis à côté de lui, sans autres armes que leur conversation.

Leurs regards se croisèrent enfin, après ces longues minutes passées à s'ignorer. Dorran serra la mâchoire. Le sourire narquois du montagnard, il avait envie de lui faire ravaler à coup d'écuelle en bois dans la face. Il n'en fit rien, conscient du climat de tension qui régnait autour d'eux. Chaque personne dans cette lugubre taverne semblait prête à en découdre, même ceux qui n'appartenaient pas aux camps respectifs des deux guerriers. Le sang appelait le sang, visiblement, et peut-être les deux hommes n'étaient pas les seuls à ne pas être tout à fait sortis de cette guerre, deux ans après avoir signé le traité de paix. Quoi qu'il en fût, l'Orcitàn ne répondait pas et ne bougeait pas, concentrant toutes ses forces dans sa tentative de ne pas perdre le contrôle. Ne pas exploser. Ne pas être le premier à attaquer, devant tant de témoins. Le marin se contentait de soutenir le regard de son ennemi : il ne serait pas le premier à baisser les yeux. Sans rompre le contact, l'autre remplit son verre, puis celui du marin. Dorran arqua un sourcil interrogateur : le montagnard cherchait-il à faire la paix ? Cela ne lui ressemblait pas du tout...

« Par la barbe de Nilvar ! Je t’ai connu plus en forme… » ajouta-t-il, visiblement perturbé par l'absence de réaction de son interlocuteur. Ce fut au tour de Dorran de rire. Il s'enorgueillit de ne pas avoir été le premier à avoir rompu le contact visuel et, tandis que le Kàvaliien se donnait en spectacle pour le reste de l'assemblée, il pivota de nouveau face au bar. Dédaignant ceux qui semblaient prêter une grande attention à leur duo, il vida d'un trait le verre de danheimen. « Intéressant. Tu me cherches dans l'arène. Tu t'inquiètes pour moi. Je te manquais donc tant que cela, Kàvaliien ? » rétorqua-t-il subitement, les effets de l'alcool commençant doucement à se faire sentir. Il avait beau se moquer, il avait lui aussi pensé à son ennemi juré quand il s'était inscrit au concours. Il ne savait pas s'il était là ou non, ni même s'il avait participé l'année précédente. Il s'était simplement dit que cela aurait été un endroit adéquat pour mettre fin à leur querelle, mettre fin à la vie de l'un d'eux... Mais ils n'avaient pas eu cette occasion. Lorsque Dorran avait remarqué le fait que le montagnard concourrait, il était déjà trop tard : les combats étaient engagés et ils ne se trouvaient pas dans le même groupe pour les affrontements préliminaires. Il en avait été de même aujourd'hui, à croire qu'ils rivalisaient de malchance.

Sans demander son avis au montagnard, l'Orcitàn se saisit de la bouteille et remplit de nouveau son verre. Il ne prit pas la peine de servir l'homme à sa gauche, en revanche. A nouveau, il vida le récipient d'un trait. Il le remplit encore et poussa la bouteille pratiquement vide vers son ennemi. Fixant le mur, il pouvait voir le tavernier du coin de l’œil. Ce dernier faisait semblant de ressuyer ses gobelets crasseux tout en les surveillant à distance. Cette crainte fit naître un sourire narquois sur les lèvres du marin. C'était bien digne d'un Kàvaliien. « Une autre bouteille ! » réclama-t-il en beuglant de sa voix grave. Lorsque le tenancier s'exécuta, Dorran se saisit du récipient et le plaça entre le guerrier et lui. Puis, il but une nouvelle fois le contenu de son verre et s'essuya la bouche du revers de la main. Il faisait rouler l'objet de bois entre ses doigts lorsqu'il reprit la parole. « Je dois avouer que ton clan n'est pas mauvais pour distiller le danheimen. »
code by bat'phanie




( start over, start over )
She said "If we're gonna make this work, you gotta let me inside even though it hurts. Don't hide the broken parts that I need to see"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Dim 1 Avr - 13:40



i'm just a product of the system of catastrophe
Tournoi des 4 champions - 2e édition.

Son énorme main abîmée par les affrontements passait lentement dans sa barbe. Les coudes fermement plantés dans le comptoir en bois de l’établissement. Il n’eut besoin que de quelques secondes pour que son regard ne devienne soudainement plus dur et sombre à l’encontre de l’Orcitàn. Ses yeux se posaient sur ses mains se refermant autour de sa bouteille afin de s’en servir un nouveau verre. Lentement et profondément, le montagnard inspirait s’emparant à son tour de celle-ci pour s’en servir un grand verre dans l’un des gobelets miteux du patron. Un sourire étrange s’affichait au coin de ses lèvres tandis qu’il fixait droit devant lui lançant le reste de l’alcool dans le fond de son gosier. Le marin a ses côtés, il avait un grand respect pour son audace et sa force au combat mais il le détestait pour être l’un des hommes les plus arrogants qu’il n’a jamais croisé de sa pauvre existence. Au fond de lui, il sentait la colère bouillir et l’envie de refermer ses mains sur la gorge de l’homme s’emparait de ses doigts qu’il serrait et desserrait de manière frénétique avant de s’emparer la bouteille de l’homme. Il répondait à ses provocations, il rentrait dans son jeu et il ne serait qu’une question de temps avant que la situation ne s’envenime. A nouveau, il laissait couler le liquide alcoolisé dans son verre déposant lourdement la bouteille entre les deux. Son regard se fixait droit devant lui lorsqu’il balançait a nouveau d’un seul trait le contenu de son gobelet dans le fond de sa gorge.

« Ne change pas de sujet, Dorran. Le privilège de t’ôter la vie me reviens de droit, Orcitàn » Le barbu lâchait ses mots entre ses dents serrées. L’intonation de sa voix s’était durcie et son regard exprimait tout son amour envers son compagnon de beuverie. Au coin de l’œil, il observait le tenancier continuer de faire semblant de nettoyer ses écuelles. Si l’homme restait à cette place précise au bout du comptoir, il en avait l’intime conviction, c’est qu’il se préparait à la pire des éventualités. Asmund le savait très bien. Il n’est pas rare de voir des patrons d’établissements s’armer chez le forgeron du village. Un évènement comme celui-ci malgré ses revendications pacifiques ne fait pas exception à ce sentiment d’insécurité ressenti par certains d’entre eux lorsque plusieurs anciens ennemis se croisent au sein de leur échoppe. Il s’envoyait a nouveau un gobelet de danheimen dans le cornet, l’alcool commençant a enivré ses sens et ses pensées. Aujourd’hui dans la vingtaine, le montagnard n’avait pas eu d’autres vie que celle des champs de bataille. La paix il ne l’avait pas réellement désirée mais il devait s’en accorder. Le grand sage avait pris sa décision et le traité avait été signé par les différents clans. Dans un léger rictus, il sentait sa nuque se raidir. Pourquoi cette putain de mort n’avait elle pas eu envie de lui. Quelle était la raison qui le poussait à devoir affronter ce nouveau monde. Cette transition étrange entre la guerre et la paix absolue. « Ne me manque plus jamais de respect, Orcitàn… La ligne entre guerre et paix reste très fine… » Il désignait la bouteille vide du menton s’emparant de celle du marin avec un air de défi dans ses gestes.

code by bat'phanie

Revenir en haut Aller en bas
avatar
₪ Aventures : 123
₪ Emploi : Homme à tout faire

Feuille de survie
₪ Inventaire:
Dim 1 Avr - 17:45



i'm just a product of the system of catastrophe
Tournoi des 4 champions - 2e édition.

Il avait franchi une limite avec ses paroles, le marin pouvait le voir dans l'attitude de son ennemi. Si la tension était présente depuis le début de leur échange, elle venait d'augmenter d'un cran avec la provocation de l'Orcitàn. Le regard sombre qu'affichait désormais le montagnard, la crispation de ses poings... Autant d'indices montrant que Dorran avait touché une corde sensible. Une part de l'ancien guerrier était fier de lui pour être parvenu à un tel résultat, tandis qu'une autre part lui conseillait de faire attention. Aller trop loin se solderait par un affrontement physique et, entre ces deux-là, cela ne pouvait aboutir qu'à un unique résultat : la mort de l'un d'entre eux... Ce qui, par effet d'enchaînement, donnerait naissance à une nouvelle guerre des clans, à peine deux ans après la fin de la première. L'Orcitàn avait beau haïr le Kàvaliien du plus profond de son être, il ne tenait pas à provoquer un tel événement. La guerre lui avait laissé un tel souvenir qu'il ne souhaitait cela à personne, même si cela signifiait qu'il ne pourrait jamais obtenir la vengeance à laquelle il aspirait tant.

« Ne change pas de sujet, Dorran. Le privilège de t’ôter la vie me revient de droit, Orcitàn. » énonça froidement le montagnard. Le fait qu'il emploie son prénom fit tiquer le marin. Il grimaça et poussa un léger soupir avant de vider le contenu de son verre. Si l'ancien combattant avait encore du mal à s'accommoder à sa nouvelle vie loin du champ de bataille, cela semblait encore pire pour son ennemi juré. L'entendre prononcer ce genre de phrase donnait presque envie à Dorran de réconforter celui qu'il exécrait plus que tout... En un sens, il avait pitié du Kàvaliien. Ressentir cela pour le montagnard laissa un goût amer dans la bouche du marin, qui grogna. Quelle humiliation ! Il se tourna vers son voisin, ayant perdu toute envie de rire ou de boire après une telle prise de conscience. « Tout comme il m'appartient de prendre la tienne. » répondit-il alors à voix basse, pour que son ennemi soit le seul à l'entendre. Il avait plongé le regard dans celui d'Asmund au moment de prononcer ces paroles. Ce n'était pas de la provocation non, plutôt une promesse, un pacte qu'ils scellaient en cet instant et qui les liait bien plus profondément que les deux hommes pouvaient être liés à leur entourage. Ces deux-là se connaissaient, comme on reconnaissait son reflet dans une flaque d'eau boueuse. Dorran n'aurait pas pu être plus sérieux qu'en cet instant, il pensait chacun de ces mots, posant son ennemi sur un pied d'égalité sans détour ni raillerie, sans volonté de le rabaisser. Dans cette phrase paraissait l'estime qu'il lui portait en dépit de tout ce qui les séparait, de leur passé commun et de l'animosité qui subsisterait certainement à jamais entre eux. « Ne me manque plus jamais de respect, Orcitàn... La ligne entre guerre et paix reste très fine... » renchérit le Kàvaliien en ignorant la réponse du marin. Ce dernier ne s'en formalisa pas : de toute manière, il n'attendait rien et ne voyait pas ce qu'il y avait de plus à ajouter à ce sujet.

Dorran haussa les épaules tandis que son voisin s'emparait de la bouteille de danheimen. Il ne l'avait pas commandée pour la garder pour lui, à vrai dire... Asmund avait visiblement mal interprété ses actes en prenant ceci pour un manque de respect. Que cette erreur soit due à la bêtise naturelle du montagnard ou à cause de la colère qui le déstabilisait trop, l'Orcitàn n'en avait cure. Il fit un geste du menton pour inviter son ennemi à se servir, tandis que lui-même gardait son écuelle de bois serrée entre ses doigts. Quel comble de dessaouler aussi rapidement et d'avoir perdu l'envie de boire juste après avoir commandé une nouvelle bouteille ! Cela lui faisait mal de penser qu'il venait, en quelque sorte, de faire un cadeau à cet homme qu'il haïssant tant. Il observa l'autre homme boire pendant quelques instants, laissant le silence s'installer tandis qu'il réfléchissait. Dorran pesait le pour et le contre quant à la tournure qu'il voulait donner à cette discussion. Finalement, il se dit qu'il n'avait rien à perdre et, dans un haussement d'épaules, reprit la parole. « La question serait de savoir si cette guerre prendra réellement fin un jour pour nous. » dit-il simplement en accompagnant son discours d'un geste de la main balayant la salle. Il ne voulait pas uniquement désigner leur duo, mais bien tous les soldats encore marqués par les affrontement et qui étaient actuellement présents dans l'échoppe miteuse. Il poussa un soupir las et fit racler son tabouret sur le sol de bois en repoussant de ses bras le bar. Il se leva, déposa de quoi payer ses consommations sur le comptoir de bois, et regarda de nouveau son plus grand adversaire. « Jusqu'à ce que l'un de nous deux vienne réclamer son droit, je compte bien faire en sorte d'en finir avec tout ceci. Garde la bouteille. » ajouta-t-il alors, sur le même ton calme mais qui laissait entendre sa résignation. Peut-être donnait-il l'impression de baisser les bras, mais ce n'était pas le cas : l'homme se préparait à affronter une nouvelle bataille pour mettre un terme aux cauchemars qui le hantaient toutes les nuits et tenter de retrouver une place dans ce monde.
code by bat'phanie




( start over, start over )
She said "If we're gonna make this work, you gotta let me inside even though it hurts. Don't hide the broken parts that I need to see"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Dim 1 Avr - 18:42

RP TERMINE
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Revenir en haut Aller en bas
 
❝I'm just a symbol to remind you that there's more to see❞ × Asmund&Dorran
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» remind me how it feels to hear your voice ✿ dylan
» [WIP] Blood Axes - Les peaux rouge du Desert !
» L'organisation Hellsing!
» Personnages - les cendres de Middenheim
» Les conspirations d'Ordec

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Exodus :: Zone morte :: Archives :: RPS Terminés-
Sauter vers: